Mardi 12 décembre 2006 à 16:48

Notre cerveau : émotions

    A l'extrémité des deux morceaux droit et gauche de l'hippocampe, deux centres très importants pour notre comportement : les centres amygdaliens (ne pas confondre avec les amygdales dans notre gorge !!!).
    Ce sont eux qui sont à l'origine de nos réactions de peur et de défense : anxiété, fuite, colère, agressivité et agression. Par l'intermédiaire du cerveau central, ils déclenchent des réactions physiologiques: augmentation du rythme cardiaque et de la tension, sensation d'oppression ou montée de la colère, préparation des muscles pour l'action, focalisation de l'attention sur l'adversaire, les tripes “nouées”, la sudation de la peur....
    Mais ils font aussi produire l'hormone du stress, le cortisol, et l'activité des centres amygdaliens est certainement à l'origine de notre tristesse, de notre anxiété et en partie de nos dépressions.
    L'amygdale semble en fait moduler toutes nos réactions à des événements qui ont une grande importance pour notre survie. Ceux qui nous avertissent d'un danger imminent sont donc des stimuli très importants pour l'amygdale, mais également ceux qui signalent la présence de nourriture, de partenaires sexuels, de rivaux, d'enfants en détresse, etc.
    Je serai souvent amené à évoquer le rôle de ces centres.

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    Au centre du cerveau émotionnel, on trouve le “thalamus”. L'un de ses rôles très important est de coordonner nos sensations. Ses neurones “battent” à 40 impulsions par seconde et ils se mettent ainsi en relation avec des neurones qui reçoivent les signaux de nos cinq sens. Il envoie tout de suite une information aux amygdales, pour qu'elles “veillent au danger” (nos centres amygdaliens sont ainsi informés en quelques centièmes de seconde, alors que notre cortex attendra plusieurs dixièmes de seconde pour une interpretation plus élaborée). Cela donnera le temps ausx amygdales de déclencher une réaction “émotionnelle immédiate” qui n'est pas “raisonnée”.
    Le thalamus va donc coordonner les sensations qui concernent un même sujet ainsi que leur enregistrement. A l'inverse, lorsque nous voudrons nous remémorer ce qui concerne un sujet (le rouge-gorge par exemple), il rassemblera les souvenirs correspondants des sensations pour les acheminer vers les mémoires tampons qui alimentent le cortex.
    Le thalamus est en quelque sorte la “console de mixage” de nos sensations. De ce fait il est également impliqué dans notre attention, mais également dans les phénomènes de douleur et des échanges de renseignements sur nos mouvements.

    Le “noyau accumbens” et le “septum” sont deux éléments très importants car ils interviennent dans ce que l'on appelle le “circuit de la récompense” (que les journalistes appellent parfois le circuit du plaisir) et le circuit de la sanction.
Je vous détaillerai un jour ces mécanismes qui permettent les apprentissages élémentaires des enfants, toute notre éducation et notre instruction, et l'acquisition de notre expérience d'adulte, et guident également nos envies et nos joies ou nos “déplaisirs”, mais aussi lorsqu'ils sont mal employés, nos accoutumances et dépendances, notamment aux drogues
    On peut dire que le circuit de la récompense,  ainsi que celui de la punition, fournissent la motivation nécessaire à la plupart de nos comportements.

    Voilà un très rapide tour d'horizon simplifié de notre “cerveau émotionnel” et de ses fonctions. Cela me permettra par la suite de vous expliquer certains de vos comportements.
    J'espère aussi que cela vous permettra un jour d'étonner votre professeur  de SVT par vos connaissances !!! LooL

Par croque-framboise le Mercredi 13 août 2008 à 11:48
Oui, le circuit de la récompense et celui de la sanction peuvent des fois nous mettre sur de biens fausses pistes.
Mais paradoxalement, on peut s'en servir pour nous remettre sur la bonne voie.
Peut-être que je m'égare mais je crois que par exemple dans le cas de l'alcoolisme, on va faire ingérer au malade une substance qui combinée à l'alcool déclenche des maux terribles, assez douloureux. A ce moment-là, le système de sanction fonctionne, et on assimile l'alcool à ces maux. Je crois que c'est ce qu'on appelle le conditionnement skinnérien.
On pourrait dire alors à ce moment-là que le circuit est "pris à son propre piège". Mais ce n'est qu'un exemple qui ne permet pas de généraliser.
Dis-moi si je m'égare et si je dis n'importe quoi ^^
 

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