Samedi 17 août 2019 à 16:01

Ecologie, Changement climatique

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       Je regarde tous les jours le journal télévisé pour savoir un peu ce qui se passe en France et dans le monde. On nous montre malheureusement souvent la pollution, qui sévit chez nous, mais encore plus en Inde ou en Chine et on voit de nombreuses personnes qui circulent, un masque antipollution blanc sur le nez.
      C’est vrai aussi dès qu’on parle d’épidémie de grippe ou autre maladie respiratoire .
     Cela me laisse perplexe, car j’ai travaillé autrefois dans un labo où l’on étudiait la protection des voies respiratoires et je crains que ces précautions soient malheureusement souvent plus nocives qu’efficace.
    En effet tout dépend contre quoi on veut se protéger.

    En matière de protection des voies respiratoires, on trouve divers matériels d’efficacité croissante :
        - de simples masques de tissus qu’on met devant le nez et la bouche, attachés par un élastique derrière la nuque. C’est ce que portent les personnes vues à la télévision. C’est évidemment bon marché.
        - des masques plus élaborés de chirurgiens, qui épousent davantage les formes du visage et dont le tissus est spécifique.
        - les masques de peintre, destinés à ne pas respirer la peinture dans une cabine de pistolage.
        - les masques à gaz que l’on portait pendant la guerre (ou en service dans l’armée)
        - les respirateurs à bouteille des pompiers.
    Tout dépend contre quoi on veut se protéger.

    Je rappelle d’abord que 1 micromètre (µm) = 1/1000ème de millimètre et 1 nanomètre (nm) = un millionième de millimètre.
    A titre de comparaison un globule rouge mesure 7µm, une bactérie environ 1µm.

    Lorsque nous respirons, nous aspirons environ 1/2 litre d’air pour en absorber l’oxyg§ne et rejeter ensuite du gaz carbonique (CO2). Nous respirons en même temps des particules et gouttelettes qui flottent dans l’air, et divers polluants gazeux, provenant des activités industrielles du chauffage, et surtout des rejets des moteurs de voiture : oxydes d’azote (NO et NO2), dioxyde de soufre (SO2), ozone (O3).
    Il peut y avoir évidemment des polluants autres : oxyde de carbone (CO), lors de combustions, produits chimiques lors d’épandages… dont certains peuvent être dangereux.

    Parlons d’abord des particules qui constituent la pollution la plus courante et la plus dangereuse.
    Les pics de pollution en France peuvent aller jusqu’à plusieurs millions de particules de particules fines par litre d’air que nous respirons toutes les deux inspirations, voire à chaque respiration si nous sommes en train de faire un effort physique.
    Les particules dans l’atmosphère se classent en quatre principales catégories, vis à vis de notre respiration :
        - Les particules les moins fines de diamètre supérieur à 10 µm.
    Ce ne sont pas les plus dangereuses car elles sont pour la plupart arrêtées par le nez et la gorge où elles se déposent. D’autre part, comme elles sont lourdes elles tombent et de déposent sur le sol.
    Les particules de diamètre inférieur à 10 µm. sont appelées PM10
        - Les particules de diamètre compris entre 2,5 et 10 µm.
    Ce sont elles les plus dangereuses, car elles pénètrent dans les poumons, et constituent la majeure partie en masse. Certaines en ressortent, mais d’autres s’y accumulent et encombrent les alvéoles pulmonaires en perturbant la respiration
    Les particules de diamètre inférieur à 2,5 µm. sont appelées PM2,5
        - Les particules de diamètre compris entre 2,5 et 0,1 µm.
    Elles sont également dangereuses car elles ont tendance à rester en suspension dans les poumons sans en ressortir et surtout leur concentration correspond en général au maximum de la pollution et donc au maximum d’absorption possible.
    Elles encombrent les alvéoles pulmonaires et les plus fines traversent les parois des vaisseaux sanguins.
        - Les particules de diamètre inférieur à  0,1µm.  (100 nm : PM0,1).
    Elles ne représentent qu’une faible masse, mais sont très nombreuses et peuvent franchir la paroi des vaisseaux sanguins du poumon et donc circuler ensuite en même temps que le sang dans l’organisme. Mais on ne sait pas quel est exactement leur comportement, car à cette taille, les matériaux ont des comportements particuliers.

    L’organisation mondiale de la Santé (OMS) estime que la pollution entraîne la mort prématurée de 7 millions d’e personnes dans le monde dont 48 000 en France.
    Les dangers sont les suivants :
        - Des réactions inflammatoires des poumons
        - Des symptômes respiratoires : difficultés à respirer.
        - Des effets néfastes sur le système cardiovasculaire.
        - Un risque de cancer au moins pour certains produits
        - L’accroissement de la prise de médicaments, de l'hospitalisation et de la mortalité des personnes souffrant de problèmes respiratoires, étant cardiaques ou asthmatiques (et considérées comme les groupes à risques).
        - Les personnes âgées et les enfants sont également considérées comme les groupes à risques

    Malheureusement tous les masques que l’on porte sont inefficaces, que ce soit de simples tissus jusqu’au 215 références de marques, vendues en France, et tant pour les particules fines que pour la pollution gazeuse.
L’Agence Nationale de Sécurité Sanitaire de l’Alimentation de l’environnement et du travail (ANSES) a étudié ces masques et dénonce leur inefficacité.
    Les masques ne sont conçus que pour filtrer les particules fines et n’ont aucun effet sur les gaz. Leur adhérence au visage est souvent mauvaise et donc leur étanchéité n’est pas bonne. La filtration dans les conditions d’usage est très inférieure à celle mesurée en laboratoire. Si la filtration des particule de diamètre supérieure à 10 µm est bonne (mais de peu d’intérêt, celle des particules autour de 2,5 µm est moyenne et celle des particules PM0,1 est pratiquement nulle.
    En outre ces masques sont conçus pour des personnes normales au repos et non pour des personnes à risue ou faisant un effort physique.
    Les masques de chirurgien n’ont pas une efficacité beaucoup plus grande : ils sont destinés à empêcher les particules liquides issues de la bouche et du nez du chirurgien d’aller sur le champ opératoire.
    Les masques militaires sont plus efficaces, mais d’un port pénible et inconfortable, que ne supporteraient pas les personnes non entraînées.
    A noter qu’aucun masque n’arrête les molécule gazeuses de petite taille telles que CO, O3 ou NO. Seul le scaphandre des pompiers, complètement étanche et alimenté en oxygène, est efficace dans ce cas.

    Contre cette pollution, le seule solution est de diminuer son intensité, et ensuite de réduire l’activité des personnes pour moins respirer, mais les masques sont inefficaces et, si l’on reste chez soi, il est cependant nécessaire d’aérer pour éviter des accumulations de produits dans les pièces.
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