Jeudi 30 avril 2009 à 8:11

Ecologie, Changement climatique


      Comment prévoir le climat des prochaines décennies ?

    Il faut d’abord confier cette tâche à des spécialistes, ayant une formation pointue en mathématiques d’une part, d’autre part dans diverses branches de la physique et enfin en informatique.
    Il faut aussi disposer de très gros ordinateur.
    Le schéma ci dessous vous donne une idée de tous les catégories de phénomènes à étudier.


http://lancien.cowblog.fr/images/ClimatEnergie/modelisation.jpg

    Il faut alors créer ce que l’on appelle des “modèles mathématiques sur ordinateur” , qui sont issus d’équations mathématiques représentant les phénomènes physiques et leurs interactions et leur déroulement dans le temps.
  
Sur ces gros ordinateurs on rentre des données qui sont les hypothèses que l'on suppose et l'ordinateur calcule des résultats conséquence des modèles imaginés et des hypothèses rentrées. Cela s'appelle des "simulations" qui sont faites en découpant la terre en petits secteurs de taille d’autant plus petite que l’on veut plus de précision.
    Les très grosses machines actuelle permettent des mailles d’environ 100 X 100 km2.
    Mais évidemment ces modèles sont des constructions de la physique-mathématiques et les lois et leurs interaction ne sont pas parfaitement connues. Les données que l'on rentre sont celles que l'on a mesurée ou celle que l'on trouve probables.
On fait en général des approximations et des simplifications quand on ne connait pas parfaitement les lois et les données et certaines simplifications sont nécessaires pour permettre les calculs.
    Ces modèles et ces calculs, quand on commence l'étude ne sont pas certains et il faut donc les valider pour être sûr que les résultats soient valables.

    Pour cela, une seule solution : “prédire le passé”, c’est à dire effectuer des calculs sur les climats passés et présents car on en connaît les solutions. Si lorsqu'on rentre les mesures du passé, les résultats du calcul correspondent à ce qui s'est réellement passé, le modèle mathématique est valable.
    Certains modèles peuvent ainsi être validés au moins pour certaines régions du globe.
    On affine et on corrige ces modélisation jusqu’à ce qu’on obtienne une bonne simulation du présent et du passé.
    On peut alors essayer, sur ces modèles validés de prévoir le climat futur.


    Voici quelques résultats généraux de ces calculc.
    Nous avons vu que la production humaine de gaz à effet de serre avait un impact certain sur le climat. Il faut donc partir d’hypothèses sur la production future de ces gaz, qui dépendent évidemment des mesures qui seront rises dans le monde pour limiter ces émissions.
        Comme le montre ce schéma quatre hypothèses très différentes ont été prises :
        - on continue sans se soucier de ce qui va se passer (en rouge).
        - on diminue notre production de gaz à effet de serre de façon moyenne, hypothèse qui semble vraisemblable (en vert).
        - on diminue notre production de gaz à effet de serre de façon très importante , hypothèse qui demaderait un très gros effort mondial (en bleu).
        - à titre de comparaison, on suppose une atmosphère figée, aux valeurs de 2000 (en orange)
    Le schéma montre le réchauffement climatique moyen prévu par le modèle au sens où nous l’avons défini dans l’article sur l’effet de serre.

http://lancien.cowblog.fr/images/ClimatEnergie/augmtemphypoth.jpg

    Mais ce réchauffement n’est pas homogène sur toute la terre et  la carte ci dessous montre, pour deux des scénarii, l'écart de température moyenne prévisible entre maintenant, l'an 2000 et 2050 pour les schémas de la première colonne, 2100 pour la seconde.
    On voit que le réchauffement est beaucoup plus fort aux pôles nord notamment et que si on continue sans réagir à produire des gaz à effet de serre, on court à la catastrophe.(mappemonde en bas à droite).

http://lancien.cowblog.fr/images/ClimatEnergie/mappemondetemp.jpg

    Enfin il faut être conscients que même si nous arrivons à maîtriser nos émissions de gaz à effet de serre, nous subirons pendant longtemps l’évolution du climat, car les phénomènes climatiques sont lents et donc agissent avec retard :
     Voici une idée de ce qui se passerait, même dans un schéma dans lequel nous maîtriserions les émissions de façon assez efficace :

        an 2080   
Maximum des émissionsde CO2 dans l’atmosphère

        an 2200   
Maximum de concentrationde CO2dans l’atmosphère. Maximum de réchauffement

        an 2500   
Acidité maximale des océansBaisse lente de la température

        an 3000   
Montée maximale du niveaudes mers (dilatation+ fonte des glaces polaires)

        an 100 000 seulement    
Retour aux concentrations naturellesde CO2 ( surplus digéré par l’érosiondes continents)
Retour au rythme naturel du climat

  
  Je ferai demain un dernier article sur les conséquences possibles pratiques sur le climat : températures, précipitations, élévation du niveau des mers, tempêtes, ceci dans l’hypothèse d'un scénario moyen qui parait pouvoir être atteint si toutes les nations font un effort commun dans ce sens.
Par jazz le Jeudi 30 avril 2009 à 16:18
un coucou jean-pierre , en passant
te souhaitant un bon w end à venir
au pays du jazz , il y'a une charmante voix , celle de Diana Krall
un article posté en ce jour sur elle

A+ de Emmanuel
 

Ajouter un commentaire









Commentaire :








Votre adresse IP sera enregistrée pour des raisons de sécurité.
 

La discussion continue ailleurs...

Pour faire un rétrolien sur cet article :
http://lancien.cowblog.fr/trackback/2833680

 

<< Page précédente | 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | Page suivante >>

lancien

sortir de la tristesse

Créer un podcast