Lundi 11 juillet 2016 à 14:45

Biologie, santé.

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    Il est certain que dans nos pays occidentaux, la fréquence de certaines maladies plus ou moins chroniques est en augmentation importante : c’est le cas des allergies, de l’asthme et des rhinites, le diabète et diverses maladies auto-immunes.

    J’ai lu récemment les résultats d’une étude faite par un laboratoire parisien, qui propose une cause possible inattendue.
    Il faisait des études sur des souris de laboratoire et, pour éviter des artefacs dûs à des maladies infectieuses, la règle est d’ être en atmosphère la plus stérile possible, les précautions prises et les traitements antiseptiques éliminant pratiquement tous les germes extérieurs.
    Les chercheurs ont alors constaté que les souris développaient spontanément un diabète de type 1, pour plus de 90% d’entre elles.

    Je rappelle que le diabète (ou ’hyperglycémie) est un trouble de l’utilisation et du stockage des sucres apportés par l’alimentation. Cela se traduit par un taux de glucose dans le sang (encore appelé glycémie) trop élevé.
    Quand on mange, le taux de sucre dans le sang augmente, les glucides (sucres, féculents)sont alors transformés essentiellement en glucose. Le pancréas détecte l’augmentation de la glycémie. Les cellules du pancréas, sécrètent de l’insuline. L'insuline permet au glucose de pénétrer dans les cellules de l’organisme : muscles, tissus adipeux, et le foie où il va pouvoir être transformé et stocké. Le taux de glycémie varie donc peu.
    Le diabète de type 1, ou diabète insulino-dépendant, est une maladie auto-immune, dans laquelle les lymphocites qui habituellement éliminent les éléments étrangers qui arrivent dans l’organisme, notamment les bactéries, détruisent les cellules du pancréas qui produisent l’insuline.
    Le seul traitement est donc un apport artificiel  journalier d’insuline dans le sang
    Le diabète de type 2, ou diabète insulino-résistant, n’est pas une maladie auto-immune; le pancréas peut ne pas fabriquer assez d’insuline, mais pas forcément au début de la maladie, mais c’est l’insuline qui n’agit pas et ne peut plus réguler la glycémie, et cette résistance épuise progressivement le pancréas, qui finit par ne plus assurer une production suffisante d'insuline. Ces deux mécanismes font que le glucose ne pénètre pas dans les cellules du corps et reste dans la circulation sanguine.

    Un parasite s’est introduit dans l’élevage de souris, en trompant les mesures d’hygiène et au grand étonnement des chercheurs, le nombre de souris atteintes de diabète, est descendu au dessous de 50%.
    L’animalerie a été décontaminée et la fréquence de diabète est remontée au dessu de 90%.

    Le laboratoire a alors fait diverses études qui ont montré qu’une hygiène trop poussée, qui élimine les germes extérieurs, favorisait les maladies auto-immunes.
En effet il y a, dans notre système immunitaire, compétition entre les réponses immunitaires contre les antigènes forts que ce sont ceux des agents infectieux et les antigènes plus faibles que sont les antigènes, et les molécules à l'origine des allergies et des maladies auto-immunes. Si la réponse contre les infections diminue car il y a moins de germes, cela va faire remonter la réponse contre les allergènes et contre les auto-antigènes, c'est-à-dire la maladie allergique et auto-immune ».

    Etre en contact avec des bactéries est donc une bonne chose, à condition qu’il n’y en ait pas trop pour qu’on ne soit pas malades et d’éviter si possible les bactéries trop dangereuses.
    Alors à quand notre petite dose quotidienne de bactéries au petit déjeuner !
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