Lundi 6 août 2012 à 16:24

Notre cerveau : intelligence; langage

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       Nous savons (presque) tous qu'jl est impossible de prédire l’avenir, mais beaucoup de ces sceptiques lisent leur horoscope dans le journal, ce qui  semble montrer, outre une profonde incohérence, que nous sommes probablement programmés pour recherceher la moindre parcelle d'information relative à notre avenir.

        Des études sur le singe rhésus, ont montré que les responsables de cette tendance sont nos neurones dopaminergiques des centres de récompense, généralement actifs lorsque I'on attend une gratification ou un plaisir, mais dont on sait maintenant qu'ils sont avides de toute forme d'information au sujet des gratifications que nous pourrions obtenir dans un avenir proche ou lointain.
        Le macaque rhésus a le même comportement que I'amateur d'horoscope : lorsqu'il a le choix entre attendre un heureux événement (un petit ou grand verre d'eau sucrée) et obtenir une information sur I'amplitude de cet événement (une image lui annonçant la taille du verre à venir), il est irrésistiblement attiré par I'image. En outre, il cherche à obtenir l'information le plus vite possible, si on lui laisse le choix entre des renseignements immédiats ou différés.
        Notre cerveau est équipé des mêmes neurones. Où que nous soyons, et indépendamment de nos espoirs et de nos craintes, nous voulons savoir ce qui nous attend.
        Si nous lisons naïvement des horoscopes débordant de mièvreries, (et encore, je reste poli !), c'est peut-être parce que nos neurones dopaminergiques échappent en partie au contrôle du raisonnement rationnel, à la base de notre esprit critique.

        Notre cerveau préfrontal est en effet chargé de contrôler la vraisemblance de nos pensées et de nos actions, et leur conformité à des normes ou à nos valeurs. Certaines études des neuro-psychologues sur ce point, sont parfois surprenantes.

        Il y a, par exemple, deux façons d'être honnête : ne pas connaître le mensonge et la tricherie, ou résister aux tentations qui nous inciteraient à mal nous comporter.
        Une expérience de l'Université de montre que les individus se comportant honnêtement dans des jeux de société, ne présentent pas d'activation des zones cérébrales  du cortex préfrontal, s’occupant du contrôle cognitif , c’est à dire l’acte mental par lequel nous surveillons nos pensées et nos actes, qu'il s'agisse de ne pas insulter un automobiliste qui nous a fait une queue de poisson, ou de rester concentrés sur une tache rébarbative. En somme, les personnes se comportant honnêtement ne se «forcent pas ».
        Une autre partie de I'expérience a montré que les individus se comportant parfois de façon malhonnête présentent au contraire une forte activité dans ces zones du contrôle cognitif, notamment du cortex préfrontal Et plus I'activité est forte dans cette zone du cerveau, plus les gens trichent souvent au jeu et cherchent à empocher des mises de façon illicite.

Plus on cherche a contrôler son comportement et ses pensées, plus on cède finalement à son penchant malhonnête.
        Alors que les moralistes – notamment des religions -, ont une vision « volontariste » de la vertu, selon laquelle le comportement sain est considéré comme une lutte permanente contre la tentation, il semble que les plus vertueux sont ceux qui sont naturellement honnêtes, insensibles aux assauts de la tentation.
        Bien sûr les mêmes moralistes vous diront que vous avez été atteints par la « grâce », personnellement je pencherais plutôt pour le fait que vos parents vous ont bien élevés.
 
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