Jeudi 30 avril 2009 à 9:35

Ecologie, Changement climatique

    Et voici mon dernier article sur le changement climatique : vous devez en avoir marre, mais ce n’est pas un sujet facile et je voulais essayer de vous faire comprendre cela simplement. Et on raconte tellement de bêtises sur ce sujet que je voulais vous donner une idée de ce que les chercheurs savaient aujourd’hui sur ce problème.
    De plus celles qui ont choisi ce sujet pour leur TPE de l’an prochain trouveront ici les renseignements, chiffres récents et officiels ainsi que des schémas qu’elles pourront utiliser pour leur travail.

    Au point où nous en sommes, nous savons que le gaz carbonique CO2 émis par l’homme lorsqu’il brûle des matières fossiles (charbon, gaz, pétrole, bois....) va influer sur le climat pendant de longues années (des siècles), et le réchauffement entraîné par l’effet de serre supplémentaire risque de perturber grandement le climat si nous continuons à agir ainsi.
    La communauté internationale en prend peu à peu conscience et on peut penser que des mesures permettront de restreindre peu à peu ces émissions dans des proportions que l’on qualifie “d’hypothèse moyenne”.
    Bien sûr, il vaudrait mieux aller plus loin vers une “hypothèse vertueuse”, mais les contraintes seraient évidemment plus lourdes et il n’est pas sûr qu’elles soient acceptées par le monde entier
    Ce que je vais exposer correspond donc à cette “hypothèse moyenne”


    Elévation générale des températures et évolution des précipitations.

    Le schéma ci dessous montre l’écart
dans le monde des températures (les deux mappemondes de gauche) et des précipitations (les pluies : mappemondes de droite), prévus par les modélisation d’un scénario  moyen entre les années 2000 et les années 2100.

http://lancien.cowblog.fr/images/ClimatEnergie/tempprecipitations.jpg

    L’augmentation de température et la baisse dés précipitation risque d’entraîner une désertification plus importante des zônes subtropicales et  en Afrique et en Amérique centrale.
    Mais des conséquences sur la végétation et notamment la résistance de certaines espèces de plantes sont possibles même sous nos climats, par exemple dans le midi de la France.
    Mais il est très difficile de prévoir le niveau local précis et les capacités d’adaptation de la végétation, car ce sont des domaines où nous n’avons pas encore les connaissances nécessaires.
    Malheureusement ce sont les pays relativement les plus pauvres des régions tropicales et subtropicales qui souffriront le plus, ainsi que les zones polaires, toutefois peu habitées.


    L’élévation du niveau des mers.

    Nous avons vu la fonte des glaciers et surtout que l’augmentation de température était beaucoup plus forte aux pôles. Nous avons vu la diminutions des dimensions minimales d’été de la banquise.
    L’augmentation de la température par dilatation thermique et la fonte des glaces agissent sur le niveau des mers et c’est sûrement l’une des conséquences les plus graves du changement climatique.
    Le niveau moyen de la mer a crû a une vitesse de 1.8 mm par an (± 0.5) de 1961 à 2003 et cette vitesse a été plus rapide lors des 10 dernières années avec 3.1 mm par an (± 0.7). Il reste aux chercheurs à clarifier si cette plus grande vitesse pour 1993-2003 correspond à une variation décennale ou à un accroissement de la tendance à long terme, car il existe d’autres causes possibles notamment de modification de la croute terrestre.
    L’élévation moyenne totale au 20e siècle est comprise entre 12 et 22 cm.
    Selon les scénarii, le réchauffement global moyen de l’air en surface est estimé entre 1.8°C (dans une fourchette de vraisemblance de 1.1 à 2.9 °C) et 4°C (entre 2.4 et 6.4°C) à l’horizon 2100.

    En 2100, l’élévation du niveau de la mer est estimée entre 20 et 40 cm dans le meilleur des cas, entre 25 et 60 cm pour un scénario moins favorable.

http://lancien.cowblog.fr/images/ClimatEnergie/elevationmoyennenivmers.jpg

    En fait cette élévation n’est pas uniforme car l’élévation locale de température, les courants marins, la pression atmosphérique, le poids des glaces sur le continent influent sur ces valeurs d’un endroit à l’autre.
    Dans l’hypothèse moyenne, on estime que la montée des eaux en France serait de l’ordre de 30 cm à l’horizon 2100.
   
