Dimanche 23 juin 2013 à 7:24

Enseignement, école, fac

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Dernier article sur ce que m’inspirent les sujets de philo du bac 2013.

               Je ne commenterai pas le sujet
                                  "Que devons nous à l'Etat ?"
                C'est vraiment un sujet bateau, une question de cours pour les ES. Ce n'est pas sans intérêt certes mais je vous renvoie au corrigés qui paraîtront.
Et j'aurais envie de vous dire, comme Louis XIV, "L'Etat, c'est moi", car je respecte ses lois, je vote, et je paie les impôts qui lui permettent de fonctionner. Bien sûr il m’a apporté beaucoup aussi.

                 Un sujet qui m'intéresse davantage, c'est :
                                    "Le travail permet il de prendre conscience de soi ?"
               
  Cela dit, je n'aime pas cette formulation, car en psychologie, la conscience de soi, c’est habituellement soit la conscience d’être et d’exister, soit la conscience de sa personnalité, à la rigueur la conscience des règles acceptées par son surmoi. Je me demande quelle était la signification de la conscience de soi pour celui qui a posé le sujet ?
            Je vais essayer de traduire cela autrement pour traiter le sujet.
            Prendre conscience de soi, c'est se reconnaître comme un individu distinct des autres ayant l’identité d’une seule et même personne physiquement et intellectuellement, notre cerveau étant unique au départ et encore plus lorsqu’il a été formé par l’éducation, l’instruction et la vie.
            En quoi le travail peut il nous aider et nous apporter quelque chose dans ce domaine ?
 
            D’abord qu’est ce que le travail ? Car il peut avoir bien des aspects différents.
            Le travail commence à la communale, au collège, au lycée, à la fac.
            C’est ensuite celui de notre métier, mais il a alors bien des facettes différentes.
 
            L’enfant qui naît n’a dans son cerveau que des automatisme de la vie de son corps et un immense potentiel intellectuel. Mais il doit son développement à l’éducation de ses parents ou des personnes qui veillent sur lui, puis à ses instituteurs et professeurs.. C’estle travail qu’il fournit avec leur aide qui va le rende intelligent, à condition qu’il développe sa mémoire et acquière des connaissances et des capacités.
            Le travail d’éducation et de formation ne fait pas que lui faire prendre conscience de soi, en fait, il façonne et crée le « soi » de chaque enfant ou jeune, jusqu’à ce qu’il entre dans la vie active.
 
            Le métier que l’on pratique peut avoir des aspects bien divers.
Travail manuel, travail intellectuel, travail pénible, travail intéressant voire passionnant.
Pour certains ce n’est qu’une corvée pénible, mais indispensable pour gagner leur vie. Pour d’autres c’est un travail enrichissant qui les épanouit.
            J’ai fait le 26/5/2007, un article sur la pyramide de Maslow, schématisée ci dessous.
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            Les personnes qui ont un travail pénible et peu intéressant satisfont les besoins de survie et de sécurité. Eventuellement ils trouvent dans l’environnement du travail le besoin d’appartenance à un groupe, bien que de nos jours, il se satisfait plutôt au sein d’amis. Mais certains pourront le trouver, ainsi que le besoin d’estime et de reconnaissance, dans un rôle syndical actif.
            Ceux qui auront la chance d’avoir un travail instructif, intéressant et peu pénible, pourront non seulement satisfaire les besoins précédents, mais aussi une prtie du besoin d’accomplissement.
            Passer ainsi de la fac à l’exercice d’un métier, de la vie d’étudiant à la vie d’adulte, fait découvrir un autre aspect de soi-même. Par le travail, l’homme transforme certes son environnement, mais il se transforme aussi lui-même et fait progresser des facultés et des capacités dont il prend peu à peu conscience.Le travail est aussi l'occasion d'une découverte de soi par expérience. On découvre également qui on est en faisant, en étant confrontant à certaines difficultés ou choix.
 
            En définitive, je pense que le travail peut être le cadre d'une prise de conscience et de réalisation de soi mais ce n'est pas le seul facteur de ce domaine.
            Le travail permet de s'inscrire en tant qu'homme et individu face à soi dans le monde. Nos œuvres portent notre marque personnelle, elles sont un reflet de nous face à nous, devant nous. On s'affirme comme homme et individu face à soi et aux autres.
            Encore faut-il qu'il y ait œuvre et donc absence d'aliénation du travail et que la productivité n'empêche pas originalité et créativité, que l'individu ne soit pas noyé dans une société uniforme que peut produire le travail en tant que labeur, tuant toute liberté, toute individualité et réduisant le travailleur à un consommateur.
            Et l’homme qui ne travaille pas, perd, à l’inverse, le contact avec lui-même. Le chômage, en plus de l’angoisse économique qu’il suscite (de quoi sera fait demain ?), engendre par l’absence de travail une angoisse personnelle et existentielle. L’inactif ne sait plus qui il est, quelle est sa place, son rôle. Il a perdu conscience de lui même.
Par uineniel le Lundi 24 juin 2013 à 17:02
J'avais entendu parler de cette pyramide, je suis contente de la voir schématisée. Pour moi, très brièvement, le travail c'est prendre conscience de mon utilité sociale et de mon rapport aux gens dans un cadre socio-professionnel et non plus émotionnel comme avec mes proches.
Par MissPa le Mardi 25 juin 2013 à 14:56
Le travail c'est la santé, rien faire c'est la préserver? ^^

Je n'ai aucune expérience du travail à but économique, si on peut dire (je veux dire, qui fait gagner de l'argent, qui donne un produit ou participe à faire tourner la société...) mais je me suis toujours donnée à fond dans mon travail personnel, mes études, et je peux dire que lorsqu'on y arrive, c'est très gratifiant, et oui, d'une certaine manière, ça peut nous aider à nous découvrir des qualités insoupçonnées, ou à surmonter des obstacles dont on ignorait l'existence... De là à parler de conscience de soit je ne sais pas, mais plutôt de confiance en soit.
Après, trop de travail tue le travail (expérience de certaines prépa, ou dans mon cas, PACES), on en devient un peu débile, trop fatigué pour faire autre chose... et là par contre oui, j'ai remarqué que cette année avait en partie effacé ma conscience de moi (en plus de ma confiance en moi...).
 

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