Samedi 8 août 2009 à 8:13

Le bonheur

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    Toujours dans le cadre du bonheur, certaines d’entre vous semblent attendre en permanence des jours meilleurs et, ne les voyant pas arriver, se désespèrent ou vont chercher un peu de réconfort de leur mal de vivre dans des soirées alcoolisées ou cannabisées, qui d’ailleurs ne leur apportent pas plus ce bonheur tant espéré.
    Je sais que certaines d’entre vous souffrent véritablement d’un mal être, et j’essaie de les aider à le surmonter, mais je trouve aussi que c’est parfois parce que vous êtes très pessimiste et que vous ne vous posez pas assez la question : “quelles bonnes raisons ai-je d’être ainsi malheureuse ? ”

 - Suis-je à la rue ? non j’ai un toit et un lit confortable.
 - Suis-je affamée ? non tous les jours le frigo est plein.
 - Suis-je toute nue ? non, on me paye presque tous les vêtements que je veux
 - N’ai-je rien pour me distraire ? mes parents m’ont offert beaucoup de gadgets, souvent des sorties, tout un arsenal audiovisuel...
 - Suis-je une cancre ? Bof, cela ne se passe pas si mal que cela au collège ou au lycée.
 - Suis-je seule ? J’ai des copines et des copains; je vais sur internet, je téléphone souvent.
 - Est ce que je m’ennuie ? Mais on me propose des tas de choses à faire, du sport, de la musique, de la danse, de la lecture; papa ou maman me servent de chauffeur et m’emmènent souvent...J’ai plutôt trop de choses possibles et je ne sais somment choisir.
 - Personne ne m’aime ? J’ai des parents qui m’aiment, une famille des amies, des garçons qui me trouvent jolie....
 - Moi je ne m’aime pas !  Bof, tu es sûre, et pourquoi? Es tu plus bête que les autres ou vraiment horrible à voir ?

     Toi qui as tout cela pourquoi n’aimerais tu pas la vie, alors que ceux qui n’ont rien, s’efforcent de l’aimer et de survivre.?
     Es tu à ce point masochiste pour ne plus vouloir goûter à tous les petites joies, les petits plaisirs qui nous viennent tous les jours?
     N’as tu donc jamais ressenti que beaucoup de choses qui nous entourent sont souvent belles? Un coucher de soleil, une musique, un poème, un petit enfant.
     Toi qui parles aux autres, n’as tu jamais aimé, d’amitié ou d’amour ?

     Je comprends qu’aient envie de mourir ceux qui ont une maladie incurable qui les fait souffrir, ceux qui ont perdu les êtres qui leur étaient chers dans une catastrophe, ceux qui sont torturés dans les guerres et les conflits, ceux qui ont tout perdu et n’ont plus rien à espérer. Mais ceux là sont souvent ceux qui, paradoxalement, tiennent le plus à rester en vie.
     Je sais aussi que ceux qui sont en dépression ne peuvent plus raisonner et peuvent être submergés par leur souffrance.

     Mais les autres, je comprends qu’ils aient de grandes peines parfois, mais qu’ils ne me disent pas qu’ils n’ont plus de raison de la surmonter, plus rien à espérer, plus de raison de vivre.
     Ou alors venez m’expliquer ce désespoir que j’essaie de l’enlever de votre esprit. Je crois que ce qui vous manque c’est la volonté et la motivation pour surmonter la tristesse envahissante

Par MiMiNe le Samedi 8 août 2009 à 10:04
C'est vrai que de nos jours les gens ont tendance à déprimer pour des futilités ou bien se plaindre tout simplement...

J'ai un exemple du mois dernier pour l'anniversaire de mon copain où j'ai dis à un ami proche de lui de venir et il est pas venu bref... et où quelqu'un m'a dit mais tu comprends il vient de se faire plaquer c'est pas facile pour lui blabla... alors que moi le jour même je perdais ma dernière grand-mère. Il y a quand même un fossé entre se faire plaquer et la mort. Mais bon :x
Par alesia le Samedi 8 août 2009 à 11:21
il y a une différence entre "être malheureux" et "ressentir un mal-être", je crois.
Le mal être est plus insidieux, et échappe aux raisonnements.
Par jazz le Samedi 8 août 2009 à 12:02
coucou Jean-Pierre
merci de tes commentaires sur mon autre blog "autresrimes"

