Vendredi 29 novembre 2013 à 8:11

Politique, économie, religion.

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    Nathalie Kociusko Morizet, ma charmante consœur de Polytechnique, candidate à la mairie de Paris, affirmait il y a quelques jours, que le métro était « un lieu de charme, où l’on faisait de belles rencontres ».
    C’est certes un bon point qu’elle prenne parfois le métro, car je ne pense pas que cela arrive souvent aux nantis de l’UMP. Avant que le « petit Nicolas » prenne le métro, il aurait fallu le nettoyer très longtemps au karcher.
    Mais je me demande si NKM prend le métro - même la ligne 13 - aux heures de pointe.

    Ayant la chance d’habiter à moins d’un kilomètre d’une station du RER en banlieue sud, et trouvant les temps de trajet et les stationnements en voiture chers et incertains au plan des délais, je ne me sers que du métro pour aller à Paris, et comme j’y organise des visites et des conférences techniques, j’y vais souvent.
    Mais j’évite si je peux, les heures de pointe. Pour ceux qui ne connaissent pas le métro de Paris, on y transporte en deux heures maximum, le matin, quelques millions de personnes et le soir c’est dans un délai encore plus court.
    Tout le monde est pressé, de peur de rater sa correspondance; des gens courent et vous bousculent involontairement en vous doublant, les quais sont bondés, et quand la rame arrive, d’abord ceux qui sortent et sont aussi pressés, doivent d’abord fendre la foule qui attend, et ensuite tout le monde s’engouffre dans une porte trop étroite. Le flux de personnes se bousculant pour entrer ressemble à l’eau d’un lavabo qui veut s’écouler par l’orifice étroit de l’évacuation.
    S’ils veulent entrer, pour obtenir un petit espace, les derniers doivent appuyer sur la foule entassée dans la voiture, pour la compresser encore plus, comme on appuie sur une valise trop bourrée avant de la fermer. Les portes automatiques se ferment péniblement et heureusement le train ne peut partir si elles ne se ferment pas complètement, coincées par quelqu’un qui n’a pu rentrer !
    Une fois dedans, pas moyen de s’accrocher quelque part, mais ce n’est pas grave. Les corps sont serrés comme des sardines dans une boîte, et tous sont soudés entre eux et les parois de la rame. Le seul ennui, c’est que si on a un ordinateur portable, il faut prendre le sac entre les dents pour qu’il ne soit pas écrasé.
    Et si on est à coté de la porte on se ronge les sangs, car, pressé contre la vitre, on a peur qu’elle éclate.
    Si vous êtes au contraire, loin de la porte, pour descendre, il faut vous y prendre deux stations avant votre destination, pour vous rapprocher de cette porte, par un lent jeu de taquin, et d’efforts désespérés pour vaincre les frottements. Et à la sortie, attention, la pression des gens dans la rame va vous éjecter à grande vitesse sur le quai, au milieu de la foule qui attend pour monter. Gare aux « belles rencontres » à grande vitesse !!

    Alors vous comprendrez que, ayant la chance d’être maître de mes horaires de travail, j’essaie d’éviter cet enfer et de prendre le métro aux heures dites « creuses ».
    Ce n’est plus une galère, mais j’avoue que le « charme »  me paraît rare, n’en déplaise à NKM et les rencontres extraordinaires aussi (mais je n’ai jamais cherché à être un dragueur de minettes ! lol).
    Mais la plupart des gens dans le métro sont tristes, préoccupés, ont l’air fatigué. La plupart consultent leur téléphone portable.
    J’ai toujours été un peu surpris de les entendre converser à voix très haute (sans doute à cause du bruit ambiant), et donc on est obligé d’entendre la conversation. Parfois anodine, parfois une engueulade ou une rupture avec le ou la petit(e) ami(e). Quelque fois aussi ils racontent leurs fredaines ou les aventures de leur dernière nuit. J’avoue que je serais très gêné de faire pareil, devant tous les gens du wagon qui écoutent !
    Quelques jeunes qui chahutent aussi parfois, mais dans la journée, je n’ai jamais rien vu de bien méchant.

    Bref le métro me paraît, certes, un excellent moyen de transport et un très bon observatoire de l’environnement humain de la capitale, de ceux qui travaillent et n’ont pas une vie de nantis. Mais de là à dire que c’est un charme envoûtant, j’avoue de pas bien suivre NKM
    Mais que ne dirait on pas quand on est en campagne électorale, pour charmer ses électeurs dans le métro !!!

           (Voir aussi les 4 articles que j'ai fait sur le métro de Paris, du 4 au 7 juin 2012)
Par alyane le Vendredi 29 novembre 2013 à 9:30
Quand je venais Paris passer mes exams, je le prenais à toutes les heures, et notamment aux heures de pointe, ce n'était pas toujours très drôle. Pratique oui. Quand il y avait des grèves, j'ai parcouru Paris à pied.
Par maud96 le Vendredi 29 novembre 2013 à 23:51
Microsociologie du métro : amusante à lire, et bien observé je trouve... même si à Montréal ou Lyon, çà semble plus cool ! Quand je viens à Paris, j'utilise surtout la 6, pour aller de Gare-de-Lyon à Passy... On survole un peu Paris sur cette ligne ! Et à Paris, ce sont surtout les couloirs que je trouve presque angoissants !
 

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