Lundi 10 octobre 2016 à 15:30

Biologie, santé.

Je republie cet article car, pour une raison que j'ignore, le texte avait disparu.
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J’ai lu un article sur les travaux de Fabian Docagne, du centre Cyceron à Caen, qui espère avoir trouvé un médicament contre la sclérose en plaque.
    C’est une maladie très grave et très pénible et les personnes que j’ai connues et qui en souffraient ont vécu un véritable calvaire.
    Elle atteint les personnes entre 15 et 40 ans et revêt deux formes : soit ce sont des crises passagères, suivies de rémissions, qui s’attaquent le plus souvent à la commande des muscles moteurs et vous ne pouvez plus vous servir normalement d’un bras, d’une jambe…. Mais elle peut s’attaquer à d’autres muscles et vous empêcher de parler, de bouger les yeux…
    Dans la deuxième forme la maladie s’amplifie peu à peu, paralyse progressivement complètement le malade qui finit par mourir après une longue invalidité et souffrance.
    C’est la première cause de maladie neurologique dans les pays évolués.

    On sait à quoi est due cette maladie au plan anatomique : c’est une détérioration des cellules graisseuses qui entourent nos nerfs et permettent à l’influx nerveux de se propager rapidement, cette gaine de « myéline » étant isolante électriquement.
    En fait c’est une maladie auto-immune, car ce sont nos leucocytes, qui luttent contre les microbes et cellules étrangères à notre corps, qui, par erreur, s’attaquent aux protéines qui constituent la myéline et les détruisent, comme s’ils étaient des agents étrangers.
    Certes, c’est une erreur génétique, mais de plus, il ne devrait pas y avoir beaucoup de globules blancs qui sortent de la circulation du cerveau vers les neurones. En effet il existe ce que l’on appelle la « barrière encéphalique », qui empêche des sorties intempestives des vaisseaux du cerveau. C’est un réseau très dense, de cellules épithéliales très serrées, qui entoure les vaisseaux et sert en quelque sorte de filtre.
    Or, pour une raison inconnue, dans le cas de la sclérose en plaques, les leucocytes peuvent franchir cette barrière, à la suite d’une réaction immunitaire.

    Les médicaments utilisés jusqu’à présent essaient de diminuer les réactions immunitaires, pour éviter cette action des leucocytes, mais ils diminuent alors aussi les réactions de lutte contre les bactéries et virus. Le malade devient alors très fragile et le traitement doit être arrêté.
    Le Centre de Caen étudient la barrière encéphalique et ils ont montré que ses cellules ont des récepteurs, qui, comme pour les neurones laissent passer ou non certains ions ou certaines protéines, et qu’une enzyme pouvait se fixer sur ces récepteurs et qu’alors la barrière devenait beaucoup plus perméable et laissait passer les globules blancs, vers les neurones, ce qui entrainait la destruction de la myéline.
    Ila ont alors recherché un anticorps qui détruise cette enzyme et l’on mis au point (ils l’appellent le Glunomab).

    Des essais ont eu lieu chez des souris que l’on avait soumises à la sclérose en plaques, et les chercheurs ont constaté que la maladie était freinée, voire bloquée.
    C’est un espoir de traitement, mais le passage de l’expérimentation animale à l’homme demande encore beaucoup de travail et de temps.
    On peut donc espérer que d’ici quelques années on pourra mieux soigenr la sclérose en plaques.

Par lancien le Samedi 8 octobre 2016 à 16:02
Pourquoi le texte a t'il été effacé ?
 

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