Dimanche 21 octobre 2007 à 8:07

Amour et peines de coeur



    Comme je l'ai dit dans mon précédent article, je voudrais essayer de comprendre pourquoi les “petits amis” en apparence sérieux, finissent par rompre relativement rapidement et souvent.


    J'avais déjà donné des raisons très générales : le mâle est moins fidèle que la femelle qui veut avoir un environnement stable pour élever ses enfants.
C'est vrai pour les humains et d'autant plus vrai pour les jeunes, du fait que les filles sont plus mûres (en moyenne) que les garçons (deux ou trois ans de différence).
    Le garçon a davantage le souci (encore que ce soit moins vrai aujourd'hui), de “faire sa vie”, et il est perturbé, comme tout jeune, par le problème de sortir de son cocon, de se séparer de ses parents, d'acquérir son indépendance de décision et financière, donc un emploi, le meilleur possible.
        Il découvre tout à coup, pendant les vacances ou lors d'un voyage qui le coupe quelques semaines de son amie, que cet amour va à l'encontre de cette prise d'indépendance, de sa liberté, et inconsciemment son amour diminue; il veut simplement rester “ami”, sans engagement.
        En fait jusqu'à souvent un âge avancé (plus de 25 ans), les garçons considèrent que, pour pouvoir se rendre indépendants de leur famille, faire des études, acquérir un métier et voyager, donc s'établir et vivre sa vie, il est indispensable d'être “célibataire” .(Je ne parle pas du mariage, mais du “fil à la patte”).

    J'ai déjà cité dans un article, une de mes correspondante qui disait :

“La mentalité des garçons de 13 à 20 ans est bien différente de celle des filles au même âge...
Un garçon de cet âge aime être avec ses amis et avoir sa liberté (pouvoir regarder les filles sans avoir droit à une crise de jalousie juste après, pouvoir aller au cinéma avec ses amis sans être destiné à des questions comme " Y avait il des filles? Avec qui étais-tu?").

    ainsi que la réflexion d'une autre correspondante sur les méfaits des vacances :

“On s'éloigne “matériellement” pendant deux mois, et notre esprit, qui avait été auto-conditionné à ne penser qu'à une seule personne, s'émancipe et se rend compte tout à coup de choses auxquelles il ne pensait pas auparavant...”

    Comme je le disais dans un précédent article, le jeune jusqu'en 1970 appartenait au monde des enfants et des adolescents, bien distinct des adultes qui travaillaient, lui ayant pour vocation de s'instruire (et de se distraire comme un jeune, lorsqu'il avait fini son travail scolaire).
    Au contraire le jeune d'auhjourd'hui dès une douzaine d'années est considéré à tort par la société de consommation et par ses parents, comme un adulte auquel on crée des besoins que l'on les satisfait.
    Le jeune a donc l'habitude de voir tous leurs désirs rapidement comblés sans contrepartie et lorsque ceux-ci sont réalisés, il a immédiatement un autre désir à satisfaire.
    Cela a plusieurs conséquences importantes :

    D'abord s'il souhaite avoir une petite amie, il faut que ce souhait soit rapidement comblé, et donc, on ne prend pas le temps de se connaître vraiment.
Ensuite, comme pour les biens de consommation courante, une fois que ce désir est satisfait, l'attrait de la nouveauté est passé et finalement, au bout d'un temps plus ou moins long, le garçon souhaite découvrir une autre aventure, même s'il est sérieux, car cela est dans l'air du temps, dans les habitudes actuelles.
    Et par ailleurs il veut se comporter en adulte et ce qu'il voit dans les médias, ce sont les aventures de playboys et dans la vie courante, des divorces ou des séparations. Pourquoi, lui qui a la vie devant lui, ferait il autrement ?

    Alors ceux qui ont cédé au charme d'une petite amie, surtout s'ils n'ont pas encore un peu d'expérience, certes l'aiment beaucoup au départ et c'est réciproque. Mais leur amour stagne alors que celui de la petite amie s'emballe, qu'elle pense au durable, à l'avenir et devient possessive, crée des contraintes de présence, de communication de “penser à elle souvent”, de la caliner et la consoler.
        C'est plaisant au début, puis le besoin de liberté se manifeste, l'amour décline, en apparence sans raison car le couple s'entend bien, et la rupture survient presque sans crier gare et sans que la fille se soit aperçue de cet engrenage.

    Dans mon prochain article, je parlerai de vous, mesdemoiselles !


   
Par Le.Chat.De.Chester le Jeudi 25 octobre 2007 à 19:39
c'est bien vrai, il faut l'avouer, même moi j'ai tendance à rêver DU Prince charmant! (pour moi, il se manifeste sous la forme du plaisant Mr Darcy dans Orgeuil et Prejugé, vous l'avez lu?)
Mais bon, je pense que ces demoiselles devraient être un peu plus lucide, peut être (même si je sais que c'est dur, quand on aime, on est aveugle...). Un garçon de notre âge, le plus souvent, n'est pas aussi mature qu'on l'aimerait...et puis il faut aussi apprendre à être moins possessif! :s
Moi à qui on dit souvent que je suis très "masculine" dans mes attitudes etc (et ce n'est pas completement sans raison, je m'entends plus facilement avec les garçons), je compends facilement que certains garçons en aient marre d'entendre leur copine les interroger (on se croirait presque à la Gestapo!)...
Bref, bref...comme je vois qu'il y'a un article un peu plus haut défendant les hommes j'y cours :)
 

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