Dimanche 27 février 2011 à 8:00

Biologie, santé.

http://lancien.cowblog.fr/images/ClimatEnergie/fuseaux.jpg

     PLoS ONE est une revue scientifique exclusivement en ligne, dans les domaines de la biologie et de la médecine, qui a été lancée à fin 2006, et publie un grand nombre d'articles scientifiques, pourvu que les travaux soient rigoureusement menés.
    Vous pourrez trouver à cette adresse un article qui fait référence à une recherche de EM Gibson et de son équipe, de l’université de Berkeley, sur les effets éventuels des décalages horaires répétés sur notre cerveau :
    http://www.plosone.org/article/info%3Adoi%2F10.1371%2Fjournal.pone.0015267
    J’ai trouvé cette étude assez alarmiste.

    Les vols à longue distance, et les décalages horaires qui en résultent, entraînent des troubles du sommeil, de la fatigue et un manque de concentration les journées suivantes.
    Les neuro biologistes et médecins se demandent donc s’ils ont un impact plus profond sur le cerveau.

    Une expérimentation a donc été menée par par Erin Gibson et ses collègues sur des hamsters, et à montré que des décalages horaires répétés de six fuseaux horaires deux fois par semaine pendant un mois, réduisaient de 60% la formation de nouveaux neurones dans la zone cérébrale essentielle à la mémoire dont je vius ai souvent parlé dans ce blog : l'hippocampe.
    Le marquage biochimique des neurones nouvellement formés dans l'hippocampe au cours de cette période a révélé une baisse importante de la formation de nouveaux neurones), qui semble jouer un rôle dans la mémorisation.   
    Conformément à cette prédiction, les animaux testés dans des épreuves de mémoire spatiale (se souvenir du compartiment d'une cage associé à une récompense) ont présenté une perte presque complète de mémorisation des lieux, qui a persisté pendant plusieurs semaines.

    Ces conditions expérimentales représentent un régime comparable à celui des personnels de vol des avions de ligne ou, celui d’hommes d'affaires.
     Des effets similaires sont donc envisageables chez l'homme. Leur amplitude et leur durée doivent encore être évaluées.
    Les causes de cette inhibition neuronale sont mal connues, mais le décalage horaire augmente la libération de cortisol dans le sang, comme le ferait un stress prolongé. Or les liens entre stress, cortisol et perturbations de la neurogenèse, sont avérés.
    Il y aurait donc des risques potentiels pour le personnel navigant et les grands voyageurs. Lesquels, on ne sait pas encore. Les optimistes penchent pour des effets faibles et passager de difficulté de mémorisation, les plus pessimistes de probabilité plus grande de perturbations ultérieures telles que le maladie d’Alzeimer.
   
    Alors, au nom du principe de précaution, va t’on interdire tout voyage au long cours en avion. Cela ferait des économies de pétrole lol
Par monochrome.dream le Dimanche 27 février 2011 à 10:10
Des économies de kérosène, peut-être, mais une bonne partie de l'économie internationale se casserait la gueule si on interdisait les voyages...
Ton article m'inquiète un peu pour des gens que je connais et qui voyagent au rythme que ce que tu décris là.
Par jazz le Dimanche 27 février 2011 à 11:44
bonjour Jean-pierre
coucou musical te souhaitant un bon dimanche A+ d' Emmanuel
 

Ajouter un commentaire









Commentaire :








Votre adresse IP sera enregistrée pour des raisons de sécurité.
 

La discussion continue ailleurs...

Pour faire un rétrolien sur cet article :
http://lancien.cowblog.fr/trackback/3089551

 

<< Page précédente | 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | Page suivante >>

lancien

sortir de la tristesse

Créer un podcast