Dimanche 21 juin 2015 à 7:42

Enseignement, école, fac

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                                                   Photo ci dessus : voir in fine le léopard casqué.

Je poursuis ma revue des sujets de philo du bac L 2015 :
Respecter tout être vivant, est-ce un devoir moral ?

    Bien difficile d’aborder ce sujet aujourd’hui, où on ne sait s’il faut s’indigner des exactions de Daesh, s’il faut se préoccuper des modes végétariennes qui, ne sachant pas trouver de justification, trouvent qu’il ne faut pas manger d’animal, ou se lamenter du manque de bon sens de ceux qui voudraient interdire l’expérimentation animale, sans se rendre compte qu’elle sauve des millions d’êtres humains.
    il y a aussi des abus dans le sens inverse tels que la théorie de l’animal- machine, parce qu’il « n’a pas d’âme », quoiqu’en dise Descartes.
    D’ailleurs qu’est ce qu’un être vivant ? : une plante est vivante ! Ma petite amie La Rousse ne se mouille pas et reste dans le vague, et dit que ce sont des: « Êtres organisés (animaux, végétaux, unicellulaires) présentant ou ayant présenté les caractères de la vie et susceptibles d'être classés en espèces et en groupes. ». Mon petit ami Robert dit que ce sont des êtres « qui, de la naissance à la mort, accomplissent des fonctions communes ».
    Déjà au niveau des êtres humain se pose la question de l’avortement : l’embryon de quelques semaines et incapable de vie, est il un être humain, alors qu’il ressemble encore surtout à un amas de cellules. Alors pour tout « être vivant », comment le définir?
    Et puis « respecter », est un mot bien vague; là encore le dictionnaire nous donne deux aspects très différents : « Traiter quelqu'un avec respect, déférence, avoir de la considération pour ses opinions » et « Ne pas porter atteinte à quelque chose ».
« Respecter la vie » serait plus précis, mais est ce que cela suffit ?

    De tous temps l’homme s’est montré cruel envers ses semblables, sans doute en raison d’une lutte pour l’existence. Sans doute plus forte jadis, cette cruauté s’est perpétrée au cours des siècles, avec toutes les guerres, mais aussi les persécutions, avec comme enjeu le pouvoir d’une communauté sur une autre, et des prétextes comme la religion ou les territoires.
    Dans le monde occidental, on peut toutefois constater que la vie semble avoir un peu plus de prix et que les pouvoirs publics comme la médecine essaient d’épargner la vie humaine. Mais on déchante vite quand on voit par exemple les massacres en Afrique ou au moyen Orient, la pauvreté qui règne dans le monde et le peu de réactions de certaines grandes puissances devant le changement climatique; qui, dès maintenant, déplace des millions de personnes dans les pays arides.
    On peut cependant préciser qu’il y a quand même un certains consensus dans les pays civilisés à « épargner la souffrance » d’êtres humains, quelles qu’en soient les causes. Peut être pouvons nous assimiler cela à un « respect de l’être ».
    Par ailleurs je me demande s’il s’agit d’un devoir moral, d’une éthique, d’un point de vue idéologique ou d’une simple nécessité?
    Et si on pose la question, « quels sont les droits du vivant ?», je ne sais plus répondre tellement c’est vague et vaste !

    Certains vous diront que l’homme est une exception car il a une âme », d’autres que nous sommes tous des animaux
    J’admets qu’il y a un certain consensus à épargner la vie et la souffrance des êtres humains, sans doute parce que chacun est conscient que cela s’applique à nous même, et que nous pourrions être dans une situation critique (d’ailleurs nous mourrons tous un jour et beaucoup craignent ce jour).
    Mais faut il étendre cette volonté à tout être vivant. ?
    Il est certain qu’il y a des abus. Je me souviens étant petit, avoir été horrifié lorsque les paysans du sud-ouest tuaient leurs porcs, car ils les saignaient vivants et on entendait ces pauvres bêtes hurler pendant dix minutes en se vidant de leur sang et en mourant peu à peu. (cela dit, j’ai entendu depuis, de la musique « métal » qui faisait le même bruit !).
    Mais doit on s’interdire de tuer des animaux si cela paraît utile et nécessaire.? Mais cela ne veut pas dire qu’il faille les faire souffrir.
    Que faire vis à vis des animaux nuisibles? Ou s’arrêter aux animaux de compagnie, aux animaux domestiques, aux mammifères, que dire des reptiles et des insectes.
Les plantes sont aussi vivantes, et même les bactéries !
    Tuera t’on les insectes et les plantes parce qu’elles ne crient pas si on leur fait mal.? Traiter ainsi tous de la même façon, n’est pas dans un certain sens, nier la spécificité de l’homme.?
    Il est probable que si l’ensemble de la planète devenait végétarienne, l’homme connaîtrait sans doute une dégénérescence de son cerveau, par manque de protéines.
    Que si on ne tuait plus des plantes, l’humanité n’aurait plus rien à manger.
    Que sans l’expérimentation animale, il n’y aurait ni vaccins, ni antibiotiques, et qu’elle sauve des millions d’humains tous les ans, et grâce à elle la longévité de l’homme a doublé..
    Et que faire contre la prolifération anarchique d’espèces et de parasites ?

    Je crois personnellement que l’on se trompe de question. Je ne pense pas qu’il faille se poser la question des « droits de l’être vivant », mais des « devoirs de l’homme  vis à vis des autres êtres vivants », et cela avec réalisme et bon sens.
    L’homme ne peut vivre qu’en se servant de son environnement, et pour cela il est obligé d’en consommer une partie, dont il ne peut respecter la vie.
    Qu’il consomme des animaux, qu’il tue des parasites, qu’il utilise des animaux à des fins de recherches, parait nécessaire.
    Si déjà on arrivait à obtenir que l’homme respecte la vie et la souffrance des autres hommes, ce serait déjà un progrès immense.
    Il est paradoxal qu’on se préoccupe à ce point de la vie des animaux et qu’on reste indifférent devant les populations d’Afrique ou les migrants en Italie.   
    Par contre faire souffrir les autres êtres, animaux notamment, n’apporte rien, et cela nous rappelle nos souffrances, même si nous ne savons pas ce que ressent un insecte par exemple. Pour un mammifère dont le système nerveux se rapproche du nôtre, la souffrance doit être voisine.
    Pour moi, donc, le devoir de l’homme vis à vis de l’animal est de ne pas le faire souffrir, de la soigner s’il souffre et d’abréger ses souffrances. Les laboratoires sérieux, et les abattoirs décents, font attention à limiter au maximum la souffrance de leurs victimes.
    Par ailleurs notre attention ne doit pas se porter que sur le vivant. Nous avons sans doute aussi un devoir de conservation de notre planète, ne serait ce que pour les générations futures, alors quelle est menacée par notre activité industrielle ou agricole, et que même en tant que particulier, nous ne prenons pas assez de soin à ne pas la polluer.

    Mais tout cela ne m’empêche pas d’aimer des chiens, des chats, des chevaux et même, ma souris d’ordinateur.
   

Et puis voici un exemple de « respect » vis à vis d’un animal LOL : quand on chasse le « léopard casqué », animal très poli, on a un fusil, mais le chasseur commence par enlever son chapeau, s’incliner devant lui et lui dire « bonjour monsieur le Léopard ». Alors le léopard casqué enlève son casque pour vous saluer à son tour, et on peut lui loger une balle dans la tête.


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