te souhaitant un bon w end, A+ de Emmanuel
Par kaa le Samedi 8 août 2009 à 12:26
On est dans une époque où l'on veut tout avoir tout de suite, et quand on ne l'obtient pas, on est "malheureux".
J'ai l'impression que le bonheur, tout comme l'amitié et l'amour d'ailleurs, n'ont plus la même signification qu'à notre époque.
Et oui, ça ne nous rajeunit pas tout ça ^^
Par alesia le Samedi 8 août 2009 à 12:30
ça venait du "cerveau émotionnel", je crois. J'ai lu un article qui m'a mise hyper mal à l'aise. Et ça a déclenché la crise. Mais c'est passé ! Il faut en effet passer rapidement à autre chose pour enrayer l'angoisse.
Par Princesse-de-rien le Samedi 8 août 2009 à 12:55
C'est horrible, je me pose toutes ces questions, je me dis que je suis en bonne santé, que j'ai un toit, la possibilité de faire des études, etc... et pourtant ça ne suffit pas. Me rappeler de tout cela ne m'aide absolument pas à plus apprécier la vie ou à moins me plaindre. Je voudrais parfois qu'on m'autorise à aller mal et à ne plus tenir à la vie, qu'on me dise que ma souffrance est légitime.Je pense que chacun a des raisons d'être malheureux, mais que les autres ne peuvent pas comprendre car ils sont en dehors, ils ne connaissent pas toute l'histoire, le passé, le fonctionnement psychique, la sensibilité de ceux qui souffrent. Certaines personnes arrivent à bien surmonter les drames de la vie, et d'autres s'effondrent pour pas grand chose...
Bien sûr, il faut savoir relativiser, se dire qu'on a plus de chance que d'autres, qu'on ne vit pas l'absurdité des guerres... Est ce que ça aide vraiment ? Est ce qu'on ne culpabilise pas encore plus ?
Je ne crois pas qu'on puisse parler de "bonnes raisons" d'être malheureux quand on l'est réellement.
( Oui je suis pessimiste, et sinon, j'essaie de répondre ce week end, si j'ai le temps)
Par Paskale le Dimanche 9 août 2009 à 11:56
Encore le bonheur :s

Il n’est jamais définitivement acquis. Comme une eau, il nous traverse et pour un temps nous prête ses couleurs. Puis se retire, et nous replace devant ce vide qu'on porte en soi, devant cette espèce d'insuffisance de l'âme qu'il faut bien apprendre à côtoyer, à combattre, et qui, paradoxalement est peut~être notre moteur le plus sûr.

La grande force du bonheur est le désir et je n’ai pas de désirs...
Par World-in-black-and-white le Dimanche 9 août 2009 à 12:05
c'est le propre de l'homme de vouloir encore plus, de désirer ce qu'il n'a pas et de ne jamais se satisfaire de ce qu'il a... malheureusement...
Par le-grand-duduche le Dimanche 9 août 2009 à 13:30
Comme tu le dis si bien les gens qui nous entourent constituent et assoient souvent ce bonheur. Il faut ainsi savoir s'entourer, avec patiente et parcimonie sans oublier que la quantité ne fait pas la qualité, que certains nous tourneront peut être le dos mais que les vrais, les Amis, seront toujours à nos côtés.
Par ChichiOops le Dimanche 9 août 2009 à 18:26
C'est dans la lamentation que les gens cherchent a être vus, a être écoutés. C'est psychologique, même pour celui qui a tout ce qu'il veut. Et c'est bien dommage, car vivre est le meilleur remède a ça !
Par Beb0pJam le Lundi 31 août 2009 à 20:22
Si on est pas heureux d'avoir un toit, des parents attentionnés, des amis, des activités, etc. C'est parce que ce n'est pas un but !
L'important c'est de tendre vers un idéal, ce n'est pas d'être bercé par un confort, c'est de prendre la vie à bras-le-corps et de se dire "Je vais tout faire pour réussir ça, et si tu m'empêche Desti (ou malchance ou je ne sais quoi), je trouverais toujours autre chose, et quoi que tu mettes en travers de ma route, je le retournerais contre toi". Je pense que si l'on oeuvre à l'élévation de l'âme, à la poursuite d'un idéal quel qu'il soit, si on croit en quelque chose, alors on n'a plus à chercher le bonheur.
Il faut juste chercher à Vivre, on a que ça à foutre avant la mort !
 

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