Mardi 15 septembre 2009 à 18:42

Ecologie, Changement climatique


    Nous avons vu dans mes précédents articles, que dans une perspective de tarissement des ressources fossiles et de changement climatique dû aux dégagements supplémentaire par l’activité de l’homme des gaz à effet de serre, et d’un doublement des besoins en énergie dans le siècle actuel, il était indispensable de trouver de nouvelles sources d’énergie le moins polluantes possible, le captage du CO2 émis par la combustion des produits carbonés n’étant qu’une solution provisoire qui risque d’arriver bien tardivement.
    Dans les deux articles d’aujourd’hui et demain , je parlerai des énergies dites “renouvelables”, c’est à dire pour lesquelles nous ne sommes pas menacés par un tarissement des ressources. Toutefois je réserverai le nucléaire pour un autre article.


    Les  énergies  renouvelables sont  parfois  qualifiées improprement  d’énergies  nouvelles  alors  que  ce  sont  les plus anciennes à avoir été utilisées par l’homme.
    En effet la découverte du feu de bois date d’environ 500 000 ans.        
Malheureusement, une exploitation intensive des forêts a rendu le bois de plus en plus rare et aurait pu conduire à la disparition de la civilisation occidentale  si  celle-ci  n’avait  pas  exploité  le  charbon  ce  qui  a  permis  la  révolution  industrielle du 19ème siècle. 
    Les besoins en énergie étaient alors beaucoup plus faibles.
    Vers 1800,un Français consommait 14 fois  moins  d’énergie  qu’aujourd’hui  et  la  France  avait  2  fois  moins  d’habitants  si  bien  que  la consommation  énergétique  en France était  28  fois  plus  faible.  Le  passage  aux  énergies  fossiles a permis de   replanter  des  arbres et la surface des forêts est aujourd’hui en France le double de ce qu’elle était il y a 2 siècles.
    Les moulins à vent et à eau étaient nombreux, certains même en Bretagne utilisaient la marée et nous aîeuls construisaient des barrages pour en utiliser la force motrice pour bouger des charges lourdes ou faire tourner des machines.
    Mais les moyens utilisés les siècles derniers, produisaient peu d’énergie, et en général localement, alors qu’aujourd’hui il faut en produire beaucoup, et notamment de l’électricité, pour l’ensemble des utilisateurs, et à un coût raisonnable et compétitif.
    Remarquons aussi que paradoxalement les pays développés parlent beaucoup d’énergies renouvelables mais utilisent majoritairement des combustibles fossiles alors que les pays en voie de développement utilisent des énergies renouvelables et rêvent de combustibles fossiles.

    Tant que nous sommes dans les généralités, remarquons d’abord que avec le nucléaire et l’hydraulique, la France est le premier producteur dans le monde d’énergies renouvelables.
    Il faudra utiliser toutes les énergies pour subvenir aux besoins mondiaux et donc, dans un premier temps Utiliser les énergies renouvelables pour diminuer la consommation de combustibles fossiles, mais pas pour les remplacer. Par ailleurs, certes la technologie doit faire de grands progrès, mais l’éducation et la formation joueront aussi un rôle très important.
    La formation des installateurs est en particulier un point critique. Il faut qu’il y ait une formation  commune  faite  par  des groupes industriels  ayant  une  taille  importante  pour assurer une standardisation, une continuité dans le temps et une durébilité de plusieurs dizaines d’années.
    Les  investissements  à  faire  dans  le  domaine  des  énergies  renouvelables  sont  considérables et pour que ce soit attractif, il faut que le consommateur paye, pour un service équivalent ou meilleur, moins que dans la solution actuelle afin d’être dans une stratégie gagnant-gagnant et donc d’aider le consommateur à investir et à rembourser ensuite les sommes avancées par un organisme ou l’Etat, en profitant des économies réalisées.
    Enfin il faut utiliser les énergies renouvelables qui sont économiquement intéressantes pour le pays. Il ne faut pas céder aux modes et développer des sources d’énergies où il est nécessaire d’importer la technologie et d’utiliser une main d’oeuvre externe ou celles dont le prix de revient est trop élevé ou dont l’utilisation n’a pas assez de souplesse.

                  La biomasse :

    Elle concerne essentiellement le bois, les biocarburants et l’utilisation de déchets.


