Lundi 28 décembre 2009 à 19:33

Notre cerveau : émotions


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    Mes correspondantes me parlent souvent des films qu’elles voient et souvent des films d’horreur qui leur ont fait peur.
    Et même si elles s’en plaignent, elles l’ont regardé et finalement cela leur plaisait sans doute d’avoir peur et de se ronger les ongles devant leur petit écran.

    On peut se demander pourquoi certes on a peur, mais on n’est pas bouleversé par ces images par exemple d’un accident de la route dans un film télévisé, et finalement on les recherche presque, alors que les mêmes images, projetées au journal télévisé vous traumatiseront davantage.

    C’est certainement parce que lorsque vous regardez un téléfilm, vous savez que ce sont des acteurs qui jouent une scène qui même si elle est très proche de la réalité, n’en n’est pas moins fictive, alors que l’accident au journal télévisé, vous savez qu’il est réel et que les personnes en sont vraiment victimes.
    Dans le premier cas, cela vous fait simplement peur, dans le second cas l’empathie joue et vous vous représentez que la souffrance de ces personnes est réelle. Les neurologues ont d’ailleurs montré que certaines parties différentes du cerveau émotionnel s’impliquaient dans les deux cas.

    Faut il bannir la vision de ces scènes pénibles?
    Ce n’est pas certain,
car leur vue entraîne des “mini-dépressions mélancoliques” que l’on arrive à chasser en pensant à autre chose et qui finalement nous font réagir de façon salutaire et nous entraînent à faire ainsi même lorsque c’est nous qui sommes concernés dans la vie réelle. (attention, je ne parle pas de scènes de violences qui peuvent inciter à être soi-même violent.!).
    Sans cette capacité de penser à des choses plus positives, le monde nous apparaîtrait en permanence sous des couleurs sombres et pénibles.
   

    Lorsque l’on “pense à autre chose”, les pensées positives modulent les émotions en passant par le cortex préfrontal “ventromédian” et inhibent alors les réactions négatives des centres amygdaliens, à l’origine de la peur et parvient ainsi à moduler les pensées “noires “.
    Pour que cela soit possible, il faut que ce cortex préfrontal soit suffisamment actif et puisse agir indépendamment  des centres amygdaliens, puis leur transmettre ensuite ses informations positives pour les inhiber.

    Une étude récente de l’université de Berlin a montré que lorsque le cortex préfrontal ventromédian ne possède pas cette capacité, les petits états dépressifs que nous pouvons avoir de façon fréquente, ne sont plus dissipés et la tristesse devient permanente.
    L’étude a montré aussi que ce phénomène pouvait être produit par une expression épigénétique d'un gène, qui pouvait avoir des origines diverses (notamment traumatisme), l’expression de ce gène entraînant une modification de la concentration d’un neurotransmetteur, la sérotonine, qui régule l’humeur, ce qui altère la communication entre le cortex préfrontal ventromédian et les centres amygdaliens.
    Les chercheurs ont constaté que le cortex préfrontal conserve son activité, mais qu’il ne peut plus contrôler les actions des centres amygdaliens sous l’effet des pensées négatives, par suite de la diminution de la communication qui n'est plus activée par la sérotonine. La personne reste donc sous l’emprise des pensées négatives qui accaparent son cerveau émotionnel (voir les articles que j’avais faits sur le “circuit de Papez”).
    Chez certaines personnes cette mutation est innée et dès lors elles sont relativement très sensibles au mauvais climat et sont des personnes potentiellement dépressives.
    Les recherches pharmaceutiques sont donc très orientées vers des produits régulateurs de la sécrétion de la sérotonine.

Par alesia le Mardi 29 décembre 2009 à 20:00
Pour ma part, je ne supporte pas la violence à la télé, même si je sais que c'est "pour de faux".
Et je suis tout à fait capable de pleurer devant un film si qqn meure, ou qqchse comme ça.
Lol.
 

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