Lundi 21 juin 2010 à 9:09

Le bonheur


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    J’ai souvent aidé des jeunes qui étaient pessimistes et n’avaient aucune confiance en elles mêmes
    Elles décrivent souvent en noir foncé leur environnement, leur réalité, leur vie et s'accablent de mille défauts.   

    “Je ne vaux rien; je suis toujours en retard, désorganisée;  je ne travaille pas efficacement. Je suis nulle en communication et personne ne me prend au sérieux et ne m’aime; je suis une incapable, je n'ai aucun succès en amour,r je n’entreprends rien, je rêve de choses impossible; je ne réussirai rien de ma vie.....
    Philippe Fossati, Helen Mayberg et leurs collègues, du CNRSà Paris et à l'Institut de recherche Rotman, à Toronto, ont montré qu'une zone cérébrale s'active lorsque, au lieu de considérer un trait de caractère en général, on se    l'attribue. Cette zone de la « personnalisation » serait hyperactive chez les personnes qui se considèrent ainsi avec des appréciations catastrophiques.
    Dans ces expériences, des sujets volontaires sains doivent donner leur avis sur diverses qualités ou défauts de caractère. On leur demande, par exemple, d'un point de vue général: « Se soucier de l’opinion des autres vous semble être un défaut ou une qualité ? », puis, d'un point de vue strictement personnel: « Vous souciez-vous de l’opinion d’autrui? »
    Ils ont alors constaté qu'une zone cérébrale, nommée cortex préfrontal dorso-médian, s'active spécifiquement quand les sujets se demandent s'ils sont personnellement dotés de telle qualité ou de tel défaut.
    Chez les sujets ayant une certaine confiance en eux et donc une opinion plutôt bonne d’eux mêmmes, cette zone est activée par les qualificatifs tant positifs que négatifs  à condition qu'ils soient envisagés d'un point de vue personnel.
    Chez les sujets n’ayant pas confiance en eux mêmes et à fortiori les déprimés, elle n'est activée que par les qualificatifs négatifs, et ce, quel que soit le type de questions posées, générales (« Que pensez-vous de la jalousie ? ») ou personnelles (« Vous estimez-vous jaloux ? »).
    Ainsi, les personnes dépressives ne se sentent concernées par aucune qualité, mais envisagent tous les défauts d'un point de vue personnel.
    Elles s’attribuent donc beaucoup de défauts, les exagèrent et ne regardent pas leur qualités.
    C’est une forme de pessimisme.

    Pour lutter contre cette tendance il faudrait donc modifier les habitudes du cortex préfrontal .
    Dans ces cas là j’essaie d’examiner avec mes correspondantes les causes de ces affirmations négatives, et j’essaie de leur montrer que ce n'est pas un jugement objectif, mais le résultat d'une tendance à personnaliser les concepts négatifs.
    Puis je leur fait lister leur qualités et on les discute de la même façon.
    Peu à peu, en répétant systématiquement ces examens, on peut tenter de défaire ces schémas de pensée négatifs. Ce changement de point de vue  peut redonner en partie confiance en soi.

    Toute impression qui n’est pas objective vient en grande partie du cerveau émotionnel. Le seul moyen de la modérer est de la raisonner et donc de recourir à la logique et la réflexion donc au cortex frontal.
    Le cortex préfrontal fait très souvent l’intermédiaire entre les deux. Il faut donc le dresser à le faire correctement.
    C’est possible.


    Pour les cas extrêmes, les psychologues utilisentdes thérapies comportementales.
    Mais dans presque tous les cs on n’en n’est pas là.
    Le problème est de s’efforcer à se regarder posit    vement et ne pas voir que ce qui va mal.
    Analyser ses qualités plutôt que ses défauts, lister tout ce qu’on a réussi, tout ce qu’on serait capable de réussir, fréquenter les gens qui vous apprécient, ne pas trop tenir compte de l’avis des autres, essayer de s’entraîner à raisonner sur les situations au lieu de les ressentir émotionellement.
   
    Mais de façon plus générale il faut se forcer à voir les choses comme un optimiste même si on ne l’est pas :
“Comment voir le verre à moitié plein?”, ce sera le sujet de mon prochain article.


Nota : J’avais fait un article analogue le mardi 18 mai
    Pour une raison que j’ignore, cet article a disparu de mon blog (peut être une fausse manoeuvre mais je ne sais pas laquelle).
    Alors je le réintroduis ici en le complétant un peu.
Par maud96 le Lundi 21 juin 2010 à 13:06
Comme je ne crois pas à "l'autoactivation" du "cortex préfrontal dorso-médian" de ton blog, le poussant à considérer certains articles comme trop "fouillés" et donc ennuyeux, et donc à les éliminer, je pencherais plutôt, pour expliquer cette mutilation mystérieuse d'un de tes articles, pour un "bug" du petit module automatique de "correction" qui vient se superposer à la rédaction d'un "nouvel article" et impose d'effacer le précédent "scotché" dans le "buffer" de rédaction. Au moment précis où on vient d'effacer, je pense qu'on est en position de "fragilité" et qu'un bug ou une panne de l'ordinateur peut provoquer l'émergence d'un article "vide" et donc "supprimé".
Ce n'est qu'une hypothèse !
Par monochrome.dream le Lundi 21 juin 2010 à 14:18
Je me disais bien que j'avais déjà lu ça il n'y a pas longtemps ; je commençais à me demander si le syndrôme actuel des blogs n'était pas au recyclage, parce que c'est cette semaine le deuxième blog sur lequel je découvre un texte que je connaissais déjà un peu. A croire que ma simple lecture rend défaillante la mémoire des auteurs des blogs que je visite : je suis l'anti-Mnémée par excellence ! (cela dit, puisqu'il reste d'autres postes de Muses à pourvoir, j'enverrai mon cv)
 

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