Jeudi 20 mai 2010 à 8:10

Sexualité, Homosexualité

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    Le 17 mai était la journée contre l’homophobie.

    Les homosexuels sont ils des hommes et des femmes comme les autres ?
    Les sociétés occidentales en doutent de moins en moins. Mais ce progrès est loin d’être une réalité dans bien d’autres nations où le choix d’une sexualité minoritaire est toujours considéré comme une «perversion»
Dans plus de 80 pays, les actes homosexuels sont condamnés par la loi. Parfois les textes prévoient la perpétuité. Dans sept pays, la peine de mort peut être appliquée. Même là où l’homosexualité ne relève pas du code pénal, les discriminations et les agressions physiques se multiplient : elles touchent encore plus les personnes transsexuelles.
    Un couple d'homosexuels a été déclaré coupable d'actes contre nature et d'indécence grave mardi au Malawi. Les deux hommes, arrêtés fin décembre dernier alors qu'ils célébraient leur union, risquent jusqu'à 14 ans de prison.

    Dans certains pays, la tendance est à l’amélioration, mais elle est fragile. Dans d’autres, la situation se dégrade.
    Et il est ahurissant de constater que L’homosexualité n’a été retirée du manuel diagnostique et statistique des maladies mentales qu’en 1985, et a été déclassifiée lors du congrès de 1992 par tous les états signataires de la charte de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS).
    Ce n’est pas à l’honneur des psychiatres !!

    J’ai fait de nombreux articles sur l’homosexualité et je ne reviendrai pas sur ce que j’ai déjà dit.
    Contrairement à ce que l’on croit la tendance à l’homosexualité ( c’est à dire l’attirance pour une personne du même sexe, et je ne parle pas des “essais“ que beaucoup font à l’adolescence car ils cherchent leur voie), n’est pas quelque chose d’exceptionnel.
    Certaines personnes se rendent compte très tôt de leur attirance pour le même sexe, d’autres plus tardivement. Certaines l’assument, d’autres pas, du fait de la pression de la société, et nombreuses sont celles qui sont déjà engagées dans une relation hétérosexuelle, mariées et avec des enfants.
    Il est très difficile de déterminer exactement le nombre d’homosexuels, mais des chercheurs et spécialistes pensent qu’en moyenne 10% de la population aurait des penchants homosexuels, ce qui ne veut pas dire qu’ils les mettent ensuite en pratique.
    Certains clichés, comme "l’homme homosexuel est efféminé", ou "la lesbienne est une femme masculine", subsistent dans les esprits. Ces stéréotypes nuisent non seulement aux homosexuels, mais également aux hétérosexuels qui ont choisi un mode de vie et une apparence, en marge de celles habituelles de la société.
    Aujourd’hui encore, les hommes aux cheveux longs, les femmes qui ne se maquillent pas, ou encore qui ont les cheveux courts, ou bien encore les hommes et les femmes pratiquant certains sports, ou exerçant certaines professions, sont automatiquement soupçonnés d’être homosexuels.
    C’est absurde car il est impossible de savoir si un homme ou une femme est homosexuel, ou ne l’est pas, en se fiant uniquement à son apparence ou à ses comportements, pour la simple raison que l’homosexualité n’est pas une caractéristique qui se voit.
    Des chercheurs ont tenté de démontrer que les homosexuels étaient différents des hétérosexuels sur le plan physique et anatomique. Ces hypothèses n’ont jamais pu être vérifiées pour tous et notamment pour les femmes. Seuls certains homosexuels hommes ont un centre de l’hypoothalamus plus voisin de celui d’une femme.

    Pour les adolescents et même jusqu’à 20 ans environ, les “amours” que l’on peut avoir et ressentir ne signifient pas grand chose, car c’est l’âge où l’on est à la recherche de sa voie affective, et où l’on a une soif de tenfdresse et d’affection et on peut ressentir une attirance pour quelqu’un qui vous plaît sans que le sexe y soit pour autant la chose proncipale.
Autrement dit, avoir une expérience homosexuelle ne veut pas pour autant dire que l’on est homosexuel ou encore qu’on ne l’est pas. Il faut se donner du temps pour découvrir nos préférences sexuelles et affectives.
    La détermination de l’orientation sexuelle peut être difficile pour certaines personnes. Une période d’exploration et d’expérimentation peut être alors utile pour aider à se découvrir, mais ne déterminera pas nécessairement notre orientation sexuelle.

