Jeudi 24 juin 2010 à 8:22

Zoologie, botanique, évolution

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    Aujourd’hui j’ai la flemme et je voudrais “peigner la girafe” , alors pas d’article sérieux.
    Pour ceux ou celles qui ne sauraient pas, “peigner la girafe” signifie ne rien faire ou perdre son temps.



















  Mais au fait d’où vient cette expression ?

  L'origine de cette expression, qui a surtout été utilisée après 1900 est inconnue !

http://lancien.cowblog.fr/images/Caricatures1/peignergirafealexandra432.jpg On raconte qu'un gardien du Jardin des Plantes  accusé d'inactivité chronique, le jour où arriva la fameuse première girafe en 1827, aurait répondu : "Je peignais la girafe", mais cette anecdote semble avoir été inventée à posteriori..
    On sait aussi que lorsqu'une girafe fut offerte à Charles X par le pacha d'Égypte, celle-ci fut présentée à la France dans un grand périple où elle était accompagnée en permanence de quatre soigneurs, dont l'un avait en effet pour charge de la peigner (de l'étriller) chaque jour, travail qui en regard de la condition ouvrière à l'époque, ne devait pas paraître exténuant.
    Certains disent aussi que cette expression évoque à mots convenables, la masturbation, d’où glander, ne rien faire...


    J’ai voulu savoir comment on disait “peigner la girafe” en breton ?
C’est  “spazhañ buzhug”.  Or  “spazhañ” veut dire “castrer”  et “buzhug “ver de terre”.
    Un breton quand il a la flemme, “castre donc les vers de terre”, ce qui n’est pas idiot, car les lombrics n’ont pas d’organe sexuel qu’on puisse couper, et donc cela ne risque pas d’être fatigant.

    Quelques mots sur les vers de terre, car ce sont des être aussi singuliers que les pieuvres, (mais moins intelligents !).
    Le ver de terre mange des bactéries et autres nutriments dont il a besoin dans le sol. Il rejette des excréments argilo-humides qui enrichissent et engraissent naturellement le sol.
    C’est un animal utile qu’il ne faut pas détruire
Les galeries qu’il creuse dans le sol, participent à son aération et à son drainage. Ces petits tunnels facilitent l'installation des racines de nos plantes et leur alimentation en eau.
    Le lombric mange tous les jours environ son poids de terre.   
    Quand il pleut, le lombric doit sortir pour ne pas se noyer et les oiseaux en profitent pour les manger.
    Leur corps va le plus souvent du rose au marron, parfois irisé avec des reflets violets, mais quelques espèces sont très colorées : orange ou turquoise.
    Certains vers de terre d'Amérique centrale et du Sud peuvent atteindre les 3 mètres.
    Pour se déplacer, les lombrics secrètent un mucus, qui lubrifie le sol autour de lui, facilitant leur locomotion par reptation, grâce à des muscles longitudinaux et transversaux. Des poils comme des soies, permettent d’accrocher au sol une partie des anneaux pendant que les autres vont bouger en s’appuyant sur ceux fixés au sol.

    L’anatomie d’un vers de terre est curieuse.
    Je me souviens en cours de SVT, quand j’étais ado, en avoir découpé dans le sens de la longueur avec une lame de rasoir pour examiner leur curieuse anatomie, et c'était très intéressant.
    Il est composé d’un nombre assez grand d’anneaux (appelés métamères) qui sont tous indépendants les uns des autres.
    L’ensemble de ces anneaux est traversé par un tube digestif, des vaisseaux sanguins (l'un dorsal et l'autre ventral) et une musculature longitudinale et ventrale. Tous les métamères sont identiques .
    Les deux extrémités sont différenciées en bouche et anus
    Les deux voies sanguines sont alimentées par 5 à 7 paires de coeurs.
    Le petit cerveau des vers de terre est composé de deux lobes (on les appelle "ganglions cérébroïdes". Il y a aussi une paire de "mini-cerveaux" dans chaque anneau (on les appelle ganglions métamériques), qui aident à la coordination du mouvement.
Ils sont reliés entre eux par une corde nerveuse ventrale double.
    Du fait d'une respiration cutanée (les vers de terre ne possèdent pas de poumons), le corps doit rester humide pour permettre la respiration.

http://lancien.cowblog.fr/images/Animaux2/verdeterre.jpg

    Bien que les vers de terre soient hermaphrodites et possèdent donc les deux sexes, il en faut deux pour l'accouplement.
    Les 2 partenaires, accolent l'un contre l'autre leurs clitellums, un renflement circulaire de couleur claire chez les adultes, vers les deux tiers du corps; ils vont ainsi déverser leur semence (ovules et spermatozoïdes) dans une gangue gélatineuse qu'ils laissent traîner sur le sol. La fécondation se fait donc de manière extra-corporelle, et les oeufs éclosent en "bébés vers de terre" dans la gangue laissée au sol. Cette gangue gélatineuse contient tous les éléments nutritifs nécessaires au développement des progénitures, le temps qu'ils soient assez grands pour se nourrir seuls
    Les pauvres bébés vers de terre n'ont donc aucune idée de ce que sont leurs parents (et encore moins leur grand-père).

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Vous savez donc tout maintenant sur l’expression “peigner la girafe”.

    Et ne dites pas “peindre la girafe”, ce n’est pas possible car il n’existe pas de peinture “jaune avec des taches marron”.! lol


    
Et que pensez vous de cette façon de peigner une girafe, transformée en belle princesse !
Par alesia le Jeudi 24 juin 2010 à 19:25
je ne connaissais pas cette expression. J'ai pourtant un petit livre super qui explique les origines de ce type de phrases : La Puce à l'oreille (titre du livre).
J'espère que cette flemme ne cache rien d'autre ?!
 

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