Dimanche 2 août 2009 à 9:14

Notre personnalité

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    Certain(e)s d’entre vous m’ont reproché d’être sévère vis à vis de Freud. Je pense que je n’ai pas été assez clair.
    Je ne critique nullement Freud. Il a apporté des concepts très importants pour la psychologie, notamment l’inconscient et la structure du psychisme.
    Mais d’une part à son époque les connaissances sur le cerveau étaient minimes, et d’autre part la population particulière qu’il soignait n’était pas représentative au plan statistique, ce qui lui a fait exagérer l’importance des problèmes sexuels.

    Par contre j’ai une opinion plus réservée sur la psychanalyse et sur la formation et l’exercice de leur art par les psychologues..
    Je pense que la psychanalyse est un bon outil pour que des médecins psychiatres soignent les maladies mentales.
    Mais la plupart des personnes, notamment les jeunes , vont chez le psy alors qu’elles ne sont pas “malades”, mais seulement parce qu’elles sont perturbées, stressées par des événements divers, dont elles n’ont pas supporté l’accumulation, par des événement traumatisants comme la mésentente et le divorce des parents, qui souvent les oblige à choisir l’un deux alors qu’elles auraient voulu conserver l’intégrité de la cellule familiale.
    Certaines ont aussi subi une agression, un viol, qui est alors un traumatisme plus brutal et éprouvant sur le moment.
    Certes celles qui sont vraiment en dépression ont besoin d’un traitement provisoire médical, mais la plupart des autres jeunes que j’ai connues n’en étaient pas à un tel stade.
    Si certaines ont eu la chance d’avoir un “bon psy” qui les a écoutées, a recherché des causes simples et pragmatiques, et a fini par apaiser en partie leurs douleurs, je constate par contre que ceux qui ont utilisé la psychanalyse et ses outils ont presque toujours échoué, du moins sur les jeunes qui se sont confiées à moi (une bonne centaine qui ont eu recours à un psy).
    Je n’ai pas toujours réussi moi non plus à les tirer d’affaire, mais pour celles dont j’ai pu atténuer la souffrance de façon importante, ce n’est qu’avec une écoute amicale, mais rationnelle, par une discusion permanente en essayant d’être un observateur objectif face à l’acteur forcément subjectif puisque concerné, et en essayant de comprendre les situations beaucoup plus avec du bon sens et de la logique.
    Les seules théories dont je me sers, sont les connaissances que j’ai pu acquérir sur le fonctionnement du cerveau, quelques connaissances générales de psychologie, les “préférences céréblales” de Jung et de mesdames Myers et Briggs, et quelques conceptions plus récentes de la personnalité (par exemple le big-five).
    Mais ce qui me sert le plus, c’est d’écouter, de ne pas juger, d’essayer de comprendre, et les comparaisons que je peux faire entre tous les situations et les confidences que j’ai pu connaître parmi mes collaborateurs, mes amis, ma famille et depuis 5 ans les jeunes des blogs.
    C’est très loin de la démarche psychanalytique, c’est plus proche du management d’une équipe et des méthodes d’un chercheur, mais c’est aussi un peu la mise en oeuvre de la tendresse qu’un grand-père peut éprouver pour ses petits-enfants.
    La psychanalyse est trop, à mon goût, proche de l’instrumentation de la médecine, qui certes est une bonne chose quand elle permet des mesures physiologiques, mais qui ne doit pas exclure l’altruisme vis à vis du patient.
    On ne traite pas la tristesse et le désespoir ou même le stress comme une jambe cassée ou une opération de la cataracte.
    Comme le disait Maud à la lecture de mes articles :
    “Mais les psys restent malheureusement souvent les seuls médecins qui s'astreignent à l'écoute du malade. Beaucoup d'autres n'écoutent que leurs instruments.”
    Certes il ne faut pas généraliser, il y a aussi de bons médecins qui font cas de leurs malades, mais je suis bien d’accord avec elle, la médecine actuelle, sans doute débordée de travail dans les hôpitaux, n’a plus le temps d’écouter ses patients et en perd peu à peu le goût et la faculté. Et même les psys perdent peu à peu cette habitude.   
    Plusieurs correspondantes m’ont dit que mes propos sur le refoulement et le blocage n’étaient pas très clairs.
    Je referai donc un article sur ce sujet 
Par kaa le Dimanche 2 août 2009 à 9:40
Le grand problème de la médecine (et c'est encore plus vrai pour tout de qui commence par psy) c'est que les gens ont trop tendance à croire que c'est une science exacte et infaillible.
Pour moi, c'est encore loin d'être le cas.
Le "psy", je préfère le laisser à celles et ceux qui y croient ou qui veulent y croire. Ce n'est pas mon cas.
Par Paskale le Dimanche 2 août 2009 à 11:21
Ceux qui parlent sont payés de l’attention qu’on donne à ce qu’ils disent… Et ceux qui écoutent, du profit qu’ils en reçoivent même si cela ne les fait pas trop avancer ! Tout professionnel de la santé est indispensable pour certains cas mais pour la majorité de la population la discussion et la parole seraient une meilleure thérapie !
La communication consiste à comprendre celui qui écoute mais aujourd’hui la vie va si vite que plus personne écoute son prochain, trop individualiste ou trop affairer à son travail on délaisse ces moments de rapprochements avec l’autre.
Et puis on écoute aussi avec ses yeux… Mais là aussi plus personne ne se regarde et le cœur n’écoute plus ! Chaque individu croit qu'il sera heureux demain, s'il est plus riche, plus considéré, plus aimé, s'il change de partenaire sexuel, de voiture, de cravate ou de… soutien~gorge. Que nenni, d’où le nombre croissant de spys sur le marché de la dépression!!! Si nous commencions par nous parler, nous regarder et nous écouter nous serions plus certainement moins "nombrilistes"<--- Je ne sais pas si ce terme existe ^.^

