Jeudi 25 mars 2010 à 7:59

Anecdotes

La terre, le soleil, la lune sont apparus, puis les végétaux sur la terre. Que va t'il se passer maintenant ?

http://lancien.cowblog.fr/images/Divers/genese1.jpg


La troupe d'élite de la Barbie sacrée traquait la moindre déviation de pensée. Il y avait même une loi qui obligeait tous les habitants de ce monde au nom de paradis, à penser au moins une fois par heure « La Barbie Sacrée est ma déesse, je la vénère et me plie à ses lois et ses désirs. ». Les lois se multipliaient et les révolutionnaires avec. Un jour la haine éclata, un des habitants du paradis démoniaque lança une pensée tellement forte que même les occupants de la surface l'entendirent.

    Ce cris télépathique était plein de rage et de désespoir, celui qui le poussa reste inconnu, il fut reprit par une foule d'ornithorynques en colère, et toutes les haines ravalées jusque là furent scandées haut et fort par le peuple du paradis barbesque. Seuls les fanatiques de la Barbie Sacrée ne reprirent pas la phrase qui résonnait comme un chant de guerre. Cette phrase unique telle une lame s'enfonça dans l'esprit de la Barbie Sacrée. Son peuple criait « À mort la Barbie Sacrée », que penser de cet affront, tout dans son esprit était confus, qu'allait-elle faire de tous ces traîtres?

    Dans une vague de rage, mêlée à une terreur sans nom, elle expédia presque les trois quarts de son peuple à la surface. Mais elle ne les envoya pas sous forme de végétaux, elle était dans une telle rage qu'elle créa des créatures, il y en avait des milliers de sorte, mais toutes tuaient pour se nourrir, certaines des plantes, d'autre les autres créatures, parfois même celles de leur propre espèce. Toutes étaient violentes et impitoyables. Elles avaient perdu leurs pouvoirs télépathiques, elles communiquaient par des grognements, des cris, des odeurs ou des gestes, elles ne réfléchissaient plus, elle agissaient selon leur instinct. Elle ne voulaient pas vivre mais survivre.

    C'est alors que la paix du paradis slan fut brisée, les animaux débarquèrent.

    La Terre plongea alors dans une période de violence, où la loi du plus fort était la seule en vigueur. Mais les slans étaient toujours présents, ils agirent. Ils apprirent aux animaux à se contenter du minimum, à être raisonnables, mais cela pris du temps, car les anciens ornithorynques avaient perdus leur intelligence. Mais les rangs des slans doublèrent, car dans sa précipitation et sa colère aveugle, la Barbie Sacrée avait oublié une centaine de révolutionnaires. Ainsi l'équilibre fut conservé, malgré les actes de violence perpétrés partout dans ce monde.

    Cet équilibre précaire dura cinq millénaires, durant lesquels les slans avaient beaucoup à faire pour gérer le nombre d'individus par espèces. C'était un énorme travail pour les slans, qui se répartirent à travers le monde pour accomplir leur tâche. Gob voyagea tout autour du monde durant cette période; ainsi il pouvait aider tous ses disciples. C'est ainsi qu'il découvrit parmi les créatures arrivé sur cette Terre des ornithorynques animaux. Ils étaient deux fois plus petits que les slans et donc les ornithorynques du paradis barbesque, ils mesuraient entre quarante et soixante centimètres, alors que les slans, rappelons le, mesurent entre un mètre vingt et un mètre soixante.

    Pendant ce temps là dans l'enfer de la Barbie Sacrée tout allait bien. Il ne restait que les fanatiques qui adulaient la déesse, ils récupéraient les âmes des animaux morts, dont certaines se réincarnaient en ornithorynques qui devenaient eux aussi des adeptes de l'idéologie de la divinité. En effet ces êtres n'ayant rien connut d'autre ne pouvaient se rebeller, ils pensaient que c'était le seul système au monde (est ce qu'ils le pensaient, j'en doute, mais en tout cas on leur disaient de penser ça donc ils obéissaient) et ne connaissaient même pas le mot liberté, ni l'existence du monde extérieur.

    Elle avait donc la dictature parfaite, personne n'avait de personnalité, d'envie, de rêve, le seul but de tous était de servir leur déesse. Pas un seul n'avait de désir personnel, tous étaient unis autour de leur idole. La Barbie comblée par sa réussite, ne changea plus les lois de son paradis. Pendant ces cinq millénaires elle se contenta de son bonheur, sans chercher à compliquer les choses. Puis un jour alors qu'elle s'ennuyait, elle décida d'aller faire un tour à la surface. Elle débarqua en terre slan, mais tous étaient occupés au quatre coins du monde, seul Gob qui était revenu pour voir comment se portait leur quartier général, l'aperçut. Il se déroba à son regard et l'observa.

