Samedi 27 août 2011 à 8:35

Inné et acquis

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    Je vous ai souvent dit qu’un des problèmes des jeunes était leur difficulté à évaluer les risques de leurs actes, ce qui conduisait à beaucoup d’imprudences.
    En effet c’est le cortex préfrontal qui exécute cette tâche et il n’est pas complètement connecté jusqu’à un âge “avancé” (20 à 25 ans). Par ailleurs il se réfère à des situations passées et l’expérience ne vient qu’avec l’âge.


    Par ailleurs je vous ai aussi expliqué l’une des préférences cérébrales, qui nous amenait à privilégier l’information (on dit que la personne a une préférence “P” comme “Perception”, ou à préférer la décision et on dit qu’elle est “J” comme “Jugement”.
    La personne "J" veut avoir barre sur les événements et prévoit ce qui va se passer et ce qu’elle devra faire (et parfois se trompe par manque d’adaptabilité), et le personne "P" s’adapte au dernier moment ( et parfois ne es décide jamais et remet toujours au lendemain ce qu’elle pourrait faire immédiatement).
    Il est certain qu’une personne J prévoiera mieux les conséquences de ses actes qu’une personne P.

    Mais j’ai trouvé dans un article récent une explication complémentaire quant à la capacité d’apprentissage et son lien avec des gènes.
    En effet quand un enfant, malgré ce qu’on lui a dit, touche un objet trop chaud et se brûle, il retient en général que c’est dangereux de mettre ses doigts sur de tels objets, dont la chaleur se perçoit à distance avant le contact
    II a appris grâce à son erreur, mais cette capacité d'apprentissage des erreurs serait génétiquement déterminée, et inégalement répartie entre les individus.
    Dans une expérience réalisée el l'lnstitut Max Planck de Leipzig, des volontaires voyaient se succéder sur un écran des paires de signes chinois incomprélensibles, et devaient en sélectionner un sur les deux.
    Certains signes apportaient des récompenses et d'autres; des pénalités. Peu à peu, la plupart des joueurs apprennent à éviter les signes associés à des sanctions, mais certains y parviennent moins bien que d’autres. L'analyse génétique révèle que ces “mauvais élèves” ont une forme bien particulière du gene codant ‘un des récepteurs de la dopamine.
    Sur les 26 personnes testées dans cette expérience, 14 avaient une forme du gène qui rend plus difficile I'apprentissage par essai et erreurs, et 12 ont une forme qui facilite cet apprentissage. Le gène incriminé assure la production, par le cerveau, d'une protéine qui conditionne l’action de la dopamine et tapisse la paroi des synapses de certains neurones, au sein desquels elle assure le transfert de I'information nerveuse. Elle est synthétisée en moindre concentration chez les “mauvais éleves”, si bien que le circuit neuronal qui permet d'ajuster ses choix en fonction des expériences passées (le cortex frontal postéro-médian et les ganglions de la base) s'active moins.
    D’autres études ont montré que la version désavantageuse du gène serait en outre responsable de conduites addictives, tel l'alcoolisme ou la consommadon de drogues. Dans ce cas, elle empêcherait ceux qui en sont dotés de prendre conscience des conséquences néfastes de leurs actes.

    Cela dit, même quand on ne fait que ça, prévoir les conséquences de nos actes, parfois notre hypocrisie et notre égoïsme nous aveuglent, et on ne pense qu'à notre intérêt, et on néglige l'autre!!!
Par alyane le Samedi 27 août 2011 à 15:49
On ne peut pas prévoir toutes les conséquences, qu'on détaillerait en petits morceaux. ON n'arriverait pas à faire grand chose de la journée, et on n'avancerait pas.
 

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