Jeudi 23 juin 2016 à 19:21



    Et enfin les deux derniers sujets, bien différents l’un de l’autre.

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    Le premier ne m’inspire pas du tout :
        - Pourquoi avons-nous intérêt à étudier l’histoire ? (ES)
       
    Qu’est ce que l’histoire? C’est l’ensemble des faits et événements du passé, mais aussi le récit de ces événements. De plus la plupart des auteurs ajoutent en général des explications ou des jugements personnels, qui ne sont pas forcément exacts, mais résultent souvent d’une interprétation personnelle. Mais il y a vraiment une « science de l’histoire » qui cherche à expliquer les faits et justifier les décisions qui les ont provoqués.
    Certains diront que le passé ne peut se modifier, alors à quoi bon l’étudier. D’autres y sont attachés sentimentalement comme l’histoire de notre famille, de nos ancêtres, de notre pays, de l’humanité. Certains pensent que l’expérience des faits du passé peut nous aider dans nos décisions à venir.

    Il est certain que les faits historiques sont uniques et ne se répètent pas, et donc échappent à l’expérimentation. On ne les connaît que par des récits, très déformés si ces faits n’ont pas fait l’objet d’écrits, mais de tradition orale. Et m^me s’il y a témoignage, d’une part on sait qu’un témoins n’est pas forcément ni fiable, ni impartial, ni objectif.
    L’histoire n’est donc pas une science à proprement parler : elle est subjective.

    Toutefois les histoires des divers peuples, des divers lieux, des régions du monde, ne sont pas indépendantes les unes des autres. En rechercher les différences, les interactions, ce qui est lié à la civilisation, à la géographie, au développement technique, à l’expression des arts, est intéressant et c’est de la culture générale.

    L’histoire est faite par les hommes et par la nature, ses bienfaits et ses catastrophes. Connaître l’histoire, c’est donc connaître une évolution de l’homme,  c’est suivre les progrès et les erreurs (voire horreurs) de l’humanité.
    Des sciences plus exactes peuvent venir à son secours, la psychologie pour étudier les comportement des hommes d’autrefois, les sciences de la nature pour analyser et expliquer les phénomènes naturels.
    L’histoire engendre aussi d’autres sciences souvent aussi hypothétiques qu’elle, telle la paléontologie, l’archéologie, mais aussi des sciences à part entière, communes avec la physique (comme l’étude de l’univers), ou avec la biologie, comme l’évolution des espèces ou l’épidémiologie.
    L’histoire n’est pas une science, mais elle a un intérêt scientifique.

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    Le second est plus d’actualité :
          - Travailler moins, est-ce vivre mieux ? (S)
   
    Autrement dit, suffit-il de diminuer le travail pour que le bonheur augmente ou, à contrario, le bonheur découle t’il du temps libre, des loisirs, de l’oisiveté.
    Cela dit qu’entend t’on par travail : est ce le travail rémunéré, fait pour produire et pour vivre, ou est il aussi question du  le travail que l’on fait à titre personnel ?

    Il est souvent vrai que le travail que l’on fait pour vivre est vécu comme une contrainte, que l’on subit par nécessité pour « gagner sa vie ».
C’est d’autant plus vrai que ce travail est pénible physiquement et donc fatigant.
    Il est certain que celui qui soude de grosses plaques de métal, dans une atmosphère à 40 d°, ou l’ouvrier du bâtiment qui porte de lourdes charges, même s’ils sont fiers de leurs réalisation, seraient moins fatigués s’ils travaillaient moins.
    Je me souviens d’un ingénieur qui, au musée des Arts et Métiers, nous montraient les anciens métiers à tisser qui commençaient à s’automatiser, et nous citait cette phrase d’Aristote  : « l'esclavage disparaîtra quand les métiers à tisser fonctionneront tout seuls ».
    Donc diminuer le temps de travail permet de diminuer la fatigue de certains et de mieux profiter de la vie. Mais cela implique une certaine activité et de ne pas aller jusqu’à l’oisiveté, qui selon le proverbe est « la mère de tous les vices ».

    Mais en fait tout dépend du travail que l’on fait et de l’intérêt qu’on lui porte, dans le masure ou c’est effectivement un travail qui apporte quelque chose à celui qui le fait.
    Il ne faut pas croire que seuls les cadres ont un travail qui les intéresse.
    J’ai connu de bons ouvriers qui réalisaient des pièces mécaniques très difficiles, notamment pour l’aéronautique, et qui s’intéressaient presque passionnément à ce qu’ils faisaient, étant très fiers de ce qu’ils arrivaient à réaliser. Mais c’étaient des ouvriers et techniciens qui connaissaient parfaitement leur métier : ils avaient donc conscience de leurs capacités à travers ces réalisations, et par ailleurs avaient l’impression de faire une œuvre utile.
    J’ai connu aussi des ingénieurs passionnés par leur travail, et qui ne ressentaient pas le besoin de travailler moins.
    J’ai connu aussi des personnes à la retraite, qui ont continué à faire des travaux bénévoles, pour se sentir utile mais aussi pour voir d’autres personnes et avoir des occupations variées, et d’autres retraités qui ne faisaient rien de constructif de leur temps libre, et se morfondaient, en attendant la fin de leur vie.
    Au fond plutôt que « travail », parlons « occupation ». Tout dépend de son intérêt et de sa pénibilité. Diminuer une occupation que l’on aime n’est pas la plupart du temps le moyen de mieux accéder au bonheur.
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