Vendredi 27 avril 2012 à 8:16

Biologie, santé.

http://lancien.cowblog.fr/images/Fleurs3/1003146.jpg         
 
                    En cherchant de la documentation sur l'asthme et la pollution dans les écoles, j'ai trouvé un article du Ministère de l'Environnement du Canada sur la prévention de la pollution à l'école, qui m'a intéressé parce que très pragmatique et je vais vous en donner des extraits.
              Penser globalement et agir localement : telle est la clé d’un environnement durable. La prévention de la pollution suppose que l’on fasse des choix intelligents. Prévenir la pollution, c’est modifier ses projets, ses pratiques et ses habitudes de façon à réduire à la source la pollution et les déchets au lieu d’essayer de réparer les dégâts après coup.
                    Il faut notamment réfléchir à l'utilisation des produits et donc à leur achat, et donc déterminer les sources des déchets et de la pollution et trouver des moyens de les supprimer.
                    Le grand nombre de personnes présentes dans les écoles, et le grand nombre d’activités auxquelles elles se livrent, font qu’il se produit une plus grande quantité et une plus grande variété de déchets dans ces institutions qu’à la maison. Tout au long de l’année, les élèves, le personnel administratif, les enseignants, les préposés à l’entretien et les fournisseurs, ainsi que les élèves, utilisent tous de l’énergie, de l’eau et des produits chimiques et achètent mobilier, décoration et fournitures.
                    Par conséquent, les écoles constituent un excellent endroit où recueillir, présenter et enseigner des données et des idées sur la prévention de la pollution sur la manière de réduire ou de supprimer la pollution et les déchets, qui peuvent nuire aux personnes ou à l’environnement et peser lourdement sur le budget des écoles.
         
           Quelques actions pratiques pour réduire la pollution et les gâchis trouvés sur cet article canadien :
 
          - Se rendre à l’école et en revenir à vélo, à pied ou en ayant recours aux transports en commun ou au covoiturage.
          - Demander aux chauffeurs des autobus et des voitures de l’école d’arrêter leur moteur lorsqu’ils attendent que les élèves montent dans leur véhicule ou en descendent.
          - Utiliser des colles, des peintures, des marqueurs et d’autres produits qui soient moins toxiques.
          - À la fin de l’année, recueillir les fournitures scolaires inutilisées pour les employer l’année suivante.
          - Acheter du papier recyclé. Utiliser les deux faces du papier.
          - Afin de créer des occasions d’apprentissage au grand air grâce à une expérience pratique, organiser une séance de plantation d’arbres sur le terrain de l’école ou mettre sur pied un projet visant à restituer son caractère naturel à ce terrain.
          - Apporter à l’école u nrepas « sans déchet » en utilisant des récipients et un sac réutilisables.
          - Utiliser des stylos rechargeables ainsi que des cartouches d’encre ou de ruban également rechargeables.
          - Éteindre les machines lorsqu’elles ne sont pas utilisées.
          - Organiser un projet de recyclage du papier, du verre, du plastique ou du métal.
          - Supprimer l’emploi de pesticides et de produits chimiques sur les terrains de jeu des écoles.
          - Encourager les élèves à mettre en pratique chez eux les principes de prévention de la pollution qu’ils ont appris à l’école.
          - Former une équipe de prévention de la pollution.
 
            J'ai trouvé aussi sur une étude belge, cette constatation étonnante, mais que je n'ai pas recoupée ailleurs :
 
                      La grande majorité des écoles ne disposent pas de ventilation mécanique, et lorsque c'est le cas, elle n'est le plus souvent pas entretenue. Dans la plupart des écoles visitées en 2001possédant une VMC, la qualité de l'air intérieur ne respectait les renouvellements d'air réglementaires de 15 m3 par heure et par personne, nécessaire à la dispersion des polluants. Le débit maximal constaté était de 10 m3/h.
                      Selon une enquête danoise menée entre 2003 et 2005, les résultats des élèves diffèrent en fonction des conditions de ventilation des locaux scolaires. Les résultats des tests de lecture et de compréhension sont deux fois meilleurs lorsque le volume d'air renouvelé est multiplié par deux, passant de 4,2 à 8,4 litres.
                      En Belgique, Dans 2 classes d'enfants de 10 ans: la température plus faible (20°C) et une aération plus importante (9.6 litres par seconde par personne) ont montré une amélioration potentielle des résultats scolaires.
 
            J'ai trouvé aussi ces constatations sur le matériel scolaire :
 
                      L'offre de matériel scolaire est dominée par les gadgets, le plastique et les accessoires qui misent davantage sur le marketing que sur la conscience environnementale. La plupart d'entre eux contiennent des composants toxiques tels que solvants organiques (toluène, xylène...) et métaux lourds. A part pour quelques rares marques, l'aspect écologique des fournitures scolaires n'est pas considéré comme un objectif en soi.
            - Feutres et marqueurs : certains contiennent des solvants toxiques tels que trichloroéthane, toluène ou xylène repérables à leur forte odeur.
            - Surligneurs : les surligneurs fluorescents, bien que n'ayant pas d'odeur, n'en contiennent pas moins des substances nocives pour la santé et l'environnement. L'effet fluorescent de l'encre est obtenu au moyen de pyranine, et parfois de dérivés de coumarine et de xanthène. Ces composés sont toxiques et à éviter au maximum.
            - Les gommes : souples aromatisées, elles sont dangereuses car les enfants peuvent les sucer et les avaler.
            - Les effaceurs d'encre : ils contiennent du savon, de la soude et du thiosulfate de sodium, parfois même du formaldéhyde. Il ne faut donc jamais les mettre en bouche pour les humecter même s'ils se dessèchent.
            - Les correcteurs liquides : ils sont composés de solvants toxiques. Ils sont d'ailleurs interdits dans certaines écoles. Les produits à l'eau sont additionnés de conservateurs allergènes.
            - Blocs, cahiers, papier d'impression... souvent blanchis au chlore.
            - Les colles : la toxicité des colles est due principalement aux résines et solvants qu'elles contiennent. Les solvants organiques tels que le toluène, le formaldéhyde, l'acétone sont volatiles. Leur inhalation est dangereuse pour la santé.
            - Les livres et magazines neufs émettent des aldéhydes.
 
                      En résumé le matériel scolaire que nous donnons à nos enfants et qui est souvent mis en bouche - même par les plus grands d'entre eux - peut contenir du toluène, du formaldéhyde, de l'acétone, des solvants toxiques et du chlore.
Aucun commentaire n'a encore été ajouté !
 

Ajouter un commentaire









Commentaire :








Votre adresse IP sera enregistrée pour des raisons de sécurité.
 

La discussion continue ailleurs...

Pour faire un rétrolien sur cet article :
http://lancien.cowblog.fr/trackback/3182547

 

<< Page précédente | 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | Page suivante >>

lancien

sortir de la tristesse

Créer un podcast