Mardi 18 novembre 2014 à 8:51

Ecologie, Changement climatique

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Le Groupe d’experts Intergouvernementaux sur l’Evolution du Climat (GIEC) vient de remettre son rapport définitif le 30 octobre 2014.
    Si vous vous intéressez à ces problèmes, vous trouverez un excellent résumé sur http://leclimatchange.fr
    J’avais déjà parlé de son contenu provisoire dans les articles des 28, 29 et 30 octobre 2013. Je ne vais pas revenir sur le détail de ce rapport mais vous confirmer quelques grandes lignes.
    La nouveauté de ce rapport par comparaison aux précédents (2001 et 2007)  est qu’en plus des prévisions à long terme sur le 21ème siècle, le rapport 2014 essaie de faire des prévision à plus court terme, couvrant la période 2012 - 2035.

    La constatation sans appel est que le réchauffement climatique est bien dû en grande partie à l’activité humaine et plus particulièrement aux émissions de gaz à effet de serre, notamment le CO2. Nous pouvons donc avoir une action sur lui.

http://lancien.cowblog.fr/images/ClimatEnergie2/ar5observationsgraphiquetemp.png    Même s’il y a actuellement un petit ralentissement de la hausse des températures (sans doute dû à une absorption d’énergie par des variations au niveau des courants océaniques), la hausse des températures moyenne continuera à se faire sentir.
    La période 1983-2012 est la plus chaude depuis 1400 ans. Chacune des trois décennies a été plus chaude que la précédente. La température moyenne a augmenté de 0,85 d)C entre 1880 et 2012.
    La fréquence des vagues de chaleur a augmenté.
    Entre 2012 et 2035, l’augmentation de température moyenne sera de l’oredre de 0,5 d°C (de 0,3 à 0,7°C selon les scénarios).
    Si nous voulons que cette hausse de température ne dépasse pas 2 d°C, nous devrions diminuer nos émissions de gaz à effet de serre de 10% par décennie.

    Les océans aussi se réchauffent car ils absorbent 90% de l’énergie accumulée sur la terre entre 1971 et 2010. En surface (75 premiers mètres), ce réchauffement est de 0,11 d°C par décennie (0,44 d°C en 40 ans).

    Les observations montrent que l’extension de la banquise en Arctique fin septembre a diminué d’environ 11% (entre 9 et 13%) par décennie entre 1979 et 2012. Depuis les années 1960, la couverture neigeuse dans l’hémisphère nord s’est réduite, jusqu’à 11,7% (au mois de juin) par décennie.
    Entre les années 1980 et les années 2000, on a constaté une hausse de 3°C des températures en Alaska, et de 2°C au nord de la Russie.

    La fonte des glaces et la hausse du niveau des mers pourraient être plus fortes que prévu, entre 30 et 82 cm à la fin du siècle.
    Cela paraît peu, mais une hausse d’un mètre toucherait directement 10% de la population dans le monde.

         En moyenne les précipitations augmenteront à l’échelle planétaire d’ici la fin du 21ème siècle. Les régions humides aujourd’hui deviendront globalement plus humides et les zones sèches deviendront plus sèches.
    Les experts s’attendent également à ce que le réchauffement climatique provoque des événements météorologiques extrêmes plus intenses, tels que les sécheresses, pluies diluviennes et probablement, des ouragans plus fréquents.

    Le GIEC a fait 4 hypothèse de quantité de gaz à effet de serre émis dans l’atmosphère jusqu’en 2100 et a donc essayé de modéliser les conséquences.
    Seule l’hypothèse la plus optimiste permet de limiter à 2d° la hausse de température en fin de siècle. Dans l’hypothèse la plus pessimiste (on continue les émissions au même rythme), la hausse de température pourrait atteindre 5,5 d°C.
    Dans l’hypothèse optimiste, le niveau des mers n’augmenterait, en fin de siècle, que de 40 centimètres, mais dans le scénario pessimiste, cette augmentation pourrait atteindre 82 cm (rythme d’environ 1,6 cm par an). Cette hausse dépasserait le mètre dès le début du 22ème siècle et pourrait atteindre 3m en 2300, ce qui serait une véritable catastrophe.

    Il y a donc un risque i d'extinction pour de nombreuses espèces (animales ou végétales) qui ne pourront pas se déplacer assez vite pour s’adapter.

    Les conséquences possibles sont alarmantes :
        - La sécurité alimentaire affectée notamment dans les régions dépendant de la pêche.
            - Baisse des rendements céréaliers (blé, riz, maïs) dans les régions tempérées et tropicales.
            - Baisse des ressources d'eau potable dans les régions subtropicales sèches.
            - Risques accrus dus aux inondations, glissements de terrain, tempêtes.
            - Hausse des déplacements de population.
            - Risques de conflits accrus pour l'accès aux ressources.

    Il serait temps que les politiques s’occupent de ce problème, et les écologistes feraient mieux de sen préoccuper plutôt que de manifester avec des anarchistes et des casseurs sur des projets aux conséquences négligeables, par rapport à celles ci.
    Il serait temps aussi qu’ils révisent leur position sur l’énergie nucléaire, qui certes a des inconvénients, mais qui est la seule qui permette actuellement de produire suffisamment d’énergie, à la place des centrales à charbon, grosses productrices de CO2, et à terme de permettre la production d’hydrogène de masse nécessaire, dans les réacteurs à haute température,  pour alimenter des piles à combustible pour les automobiles et camions.
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