Vendredi 20 décembre 2013 à 8:38

Notre cerveau : émotions

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      Il m’est souvent arrivé de connaître dans mon travail, parmi des amis, voire dans ma famille des personnes qui avaient du mal à comprendre ce que pouvaient être les sentiments des autres. C’est un véritable handicap, source de malentendus, voire de drames.
    Je ne parle pas de ce problème qui est difficile chez les autistes. Il s’agit de personnes qui n’ont aucun trouble autistique.
    Il s’agit probablement d’une configuration particulière du cerveau, de préférences cérébrales probablement trop tranchées, et d’une insuffisance aggravée par leur éducation et leur environnement.
    Certains en sont conscients : j’ai connu une personne qui avait un rôle éminent dans la société et qui écrivait à ses interlocuteurs : « Quelques soient vos arguments, en aucun cas je ne pourrai les comprendre » !!!
    Mais la plupart sont totalement inconscients de ce défaut et sont tout étonnées qu’on ne les comprenne pas et qu’on soit parfois indignés de leurs attitudes ou choqués par elles.

Le plus curieux est que ces personnes ne sont pas forcément ni introverties, ni timides. Certains que je connais sont très extravertis et très sûrs d’eux, peut être trop même. Par contre ils sont en général très égoïstes et pensent  avant tout à leur bien-être et à la satisfaction de leurs désirs.
    Ils peuvent être de perception sensuelle ou globale, mais être S renforce leur attitude, le S étant plus centré sur lui même et sur le présent. Ce sont rarement des personnes de décision logique, mais leur mécanisme de décision est le plus souvent, de céder à leur pulsions et à leurs goûts et en général leurs parents n’ont pas su leur inculquer des valeurs suffisamment assimilées, et ils ont du mal à se conformer aux règles et lois de la société, parce qu’ils ne comprennent pas leur utilité pour la vie en commun.
    Etant donc en général V, ils ont un certain altruisme, voudraient parfois aider les autres, mais s’y prennent en général très mal, car ils ne les comprennent pas et ne saisissent pas leurs besoins psychologiques.
    Ce sont souvent des adaptatifs « P », qui du fait de leur égocentrisme s’adaptent aux événements, car vouloir les dominer comme le ferait une personne de préférence cérébrale J, imposerait d’examiner les conséquences de leurs actions, notamment sur le plan humain, et ils en sont incapables. Souvent très fortement « V P », ils agissent donc d’instinct, sans trop réfléchir et sont ensuite tout étonnés des conséquences de leurs décisions, notamment des réactions d’autrui.
    Ils ne sont donc pas forcément vicieux et méchants, mais se comportent inconsciemment comme tels.
    Ils sont rarement très pessimistes, mais pas forcément optimistes non plus, et le plus souvent sont intolérants (parce qu’ils ne comprennent pas les autres).
    Par ailleurs ils sont souvent influençables, attachant beaucoup trop d’importance à l’opinion des autres (car ils se sentent incompris, puisqu’ils n’arrivent pas à saisir les sentiments d’autrui), et par ailleurs sont le plus souvent versatiles, puisque soumis à leurs envies et pas capable de juger les autres et leurs intentions, voire même incertains sur leurs propres sentiments.
    Les personnes d’un certain âge que j’ai connues, notamment dans mon travail, et qui présentaient ces caractéristiques,  avaient eu une vie sentimentale et de couple catastrophique, et étaient dans l’incompréhension complète de leurs enfants.
    Les jeunes que je connais, ayant ce défaut, ont du mal à s’insérer dans la vie, notamment professionnelle, et multiplient des aventures sentimentales sans lendemain.

    Je ne citerais que deux cas typiques, extérieurs à notre blog, que je ne détaillerai pas pour des raisons évidentes de confidentialité.
    Un jeune garçon, qui manifestement tenait à sa petite amie, mais cependant, lui reprochait sans cesse ses propres défauts à lui, qu’en fait elle n’avait pas, voulait qu’elle soit à son service exclusif, la privait de toute liberté et la torturait moralement : un véritable esclavage. Il ne tolérait pas qu’elle ait un autre avis que le sien, qu'elle ne pense pas en permanence à lui. Elle était sa chose, sa propriété.
Il a été tout étonné que sa petite amie finisse par le quitter et depuis elle a retrouvé sa sérénité.
    Un homme mûr, qui a la chance d’avoir depuis plus de 20 ans une femme qui l’aimait et s’occupait exclusivement de lui et de leurs enfants, mais qu’il avait assujetti, en lui faisant abandonner son travail et qu’il harcelait moralement pour la garder sous son emprise. Elle a enfin repris son travail et n’était donc plus à son service exclusif, et un jour, elle a reçu une convocation à un jugement de divorce qu’il avait demandé, avec d’ailleurs des conditions humiliantes, et cela uniquement dans le but de la faire abandonner son travail. Il ne s’est pas rendu compte du choc que cela pouvait faire de se voir traiter ainsi, comme une serpillère que l’on jette après usage, et tout étonné qu’on ne le supplie pas de cesser son manège, il a retiré de lui même sa demande de divorce. Mais le mal était fait.

    Alors ces gens qui ne comprennent absolument pas les autres sont ils des malades mentaux? Je ne pense pas, pas plus que certains autistes. Ils pensent simplement autrement et donc ont du mal  à comprendre les autres et s’attirent de grandes difficultés.
    Ils sont certes anormaux, mais au sens de "hors norme". Leur comportement est, de ce fait difficile à prévoir.
    Toutefois les psychiatres les considèrent cependant comme des psychopathes, (personnes ayant un comportement antisocial) en se basant sur les observations suivantes :
        - Besoin de stimulation et tendance à l’ennui;
        - Contrôle comportemental défaillant;
        - Nombreux partenaires sexuels;
        - Absence d'objectifs à long terme réalistes;
        - Impulsivité;
        - Irresponsabilité;
        - Troubles précoces du comportement;
        - Versatilité, Non-respect des engagements;
        - Bagoût et charme superficiel;
        - Sens démesuré de sa propre valeur;
        - Mensonge pathologique;
        - Escroquerie et manipulation;
        - Absence de remords ou de culpabilité;
        - Émotions superficielles;
        - Grossièreté et manque d'empathie;
        - Incapacité à assumer les responsabilités de ses propres actions.

http://lancien.cowblog.fr/images/Cerveau2/controledesoi.jpg     Les neurobiologistes expliquent ce comportement par le mauvais fonctionnement des centres cérébraux du cerveau émotionnel et notamment ceux du schéma ci dessus, centres qui enregistrent les sentiments ‘de soi et d’autrui) et assignent une valeur aux expériences émotionnelles. Ils sont impliqués dans l’évaluation des conséquences des actes, la prise de décision, le contrôle des pulsions.
    Ces zones sont sous-développées chez les psychopathes.
    Il est certain que nous ne pouvons ne pas vivre en société, sauf jouer au Robinson sur une île déserte, et que donc la compréhension des pensées d’autrui est donc un critère important et une qualité que nous devons développer chez nous mêmes et chez ceux dont nous avons la responsabilité.

Par maud96 le Vendredi 20 décembre 2013 à 23:08
Un article fouillé qui représente un gros travail ! J'espère que la méchante grippe est partie...
 

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