Mercredi 30 octobre 2013 à 8:17

Ecologie, Changement climatique

Hier je parlais des constatations faites sur le réchauffement climatique dans le rapport du GIEC, mais quels changements quant aux prévisions depuis le rapport de 2007 ?

http://lancien.cowblog.fr/images/EnergieClimat2/2763043.jpg    Jusqu’à présent, le GIEC envisageait différentes trajectoires de développement, en fonction de données démographiques, économiques ou encore de choix énergétiques variables. En était déduit un certain niveau d’émissions de gaz à effet de serre, de concentration de CO2, et donc de réchauffement.
    Dans le rapport 2013,, la démarche a été inversée: les scientifiques ont pris pour point d’entrée des niveaux de concentration de CO2, à partir desquels ont été calculés les niveaux d’émissions et les trajectoires socio-économiques correspondants.
    Le GIEC a sélectionné quatre niveaux d’évolution du bilan radiatif de la terre, en Watts/m2 (voir courbes ci contre les traits continus correspondent aux nouveaux scénarios  et  bien sûr cela ne vous dit pas grand chose et à moi non plus.
    En fait le scénario maximal» (RCP8,5), correspond à notre monde qui atteindra 9 milliards d’individus dans le siècle, population qui stagnera ensuite, et une émission de CO2, qui va croître, car on continuera à utiliser le même mélange d’énrgie, notamment fossiles qu’aujourd’hui.
    Le scénario (RCP6), prévoit une utilisation plus grande d’énergies autres que fossiles : nucléaire, éolien, solaire et combustibles moins polluants, mais avec un effort modéré.
    Le scénario (RCP5) décrit la même hypothèse démographique mais avec une économie rapidement dominée par les services, les « techniques de l’information et de la communication » et dotée de technologies énergétiquement efficaces, et un effort intense d’économie d’anergies, mais sans initiatives supplémentaires par rapport à aujourd’hui pour gérer le climat.
    Le scénario (RCP 2,6) est très optimiste;  il n’a pas d’équivalent parmi les anciens scénarios. Il correspond à des émissions de gaz à effet de serre proches de zéro à la fin du XXIe siècle. Cela implique de réduire fortement, dès aujourd’hui, les émissions de gaz à effet de serre, mais aussi probablement d'avoir recours à des techniques de (re)stockage d'une partie du carbone déjà émis. Il est malheureusement peu réaliste, mais a une valeur de symbole, d’idéal à atteindre.

    Quelles conséquences le GIEC prévoit il ?
   
Augmentation des températures moyennes :
     Si dans le scénario optimiste peu probable, le réchauffement moyen n’excèderait pas 0,5 à 1 d°C, il est beaucoup plus important dans les autres hypothèses.
    Ce réchauffement serait compris, à l’horizon 2080/2100, 1,1 à 2,6 d°C pour (RCP4,5) 1,4 à 3,1 pour (RCP6) et 2,6 à 4,8 pour (RCP8,5)
    Vous trouverez ci dessous les courbes correspondant aux hypothèses (RP2,6) et (RP8,5), ainsi que les planisphères correspondants.
    Il est pratiquement certain que, dans la plupart des régions continentales, les extrêmes chauds seront plus nombreux et les extrêmes froids moins nombreux aux échelles quotidienne et saisonnière, à mesure que la température moyenne du globe augmentera. Il est très probable que les vagues de chaleur seront plus fréquentes et dureront plus longtemps. Toutefois, des extrêmes froids pourront se produire occasionnellement en hiver


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    Le deuxième planisphère correspond aux variations des précipitations.
    « Avec le réchauffement, nous nous attendons à voir les régions humides recevoir plus de pluies et les régions les plus sèches à en recevoir moins.” dit Thomas Stocker, co-président du groupe de travail du GIEC.
    Les événements de précipitations extrêmes deviendront très probablement plus intenses et fréquents sur les continents des moyennes latitudes et les régions tropicales humides d’ici la fin de ce siècle, en lien avec l’augmentation de la températures moyenne en surface.

    Les glaces continueront à fondre tant dans l’arctique que dans les couvertures neigeuses et glacières. A la fin du siècle, la diminution est comprise entre 43 % pour le scénario (RCP2.6) et 94 % pour le scénario (RCP8.5), à la fin des étés (seprtembre), c’est à dire pour ce dernier scénario, une absence de glace.


    L’océan continuera à se réchauffer au cours du XXIe siècle. De la chaleur sera absorbée à la surface et pénètrera jusqu’à l’océan profond, affectant la circulation océanique, ce qui apportera des modifications dans le cheminement des courants marins..
    Les estimations les plus probables du réchauffement de l’océan à la fin du XXIème siècle, sur les cent premiers mètres sont d’environ 0,6°C (RCP2.6) à 2,0°C (RCP8.5), et d’environ 0,3°C (RCP2.6) à 2d° (RCP 8,5), pour les profondeurs d’environ 1000 Mètres.
    Le niveau des mers continuera de s’élever. Si pour le scénario peu probable (RCP2,6) l’élévation est faible et peu dangereuse, 0,2 à 0.5 m, par contre le scénario (RCP8,5), avec une élévation comprise entre 0,5 et 1m, ce qui entraînerait de lourdes conséquences.
    Le rapport fait état également d’une acidification des océans et donne des variations correspondantes de ph.

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    Enfin une constatation déjà connue quant à la persistance du changement climatique.
    L’inertie du changement climatique est considérable, de l’ordre de plusieurs siècles, et elle est due aux émissions de CO2 passées, présentes et futures.
    La plupart des caractéristiques du changement climatique persisteront donc pendant plusieurs siècles même si les émissions de CO2 sont arrêtées.
     Selon le scénario, environ 15 à 40% du CO2 émis restera dans l’atmosphère plus de 1000 ans.
    En raison des longues constantes de temps caractérisant les transferts de chaleur entre la surface et l’océan profond, le réchauffement océanique se poursuivra sur plusieurs siècles.
     Il est pratiquement certain que l’élévation du niveau des mers due à la dilatation thermique, se poursuivra après 2100, pendant de nombreux siècles.

     Malheureusement, avec le peu de réactivité des gouvernements mondiaux, notamment USA, Chine et Inde, l'hypothèse la plus probable, et encore avec une prise sérieuse de conscience des enjeux, est la (RCP 6)
.
     Une lacune est aussi que le GIEC se contente de données physiques. Il laisse aux climatologues le soin d'en rechercher des conséquences en divers lieux et c'est cela qui nous intéresserait le plus. Mais c'est vrai que c'est très difficile et incertain de se livrer à cette prévision.
Par coldtroll le Mercredi 30 octobre 2013 à 18:08
le RCP 2,6, c'est peut-être que tout le monde est mort :D on pollue moins quand on est mort :P
 

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