    La Barbie n'en revenait pas, malgré l'absence totale de lois et de règles, le monde de Gob était dans une harmonie totale. Elle n'aurait jamais pu imaginer que le monde soit comme ça, elle le trouvait presque beau, la mélodie qui se dégageait de chaque élément collait pleinement avec le rythme de la vie de chaque habitant. Elle ne pouvait laisser faire cela.
    C'est alors que Gob lui apparut et d'une voix grave et puissante il laissa échapper ces quelques mots:
    « Alors, grande Barbie Sacrée, reine des ornithorynques et du paradis inférieur, voyez ce que nous avons fait de l'enfer au quel vous nous avez condamné. Ici tout le monde est à sa place, chaque brin d'herbe, chaque insecte, chaque élément se sent chez lui.
    - Vous ne pouvez pas être heureux ici, répliqua la Barbie Sacrée, votre peuple n'est constitué que de lâches, de rebelles, de traîtres et d'infidèles.
    - Aucun de nous n'est infidèle, objecta Gob, nous prions chaque jours votre image dans l'espoir d'être acceptés et reconnus comme innocents. Nous ne sommes pas des traîtres, nous sommes juste libres et chacun de nous possède à présent un libre arbitre qui manquait cruellement dans votre royaume. Nous ne sommes pas des rebelles, ici personne ne se plaint, chaque slan oeuvre du mieux qu'il peut pour que tout le monde soit égal, ainsi personne n'a besoin de se rebeller. Surtout, aucun de nous n'est lâche, notre sort nous l'acceptons, notre paradis fut détruit par les animaux qui apportèrent la violence et la peur, mais nous ne nourrissons aucune rancune envers eux, nous acceptons notre sort et affrontons chaque épreuves.
    - Le bonheur est impossible ici, les slans sont immortels et télépathes, les végétaux sont télépathes aussi, alors que les animaux n'ont rien. La jalousie doit régner, les pouvoirs sont mal répartis.
    - Ce n'est aucunement le cas. Les slans restent discrets aux yeux des animaux, ils ont su persuader les végétaux que la mortalité était une chance. Les animaux, eux, ne pensent pas, ils ne font que ressentir, ils ne sont que sentiments purs et vivent l'instant présent. Il se fichent de savoir s'il y a des êtres plus heureux, ils cherchent juste à construire son propre bonheur sans se soucier des autres. Les seuls qui peuvent être jaloux sont les slans, surtout jaloux des animaux, car l'inconscience est tellement apaisante que lorsqu'un dur labeur nous attend, on souhaiterait être un simple animal.
    - Je ne laisserais pas cette paix durer! Cet exil est votre punition, vous n'avez pas le droit d'être aussi heureux. »

    La Barbie disparut alors dans les ténèbres des sous-sols. Elle commença à ourdir son plan machiavélique dans cet enfer autocratique. Elle devait leur envoyer non pas des brutes violentes et sans cervelle, mais des espions qui empoisonneraient leur fragile équilibre et le détruiraient sans même y penser. Elle décida d'envoyer les membres de sa troupe d'élite, ainsi elle déversa sur terre ses ornithorynques diaboliques. Mais il leurs fallait quelque chose de mieux pour vaincre les slans. Elle leurs donna son l'apparence. Ainsi des être supérieurs, télépathes, immortels et d'une force inégalée s'apprêtaient à dévaster la Terre.

    Les slans avaient été réunis par le grand ornithorynque bleu, l'invasion était imminente. Une bataille d'immortels, à l'issue déjà tracée pour les slans allait faire rage. Quand l'armée des profondeurs arriva, elle sorti à la frontière des terres slans. La bataille eut lieu dans des landes desséchées où il régnait autrefois le calme, où la sérénité était  maîtresse des lieux. Ici les slans ainsi que les animaux les plus sages se recueillaient, au milieu des rares arbres et d'un tapis d'herbes sèches, de buissons et  des menhirs qui sortaient de ce sol qui se préparait à être piétiné par les guerriers déterminés.

    Avant même que les ornithorynques se rendent compte de quoi que ce soit, le brouillard tomba, les slans avaient l'habitude de ce phénomène, c'était une chose courante ici. Les guerriers des profondeurs ne voyaient plus le bout de leur lance. C'est alors que les slans, désarmés, concentrèrent leur esprit dans celui du grand ornithorynque bleu qui usa de ses pouvoirs pour endormir les envahisseurs, il leur administra une forte amnésie grâce aux savoir qu'il avait accumulé tout au long de ses voyages. Il avait préparé un  puissant poison gazeux qui bloqua leur cerveau et empêcha leurs esprits d'utiliser leurs pouvoirs. Il dispersa ensuite les légions partout sur Terre, puis utilisa ses dernières forces pour leur ôter leur immortalité.

    Ainsi furent créés les premiers humains.