    Au niveau de la France, cette élévation n’entraînerait pas de modification importante du paysage côtier, bien que les conséquences de tempêtes d’équinoxe associées aux marées très hautes seraient plus importantes et la plupart des plages submergées à marée haute.
    Déjà en Hollande et en Allemagne des inondations seraient possibles dans des régions cotières.
    Mais dans certains pays comme l’Inde ou le Vietnam, des régions importantes sont  à quelques mêtres seulement au dessus du niveau de la mer et des régions importantes seraient submergées entraînant l’exode de millions de personnes et des pertes de terres agricoles importantes. En effet l’envahissement par l’eau de mer rend la terre impropre à la plupart des cultures. (lisez “Barrage contre le Pacifique” de Marguerite Duras).

Nota : vous trouverez un article très complet sur les variations du niveau des mers des temps préhistoriques à nos jours sur http://fr.wikipedia.org/wiki/Élévation_du_niveau_de_la_mer
Un article facile à lire sur les problèmes futurs est consultable sur http://www.agrobiosciences.org/IMG/pdf/UDL_ocean_cazenave.pdf

    Des étés plus chauds :

    Le schéma ci après (en rouge les données réelles mesurées et en noir les simulations), montre les résultats d’une simulation sur les températures d’été en France, par le passé et extrapolées dans le futur, dans l’hypothèse moyenne.

http://lancien.cowblog.fr/images/ClimatEnergie/tempmoyenneete.jpg

    Il y a des variations importantes naturelles au niveau “météorologue” : des étés très chaud et secs, des étés froids ou pluvieux.
    Mais on contate une élévation moyenne et  à l’horizon 2100 la plupart des étés seraient comparable à l’été exceptionnel caniculaire que nous avons connu en 2003.

    Des tempêtes plus violentes.

    Il est très difficile dans l’état actuel de nos connaissances de prévoir les conséquences sur les vents extrèmes. Nous savons modéliser une tempête de façon élémentaire au plan météorologique, mais on nec onnait pas encore suffisamment les mécanismes de formation pour pouvoir en prévoir la fréquence et la force à échéance lointaine, et donc au plan climatologie.
    Les experts estiment qu’il n’est pas possible de dire si le nombre de cyclones augmentera.
    Par contre il est possible que les perturbations importantes du type tempêtes européennes que nous connaissons régulièrement, soient plus nombreuses et que leur force augmente, mais ce n’est pas démontré.


    Pour résumer la dizaine d’articles que je viens de faire sur l’évolution du climat du 21ème siècle, nous savons que nos émanations de gaz à effet de serre et notamment le dioxyde de carbone, risquent de perturber fortement le climat dans les décennies et les siècles futurs par l’augmentation de température qu’ils entraînent par élévation de l’effet de serre.
    Les modèles physico-mathématiques actuels ne permettent toutefois pas de faire des évaluations assez précises et suffisamment locales et surtout  il est très difficile de prévoir les diminutions de rejets de gaz carbonique (CO2) et de méthane (CH4) qu’accepteront de s’imposer les divers pays mondiaux, notamment ceux en voie de développement rapide et à population très nombreuse telle que la Chine et l’Inde.
    On connaît mal également les possibilités d’adaptation des plantes et des hommes.
    Mais il est certain que continuer au rythme de production actuel conduirait à des catastrophes dans certaines zônes de niveau peu élévé par rapport à la mer et à des modifications dommageable pour l’agriculture, les animaux et l’homme en raison des variations de températures et de précipitations.
    Il serait donc impensable de ne rien faire pour diminuer ces rejets.

    Dans quelques semaines je ferai sans doute quelques articles sur les possibilités d’action dans ce domaine.

   
Si vous voulez lire un article sérieux, qui expose autrement (mais avec les mêmes conclusions) ce que je vous ai décrit, vous pouvez consuter : http://www.agrobiosciences.org/IMG/pdf/climat_demain.pdf

   

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