Vendredi 12 novembre 2010 à 7:45

Relations avec nos parents, famille

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    Je ne sais pas si vous avez vu cela à la télé ?

    Tout le monde connaît le salon de l’auto ou de de l’agriculture.
On connaissait un peu le salon des mariages, mais j’ai appris que maintenant il y a aussi le “salon des divorces” à l’Espace Champerret à Paris.
    Il est certain que dès qu’il y a du fric à gagner, que ne ferait on pas !
    Les divorces sont évidemment beaucoup plus fréquents.
    Quand je me suis marié en 1954, les statistiques comptaient 5 à 6% de divorces. Certes certains couples ne s’entendaient guère mais en général, ils se supportaient jusqu’à ce que les enfants soient élevés de telle sorte qu’ils ne souffrent pas trop de la séparation.
    En 1970 la proportion avait augmentée et était de 10% environ. Aujourd’hui elle est de 50% des mariages qui sont célébrés. Et bien entendu mes séparation de couples d’union libre ne sont pas comptés.
    Les enfants qui vivent dans des familles recomposées sont nombreux et c’est le cas de beaucoup de mes correspondant(e)s.
    Ces divorces se passent parfois bien, parfois au contraire font beaucoup souffrir parents et enfants quand les protagonistes s’affrontent et qu’ils prennet leurs enfant comme arbitres ou en otages.
    Je n’essaierai pas de rechercher les causes de ce phénomène : c’est une évolution de la société qu’il faut accepter.
    Personnellement je trouve qu’il vaut mieux se séparer quand on ne s’entend pas et qu’il n’y a pas d’enfant, et le faire dans le meilleur climat possible.
    Par contre les souffrances que je constate me font penser que les parents qui se disputent et pensent à divorcer ne font pas assez attention aux répercutions sur leurs enfants.
    Celles-ci peuvent être minimes, comme graves et il ne faut pas les ignorer, car j’ai constaté souvent des catastrophes dans ce domaine;

    Je voulais parler du salon du divorce. J’avoue que j’étais habitué à ce que les gens célèbre leur matiage par une fête où ils invitaient leurs amis mais je n’ai encore jamais assisté à la fête pour un divorce !
    Mais pourquoi pas après tout, cela vaut mieux que de s’engueuler !
    Ce que j’apprécie moins c’est le mercantilisme vu à la télévision autour de ces événements et du salon  intitulé “salon du divorce, de la séparation et du veuvage : nouveau départ”
    Si j’ai bien compris on peut même faire une fête pour se réjouir d’être débarrassé de son conjoint : je suis vieux jeu et cela me choque un peu !!
    Voilà des propos de personnes du salon :
    “ Il faut se prendre en main rapidement (car cela ne sert à rien de s’éterniser dans la douleur) et les « nouveaux (ou futurs) célibataires » trouveront sur place une soixantaine d’exposants : juristes (pour que la procédure se passe vite fait bien fait), médiateurs (pour éviter de se trucider devant les enfants), détectives privés (si s’en ai encore au stade mensonges et disputes), agences immobilières (pour changer de décor) et architectes d’intérieur (pour s’y sentir bien), psychologues et médecins (pour aider à digérer l’événement), tours opérateurs (pour tirer un trait et se changer les idées, voire songer à la prochaine lune de miel pour les pressés de se « recaser »), ainsi que coachs, clubs de remise en forme et instituts de beauté pour se refaire une jeunesse et aller de l’avant….”
    Il y avait aussi quelques exemples de tarifs et ce n’était pas donné, pour prendre tout en main et vous permettre de “repartir sur de nouvelles bases”.

    Comme il y avait des “coach de mariage” il y a maintenant des “coachs de divorce” et j’ai même appris dans ce reportage télévisé qu’il y avait des “coach d’amour”. Je me demande bien ce qu’ils peuvent apprendre aux participants.
    Je sais que dans ces périodes difficiles on a besoin d’aide et trouver des adresses de conseillers et de gens qui peuvent vous aider est utile et rassurant.
    Ce qui m’ennuie c’est le mélange entre gens sérieux et charlatans qui proposent leurs services et le caractère très prononcé et affiché aux yeux de tous, d’institution pour riches, alors que les pauvres qui divorcent ont sûrement autant de souffrance;
   
    Et je terminerai par cette remarque du sociologue Jean-Claude Kaufmann, auteur du livre “ L'Étrange Histoire de l'amour heureux” :
« Il y a quarante ans, le divorce était considéré comme une anomalie, un cataclysme. Aujourd'hui, même si cela reste un drame intime, il fait partie du paysage. L'objectif du mariage n'est plus de durer. C'est la qualité du lien qui compte. L'idée d'un “bon divorce” émerge depuis plusieurs années, indique Jean-Claude Kaufmann. On essaye de se séparer de la manière la moins destructrice possible pour préserver les enfants et le couple parental. Bien entendu, il n'est pas toujours aisé de dépasser la logique de guerre mais l'organisation d'un Salon du divorce est un indicateur de cette évolution en cours."

Par Demoiselle-Coquelicote le Mercredi 15 juin 2011 à 15:05
"Salon du veuvage : un nouveau départ". Je suis sûrement vieux jeu aussi, parce que ça me choque beaucoup. Quand on se retrouve veuf ou veuve, c'est quand même rarement volontaire, c'est donc avant tout une grande souffrance ! Une séparation est un choix qui, s'il peut être difficile, peut s'assumer. Alors qu'un décès, on le subit.
Un salon du divorce est-il vraiment nécessaire ? Les gens sont-ils donc si bêtes qu'ils ne peuvent se comporter en adultes et divorcer convenablement comme des grands ?
 

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