    Ce qui me choque dans tout cela c’est la propension qu’ont les gens à s’occuper de ce qui ne les regarde pas chez les autres, que ce soit pour l’homosexualité, mais aussi pour la religion, les opinions politiques, etc... C'est l'intolérance.
    La liberté devrait nous pousser à ne pas nous préoccuper de ces problèmes personnels, tant qu’il ne gênent pas la liberté d’autrui, c’est à dire tant qu’on n’en fait pas la publicité et le prosélytisme..
    Mon opinion est que je n’ai pas à juger les personnes homosexuelles, pas plus qu’elles n’ont à me juger et à essayer de me convertir, si je suis hétérosexuel et content de mon sort, pas plus que je n'ai à le faire et réciproquement, pour les opinions politiques et religieuses.
    Pour moi l'homosexualité n'est pas différente de toutes sortes d’opinions personnelles et de comportements dans la mesure où ils respectent aussi la liberté des autres de ne pas être semblables à eux.
Par alyane le Jeudi 20 mai 2010 à 9:09
Les gens se mêlent trop de la vie des autres et se permettent de juger.
Par kaa le Jeudi 20 mai 2010 à 9:35
"Ce qui me choque dans tout cela c’est la propension qu’ont les gens à s’occuper de ce qui ne les regarde pas chez les autres, que ce soit pour l’homosexualité, mais aussi pour la religion, les opinions politiques, etc... C'est l'intolérance."

Si tout le monde pouvait lire cette phrase et la faire sienne, le monde entier ferait un grand pas en avant.
Par Edgar.Friendly le Jeudi 20 mai 2010 à 10:47
Désolé pour le commentaire pas constructif, l'ancien (mais siiii, Dark Riketz, Jiminy, rappelle-toi ^^) mais c'est des conneries, la journées des homos.
Ils demandent rien, sinon qu'on leur foute la paix et qu'on les laisse vivre tranquilles. Alors que là on les affiche, on les médiatise en faisant que cette journée leur est consacrée.

C'est la raison pour laquelle je ne fréquente plus depuis un moment les forums et milieux asexuels : je vis ma vie tranquille, je cherche aucune reconnaissance, je veux pas qu'on parle de moi comme d'un phénomène à part.
Et c'est précisément ce que fait cette journée, et la Gay Pride qui réunit, je crois, les GLBT : aux dernières nouvelles, il n'existe aucune Journée des hétéros, aucune Hétéro Pride.

Ah tiens, j'ai réussi à écrire tout ça :p
Par Plume le Jeudi 20 mai 2010 à 20:20
Tiens, je viens d'écrire un article sur le sujet^^. Sans doute la journée contre l'homosexualité qui m'a inspiré.

Fin personnellement je ne comprends vraiment pas comment on peut considérer les homosexuels comme des personnes différente, ça me dépasse. Et pourtant, moi-même, il m'arrive d'agir différemment face à un couple homosexuel... tellement j'ai pas l'habitude. Pas en mal hein, j'aurais plutôt tendance à être admirative... mais c'est pas normal. Ca devrait être banal.
Par Tonin-de-jardin le Jeudi 20 mai 2010 à 23:05
Pour réagir au commentaire de Jiminy, je ne pense pas qu'il soit question d'afficher les homos dans cette journée... sinon ça s'appellerait la journée des homosexuels. Là c'est la journée contre l'homophobie, ça a un autre but à mon avis, dénoncer les persécutions que subissent encore tous les non-hétéros (homo/bi/trans) dans de nombreux pays à travers le monde.
Il est vrai que les médias en profitent peut être un peu pour les mettre à l'affiche, mais à l'origine, j'imagine (je ne me suis pas renseigné, mais juste d'après le nom) que ce n'est pas le but.