    Lorsque la Barbie Sacrée s'aperçut de son échec elle se rendit elle même sur Terre. Elle comptait apporter la dévastation, des nuages se réunirent sur la terre des slans, là où le combat avait été livré et où seul le gob restait, épuisé; les autres slans étaient repartis autour du monde pour accomplir leur tache devenue impossible. La Barbie s'approcha de l'ornithorynque au pelage sombre qui se distinguait à peine dans la nuit. L'air se refroidi, les nuages s'émiettaient, la terre blanchit autour d'eux et pas une âme ne passa dans ce lieux. L'ornithorynque tenta de calmer la Barbie, il ne la supplia pas, il n'inspirait aucune pitié, la Barbie alors folle de rage n'était qu'à quelque mètres de lui, lorsqu'il pleura. Son discours pourtant montrait sa confiance, mais une larme s'échappa pendant sa tirade.

    Lorsque la goutte pure glissa sur le bord de son bec, l'eau qui étincelait brisa l'air d'un éclaire, la larme éclata sur le sol dans une lumière jaillissante, l'œil de son opposante fut alors traversé par un court questionnement. Son ennemi était à terre, à sa merci, ses partisans dispersés au quatre coins du monde, plus rien ne s'opposait à sa réussite. Dans une vague d'honneur elle tendit la main à son ennemi, la neige s'arrêta alors de tomber. Les nuages se dispersèrent et le ciel étoilé se dévoila au regard des deux divinités. La lune se refléta sur le pelage bleuté du slan et transperça le cœur de la Barbie. Alors dans cette nuit sombre ils marchèrent seuls dans le silence et la quiétude des ténèbres bienfaiteurs jusqu'à un bosquet recouvert d'un léger manteau blanc où, pour une nuit, ils s'aimèrent, comme la lune aime le soleil et les ténèbres la lumière. Ils s'aimèrent d'une passion aussi paradoxale qu'éphémère.

    Gob décida ensuite d'hiberner pour 3 million d'années, il s'installa en terre slan, au fond d'un étang dans ce bosquet qui devint une forêt. Pendant ce temps là, la Barbie resta au paradis et géra celui-ci d'une main de fer, sans s'occuper du monde supérieur. Il ne restait plus que les slans pour s'occuper des habitants sur Terre. Le temps passa, les histoires s'empilèrent, les guerres s'accumulèrent, les civilisations tombèrent, d'autres se créèrent. Et le temps se répéta, l'histoire s'écrivit, les guerres en première ligne, les civilisations s'oublièrent puis furent remplacées. Le temps continuait, l'histoire s'apprenait, les civilisations mouraient et d'autre les détruisaient.

    Dans ce monde répétitif, les slans à bout de souffle, les trois dernier millénaires, partirent tour à tour, ils se mêlèrent aux humains pour tenter, dans un dernier acte, de changer le monde. Les esprit géniaux se succédèrent sur Terre, mais sans jamais réussir à sauver ce qu'il restait de leur paradis. Tous devenaient artistes, philosophes, écrivains, mais aucun n'était de ces politiques qui voulaient la paix en semant la guerre, certains s'engageaient tout de même dans cette voie en échouant, leurs esprits libres et créateurs de slans ne convenaient pas, mais même s'ils changèrent tout de même les mentalités, finalement aucun ne réussi. Mais tous passèrent en laissant une trace. Cette trace aidait les autres slans à accomplir leur destinée.

    Ainsi sur l'ancien paradis passèrent des slans plus connus sous le nom de, Jean de La Fontaine, Mozart, Beethoven, Edgar Alan Poe, Gandhi, Hector Berlioz, Martin Luther King, Freddy Mercury, Kurt Cobain et encore beaucoup d'autres.

    Le paradis maléfique ne changea pas lui. Mais un jour la Barbie accoucha, de l'amour presque oublié entre les deux êtres divins sont nés deux enfants, des jumeaux, des slans, un garçon d'abord, puis une fille tout deux sous la forme d'humains mais avec un esprit slan, tout deux étaient à jamais liés, tout deux devaient changer le monde.

http://lancien.cowblog.fr/images/Caricatures1/geluck7nb2.jpg

  
  Cette caricature de Geluck est un clin d'oeil à trois de mes correspondantes "apprenties archéologues" à la fac.
    Elles se reconnaîtront j'en suis sûr !

Par jazz le Vendredi 26 mars 2010 à 11:32
un coucou en passant
te souhaitant un bon w end
A+
Par plop-maw le Vendredi 26 mars 2010 à 16:28
J'ai tout lu cette nuit n'arrivant pas a dormir de mon portable qui me permet d'acceder a certains site dont cowblog dont je peux lire les articles. Je me suis beaucoup amusée.
Par 22h47 le Vendredi 26 mars 2010 à 18:07
Ca c'est bien vrai, et ç'aurait été triste, une vie sans archéo ^^
Bisou
 

Ajouter un commentaire









Commentaire :








Votre adresse IP sera enregistrée pour des raisons de sécurité.
 

La discussion continue ailleurs...

Pour faire un rétrolien sur cet article :
http://lancien.cowblog.fr/trackback/2979793

 

<< Page précédente | 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | Page suivante >>

lancien

sortir de la tristesse

Créer un podcast