Vendredi 25 janvier 2013 à 8:02

Notre cerveau : émotions

http://lancien.cowblog.fr/images/Images2/emotions-copie-1.jpg

http://lancien.cowblog.fr/images/Psycho/loadimgphp.jpg

             Pour maîtriser ses émotions, il faut d'abord les identifier, puis les comprendre, c'est à dire trouver leurs causes réelles et voir leurs manifestations et leurs conséquences.
Mais il faut ensuite réagir pour ne pas se laisser dépasser par elles.
 
                        Première action : exprimer ses émotions.
            Bien des gens ne parviennent pas à expliciter ce qu'ils ressentent en eux mêmes ou pour autrui, ou le font d'une façon inadaptée.
            Exprimer ses émotions, c'est se forcer à mieux les comprendre, mais c'est aussi désamorcer leur action, par l'effort que l'on fait pour que ce que l'on ressent ne perturbe pas l'expression de la parole ou de l'écrit.
            On peut en effet exprimer ses émotions oralement ou par écrit (par exemple dons un journal intime ou un blog), et dons la plupart des cas, cet exercice est bénéfique.
            Lorsqu'il s'agit d'émotions négatives, telles la tristesse, la peur ou la colère, l'expression peut être un moyen d'en réduire l'impact négatif. On "décompresse" en quelque sorte sa mémoire, (comme si on soulevait la soupape d'une cocotte minute), et l'inconscient se trouve en partie libéré. Les émotions négatives ne tournent plus en rond dans votre cerveau émotionnel avec la même intensité car vous avez créé une porte de sortie.
            Dans le cas d'émotions provoquées par un tiers, l'expression de l'émotion peut servir à clarifier des situations conflictuelles ou ambiguës.
            Autre point positif de l'expression des émotions : le partage social. Partager avec des amis, avec quelqu'un en qui on a confiance.
            C'est d'abord une tendance presque naturelle à parler de ce que nous ressentons, lorsqu'il nous arrive un événement riche en émotions, mais évidemment plus marquée chez les extravertis que chez les introvertis, qui ont plus de réticences à parler d'eux.
            Mais l'un des avantages est que la personne à qui l'on en parle, même si elle cherche à comprendre avec ses neurones miroirs, n'est quand même pas aussi concerné par ces émotions. Elle peut alors essayer d'examiner la situation comme si elle était spectatrice, en faisant plus appel à la logique qu'aux sentiments et donc en essayant d'aborder les faits plus objectivement, les émotions entraînant plutôt la subjectivité.
Cette personne vous fera alors voir la situation autrement et pourra vous aider à résoudre certains de vos problèmes qui justement engendraient ces émotions.
            A l'inverse garder des émotions négatives pour soi est en général maléfique. Les chercheurs ont montré que cela entraînait une augmentation des paramètres physiologiques
associés, (fréquence cardiaque et respiratoire, sudation..) comme si les effets masqués de l'émotion se trouvaient renforcés. Ils ont constaté que les personnes ayant tendance à dissimuler leurs émotions, ont moins d'émotions positives et plus d'expériences émotionnellement négatives.
            Finalement savoir mettre des mots sur ce que l'on sent, en parler à des proches, partager autour de soi le monde intérieur de ses émotions fait partie des compétences que les psychologues appellent "intelligence émotionnelle", qui rendent la vie plus facile, mieux adaptée au monde social, tout en améliorant sa santé intellectuelle.
 
           
                        Deuxième recommandation : réguler ses émotions.
 
            Il faut             d'abord atténuer nos émotions négatives :
            De nombreuses méthodes existent, mais elles demandent de l'énergie, et il faut donc donner un peu de soi pour en retirer ensuite une amélioration; en voici une recommandée par de nombreux psychologues :
            Nos émotions négatives ne sont pos causées par une situation, mais plutôt par l'évaluation que nous faisons de cette situation.
            Il est donc possible de modérer l'émotion négative en recherchant une autre évaluation de la situation, une outre façon de l'envisager, quitte à demander l'aide d'une autre personne qui aura un regard différent, n'étant pas directement impliquée dans cette situation et ayant une expérience différente.
            Une outre façon de réguler ses émotions négatives est la recherche d'un contact social
plus grand. L'isolement est un facteur important d'émotions négatives, d'angoisse ou de tristesse, et aller à la rencontre des autres pour partager ce que l'on ressent, est un bon réflexe; même si l'on se sent parfois enclin ou repliement lorsqu'on traverse une phase difficile.
 
            A l'inverse, il faut renforcer les émotions positives :
            Il s'agit d'accentuer les émotions positives, de les prolonger, ou d'en augmenter la perception.
            La première chose à faire est de prendre totalement conscience de cet état positif.
            Il faut d'abord repérer les moments de bien-être, pour s'y attarder, profiter de toutes les petites joies de la vie, en oubliant ses soucis.
            La méditation et le yoga peuvent y aider.
            Il s'agit de saisir le bonheur ou vol : rester attentif à ce qui se passe en soi, cueillir les bonnes sensations et les savourer.
            La perception intime d'un sentiment s'enracine en gronde partie dons l'expression corporelle associée et donc, exprimer ou maximum, par des gestes, des paroles, des sourires, des intonations, des expressions du visage, la joie ou le bonheur que vous ressentez.
            Ainsi, se comporter comme si l'on était animé de sentiments positifs peut engendrer une émotion positive. Sans compter qu'à force de sourire, vous serez l'objet de l'attention d'autrui et vous susciterez des réactions positives.
 
                        Enfin il faut essayer d'utiliser ses émotions à bon escient.
            Maîtriser nos émotions peut avoir parfois des inconvénients.
            Par exemple, les émotions positives sont à double tranchant, car elles conduisent souvent à percevoir et à juger des situations ou des personnes avec plus d'enthousiasme que ne vaudrait une appréciation objective des faits.
            ll importe de savoir faire la part des choses, d'être conscient de ces biais possibles, de distinguer ce qui relève d'un jugement objectif et ce qui est influencé par nos émotions.
            Les émotions négatives peuvent évidemment avoir l'effet inverse.
Aucun commentaire n'a encore été ajouté !
 

Ajouter un commentaire









Commentaire :








Votre adresse IP sera enregistrée pour des raisons de sécurité.
 

La discussion continue ailleurs...

Pour faire un rétrolien sur cet article :
http://lancien.cowblog.fr/trackback/3227274

 

<< Page précédente | 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | Page suivante >>

lancien

sortir de la tristesse

Créer un podcast