Celà dit, j'ai jamais aimé le concept de "la journée de...", comme si les autres jours on a plus besoin de s'y interesser. C'est comme la journée des droits de la femme... ce serait la seule journée où elles ont des droits? Ou bien, encore + ancré dans nos coutumes, la saint Valentin (aaahlala, ok j'ai rien à dire sur la St Valentin je n'en ai pas passé une seule accompagné, mais j'ai quand même mon avis sur ça) pourquoi faudrait-il un jour où il faut fêter l'amour? Si on aime ça faut le fêter tous les jours.
Je pense que ça doit être pareil pour les autres journées, je trouverai ça hypocrite de la part de quelqu'un qu'il me dise "aujourd'hui c'est la journée contre l'homophobie, je vais soutenir cette cause aujourd'hui", alors que les 364,25 autres jours de l'année il n'y pense même pas. Si on veut soutenir une cause, il n'y a pas besoin de 'journée spéciale' pour ça, c'est "tous les jours" (ou dumoins régulièrement) qu'il faut le faire, ou ne pas le faire dutout.

enfin, voilà, je me suis peut-être égaré sur le 2e paragraphe, mais c'est toujours ce que je pense dès que je vois "la journée de..."


bonne soirée
Par monsters-in-love le Vendredi 21 mai 2010 à 13:19
Je te conseille de lire " Pulp Friction" de Michael Bronski, c'est une anthologie sur la littérature homosexuelle aux Etats-Unis entre 1940 et 1960 (la révolution de Stoneway), c'est très intéressant.
Par welcometomymind le Vendredi 21 mai 2010 à 22:08
Tant qu'il y aura des agressions dans notre pays sous couvert d'orientation sexuelle différente, cette journée aura un sens, tant qu'on aura pas les mêmes droits aussi, tant qu'on sera considéré comme des citoyens de seconde zone... après oui ça devrait être tous les jours comme ça mais on sait tous ce qui se passe quand on parle tous les jours de quelque chose : ça se banalise et plus personne n'y fait attention. Alors oui pour banaliser le fait d'etre "différent" mais certainement pas pour banaliser les actes de violence et d'intolérance (idem pour la journée de la femme, idem pour la journée de l'enfant). Ca change PEUT-ETRE pas grand chose mais comme on dit "ça ne mange pas de pain". Libre à chacun de vivre ces journées comme il l'entend. Et sur celle-ci précisément je trouve que les actions mises en place peuvent rappeler à un jeune qui subit des humiliations quotidiennes et/ou qui pense au suicide à cause de la pression familiale et/ou de la société qu'il n'est pas seule dans son cas et que des gens et des structures existent pour l'aider et l'écouter. Simplement à l'aider à se sentir un peu plus "normal".

Après pendant cette journée (ces journées) on n'a jamais dit que ce n'était pas bien de s'y intéresser et de s'investir à long terme ;-)
Par maud96 le Vendredi 21 mai 2010 à 23:38
La société française, que ce soit pour l'homosexualité comme pour la tolérance envers les signes distinctifs religieux, semble de plus en plus crispée. C'est une tendance inquiétante, à mon avis...
Par welcometomymind le Samedi 22 mai 2010 à 9:37
tout à fait d'accord avec Maud96, les actes de violence et de dégradation ( cimetière par exemple) se multiplient de plus en plus. Ca fait peur. Et puis j'ai un peu honte quand je vois l'espagne, le brésil, l'afrique du sud, qu'on pourrait penser plus religieux/macho/traditionnel qui autorisent le mariage et pas nous.

C'est comment au Canada ? pour la religion aussi ?
Par AUGREDUVENT le Lundi 20 décembre 2010 à 14:33
Tomber amoureux, ça ne se commande pas. Tomber amoureux d'une personne de même sexe que nous, ça peut arriver : ça ne doit pas choquer, ce n'est pas "contre nature" puisque c'est justement quelque chose de naturel contre lequel on ne peut pas se battre longtemps, et ce serait plutôt le nier ou le cacher qui serait "contre nature"... Si la vie en a décidé ainsi, il faut lui faire confiance...

Bien entendu, il y a des personnes qui ont du mal à s'y faire et que ça met un peu mal à l'aise : je pense qu'il ne faut pas leur en vouloir mais plutôt leur laisser le temps de s'y faire, il faut surtout dialoguer. En parler, c'est déjà faire un pas...
Marie
 

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