Mercredi 18 mars 2015 à 7:46

Biologie, santé.


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     Il est bien connu que nos antibiotiques, dont nous avons abusé en les utilisant dans des cas inappropriés d’infection virale, en arrêtant trop tôt les traitements, et surtout en les utilisant dans la nourriture des animaux comestibles, que ces antibiotiques actuel donc ne nous protègent plus contre les infections et notamment celles des colibacille, des staphylocoques dorés et des bactéries responsables des infections pulmonaires (et qui peuvent nous faire mourir suite à une grippe..
    Peu de nouveaux antibiotiques apparaissent sur le marché hélas et des calculs prévoient que si cela continue ainsi, il y aura des dizaines de millions de morts à l’échéance 2050.
    Il semblerait d’après un article de la revue « La Recherche » dont je vous parlerai demain, qu’une nouvelle source d’antibiotique vienne d’être découverte enfin.
    Aujourd’hui, je vais écrire quelques lignes sur ces staphylocoques dorés (Staphylococcus aureus), qui est la souche de staphylocoques la plus fréquemment rencontrée en pathologie humaine et vétérinaire. Elle partage avec la bactérie Escherichia coli (les colibacilles), le premier rang des germes responsables d’infections nosocomiales (infections contractées à l’hôpital), et également au deuxième rang des bactéries responsables en France d’intoxications alimentaires, après les salmonelles.
    J’ai connu des camarades qui, après s’être blessés, avaient eu une infection grave de leur plaie et qui ont traîné pendant des mois avant de guérir, et qui ont même dans certains cas gardé des séquelles graves de leur blessure.

    Les staphylocoques dorés peuvent être à l’origine d’infections avec production de pus ou d'infections avec production de toxines, toutes d’autant plus difficiles à combattre que la majorité des souches sont aujourd’hui multirésistantes aux antibiotiques.
    Dans les cas des infections alimentaires, ce sont les substances toxiques appelées entérotoxines qui, libérées par les souches se multipliant dans les aliments, déclenchent les symptômes : vomissements violents et répétés, souvent accompagnés de diarrhée, et de fièvre.
    Les infections cutanées provoquées par le staphylocoque doré peuvent prendre de multiples formes : furoncles, folliculites, panaris, impétigo, abcès divers. Les infections des muqueuses sont également fréquentes et peuvent atteindre les yeux (conjonctivites), les oreilles (otites), la sphère génitale (endométrite, salpingite) ou les voies respiratoires (pneumonies, pleurésies).
    Toutes ces infections cutanéo-muqueuses sont susceptibles de se compliquer et d’aboutir à des septicémies aiguës (infections généralisées), et associées à des localisations secondaires  : valves cardiaques, os, articulations, rein, cerveau….
    Les staphylocoques dorés sont présents au niveau du nez, de la gorge ou de l’intestin, en dehors de toute pathologie, chez environ 30% des sujets sains, qui bien que porteurs de la bactérie, ne présentent pas de symptômes d’infection. A l’hôpital, l’infection peut survenir quand les défenses immunitaires des patients diminuent, ou quand la barrière cutanéo-muqueuse est rompue, (blessure, opération), ce qui favorise la pénétration dans l’organisme de souches véhiculées par les patients ou par les membres de l’équipe soignante.

    Le staphylocoque doré est une bactérie de forme arrondie (coccus) d’environ un micron de diamètre et mis en évidence par la coloration Gram + , et qui par conséquent, comporte une enveloppe externe (une « capsule polysaccharide » ).
    Elles se regroupent en grappes de quelques mm.
    Son ADN est constitué d’environ 2,8 millions de bases puriques codant environ 2700 protéines.
    Elle mute facilement, ce qui complique la lutte par des antibiotiques.
    Elle a été découverte en 1879 par Pasteur dans du pus de furoncle.
    Elle se multiplie rapidement même en l’absence d’oxygène, car elle utilise chimiquement l’oxygène des supports organiques, avec une croissance optimale, à 37 d°C, en milieu neutre (ph7) et dans de fortes concentrations de sel (NaCl). Le froid et la congélation ne les tuent pas.
    Son pouvoir pathogène est dû à de multiples enzymes et à des toxines.
    Certaines de ces enzymes peuvent coaguler le plasma sanguin ce qui lui permet de créer un caillot qui délimite un foyer infectieux, où les germes sont à l’abri du système immunitaire et peuvent se multiplier pour coloniser le reste de l’organisme par voie sanguine. Elles détruisent également les leucocytes et créer, dans le derme et les muqueuses, des lésions qui favorisent une multiplication et une diffusion dans l'organisme à partir de ces poches qui les protègent des réactions immunitaires.

    On peut évidemment prévenir les infections par une hygiène importante : lavage des mains, désinfection des plaies, conservation des aliments à l’abri de l’air et au froid.
    Certaines huiles essentielles, notamment de l’arbre à thé, ont des vertus désinfectantes, car elles rendent perméable la membrane des bactéries.
    Cela ne suffit pas pour les supprimer
    Ce sont les antibiotiques qui sont les seuls combattants efficaces mais le traitement est long et souvent très mal supporté par le malade et de plus en plus les staphylocoques dorés deviennent résistants aux antibiotiques connus.
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