Mardi 2 juillet 2013 à 10:17

Ecologie, Changement climatique

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               De nombreux journaux et les télés ont parlé, ces derniers jours, du 7ème continent. Une expédition française s’y rend actuellement, menée par le navigateur Patrick Deixonne et ses co-équipiers
 
                        Savez vous ce que c’est ?
 
         Situé dans des eaux peu concernées par la navigation marchande et le tourisme, le problème n'intéresse que les écologistes et les scientifiques. La communauté internationale ne s'en soucie guère pour l'instant. Il est important d’y retourner pour médiatiser le phénomène, et l’expédition a pour objectif de faire connaître plus en détail l’ampleur de cette pollution.
            Le septième continent est en effet un amas de déchets sans précédent, qui flotte dans l’océan Pacifique, entre la Californie et Hawaï.
Les déchets produits par les activités humaines et déversés dans les océans sont acheminés par les courants marins vers un nouveau « continent » dont la taille atteint près de 3,5 millions de km², et ils s’y accumulent depuis 50 ans !
 
          Les déchets qui peuplent les océans proviennent en effet à 80 % des terres, portés par le vent ou les rivières – le reste tombant des navires de commerce et de plaisance.
Autrefois, les débris flottants étaient détruits par les micro-organismes mais cela n'est plus le cas avec l'arrivée du plastique, qui constitue 90 % des déchets, flottant sur les océans.
           Ce "continent" de déchets plastique ressemble davantage à une soupe de plastique constitué de gros déchets éparses mais surtout de petits éléments invisibles, que l'on découvre en filtrant l'eau : petits morceaux de plastiques et des granulés de plastique qui sont utilisés comme matière secondaire pour fabriquer les objets en pastique.
             D’après Greenpeace,sur les 100 millions de tonnes de plastique produits chaque année, près de 10 % finit dans les océans, dont 70 % coule au fond des mers et le reste flotte naviguant au grès des courants, dégradés par la lumière du soleil et les courants océaniques.
Le problème c'est le temps nécessaire à la dégradation de ces plastiques (estimé entre 500 et 1000 ans) et le danger des éléments qui les composent.
         Les tortues marines les confondent avec des méduses et s’étouffent, des poissons et des oiseaux les ingèrent, car ils le confondent avec le plancton de taille analogue aux tout petits débris. De plus, les débris de plastique fixent les polluants organiques persistants (POP), connus pour leur nocivité et leur capacité à voyager autour du globe.
Des animaux marins meurent, par contre certains insectes prolifèrent ainsi que des crabes amateurs de ces insectes.
 
Le bateau de Patrick Deixonne, une goélette des années 1930, sera guidé par des satellites pour se rendre là où la concentration de déchets est la plus forte pour mesurer sa densité, avec des prélèvements d'eau, de plancton et de fragments, puis afin de cartographier les zones polluées.
Face à ce fléau deux solutions :
          - D’une part produire moins de plastiques et en organiser la destruction.
          - D’autre part éduquer les hommes à ne pas les jeter n’importe où mais à les recycler (le tri sélectif). Il y a encore beaucoup à faire.
Quelques photos de ce continent d’horreur


 

Par HeleneP le Mercredi 19 juin 2019 à 9:50
Vous faîtes un job incroyable!
 

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