        Le bois :
    J’en ai parlé plus haut et dans mon article précédent d’hier.
    Le bois est une source d’énergie intéressante, très utilisée dans certains pays tel par exemple le Canada. Mais ces mêmes payas ont appelé l’attention sur les émissions autres que celles de CO2, qui ont des inconvénients notamment des poussières, des goudrons et du N2O (oxyde nitreux qui est un gaz à effet de serre. L’oxyde de carbone CO très toxique, n’est pas un problème important, sauf dans la pièce elle même de combustion, car dans l’atmosphère, il se transforme en CO2.
    On connait bien la suie qui se dépose dans les cheminées des maisons et qu’il faut “ramoner”.
    Ces émissions peuvent être captées mais ce serait trop cher au niveau d’une cheminée d’habitation individuelle.
    Comme je l’ai dit, quand on tient compte du pouvoir calorifique moins élevé (le tiers) et de la déforestation, le bois ne fait pas gagner beaucoup, au plan écologique,  par rapport au fioul et surtout au gaz.
    Mais il est certain que des pays comme le Canada qui disposent de forêts immenses ont intérêt à se chauffer au bois plutôt qu’au fioul, au gaz ou au charbon, à la fois au plan économique et écologique.
    Par ailleurs on n’a pas intérêt à laisser perdre les déchets de bois et encore moins à les brûler en plein air. Donc les déchets de bois, les “granulés” de sciure sont des compléments énergétiques intéressants.
    Je regrette simplement que cela devienne une “mode” et que tous les industriels qui fabriquent des poeles et chaudières à granulés fassent une publicité mensongère qui va, sur leur site internet, jusqu’à raconter que le bois ne produit pas de CO2 en brûlant, alors que le bois est un produit carboné et que un élève de seconde sait que le carbone et l’oxygène donnent du CO2 en brûlant. On prend vraiment les gens pour des imbéciles!
http://lancien.cowblog.fr/images/ClimatEnergie/bois.jpg
http://lancien.cowblog.fr/images/ClimatEnergie/premieregeneration.gif














































        Les biocarburants
    Là encore on nous bassine avec la pub plus ou moins exacte et on nous a fait croire que les “biocarburants sauveraient la planète.
    Il faut se rappeler que ce sont des produits carbonés mais ils sont cependant  intéressants pour autant que leur production n’entre pas en compétition avec la biomasse alimentaire ce n’est pas encore le cas aujourd’hui pour les carburants dits de premiÖre génération (éthanol, biodiesel). On ne peut d’ailleurs les utiliser dans la plupart des moteurs que mélangés à l’essence.
    C’est  la  raison  pour  laquelle  il  faut  développer  les  carburants  de  deuxième  génération  utilisant  la biomasse lignocellulosique (bois, déchets de bois, taillis à pousse rapide, paille, etc.). En apportant de
l’énergie de l’extérieur, notamment sous forme d’hydrogène, on peut doubler ou tripler le rendement à l’hectare par rapport aux biocarburants de première génération, sans concurrencer la production alimentaire.
     Ceux qui s'intéressent à ce domaine trouveront de nombreux renseignements sur http://fr.wikipedia.org/wiki/Biocarburant
   
        L’utilisation de déchets
    Il est aujourd’hui classique d’essayer d’utiliser les déchets notamment organiques lorsqu’ils ne sont pas recyclables. Depuis longtemps on a fait du compost et beaucoup d’engrais sont issus de déchets, certains d’ailleurs avec quelques problèmes à la clé, comme les lisiers de porc, à l’origine en Bretagne de la pollution par nitrates et de la prolifération des algues vertes.
    Il est maintenant courant de récupérer de la chaleur par le brûlage des ordures ou de transformer une vaste gamme de déchets (du plastique aux résidus non ferreux des voitures) en une huile combustible capable de fournir plus d'énergie que le gasoil normal. Avec une tonne de plastique, il est possible de récupérer en quelques heures jusqu'à 850 litres d'huile synthétique avec lesquels on alimente -sans raffinage préalable- les moteurs diesel ou les turbines, et plus de 100 kilos de gaz, parmi lesquels le méthane et le propane, qui peuvent être utilisés pour la production d’énergie.
    Les déchets utilisés sont en général les déchets ménagers dans les villes et des déchets agricoles.

   
Dans l’article de demain je parlerai de l’hydraulique, de la géothermie, de l’éolien et du solaire.
   

Par Paskale le Mardi 15 septembre 2009 à 19:35
J'ai vu un reportage très intéressant sur l'isolement des toitures en y mettant dessus à la place des tuiles de l'herbe ou des plantes! Non seulement à l'oeil c'est très beau mais en plus très économique paraît-il...
Peut-être rien à voir avec ton sujet, mais j'ai trouvé ce reportage fort intéressant! Grâce à tous ces efforts peut-être demain sera t- il un peu plus que bien!!!
Par panda-o-pommes le Mardi 15 septembre 2009 à 19:41
Humm... Très riche tout cela. Je suggère en complément une petit visite chez Loulou Green. Pop et écolo, c'est possible aussi !

http://www.myspace.com/loulougreenmusic
Par jazz le Mercredi 16 septembre 2009 à 11:28
bonjour Jean-pierre
merci pour ton article ,très intéressant à lire par ici
bonne journée et A+ de Emmanuel
 

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