Comment allez~vous ? ^.^
Par jazz le Dimanche 2 août 2009 à 16:51
bonjour Jean-pierre

j'espère que tu vas bien
un petit coucou en passant
mon blog à un an , en ce jour

A+ de Emmanuel
Par Leau le Dimanche 2 août 2009 à 18:07
Mon premier passage sur ton blog (je pense qu'entre cowblogueurs on peut se tutoyer, sans même se connaître...) Je vois que tu en connais un rayon sur la psychanalyse dans toute sa splendeur, tu dois sûrement être de la partie.
En ce qui me concerne, j'ai toujours refusé de m'y soumettre et d'entrer dans ce cercle vicieux. Évidemment ils savent écouter, ils n'ont quasiment que ça à faire sauf la deuxième phase que est l'analyse. Mais je comprends que ça puisse aider certaines personnes qui n'ont d'autres choix que de consulter.
Par novembre le Dimanche 2 août 2009 à 22:15
Par lancien sur l'article IV. Vive. Samedi 16 mai 2009 à 16:38
"Originaux tes poèmes. Je n'en avais pas lu de semblables !"

C'est le plus beau compliment que vous puissiez me faire, Monsieur.
Par vww3 le Lundi 3 août 2009 à 1:31
Soutenez-vous le fait, que l'amour chez l'adolescant, peut changer un quelconque état chez eux? Car voyez-vous, pendant un moment, j'avais envie de vous lire, que vous me veniez en aide sur mes interrogations et depuis, je ne sais même pas si vous vous souvenez de moi, avec toutes les personnes qui passent par votre intermédiaire, cela serait emplement compréhensible. Toujours est-il que je n'ai pas ressenti le besoin de vous parlez, que vous m'analysiez. Je viens avec une simple curiosité sur votre blog.
J'ai peut être râté un article sur lequel vous défendiez cette cause ou au contraire, la détruirait, mais votre blog est très long puis il est tard.
Enfin... A votre aise.
Par lancien le Lundi 3 août 2009 à 10:08
Leau, j'ai cherché ton blog pour répondre mais sans succès.
Pour www3 je me souviens avoir discuté avec toi, mais je ne sais plus ce qu'on a dit. Je vais aller voir sur ton blog si je retrouve ton prénom, cela me rappelera. Pour ta question, oui, être amoureuse peut changer le mental. J'ai eu des "guenons" qui ont très vite "guéri" d'une dépression, certes pas très forte.
Par alesia le Lundi 3 août 2009 à 17:36
il est en effet important de signaler que psychologue, psychiatre et psychanalystes ne sont pas les mm médecins.
Le psychiatre est, pour vulgariser, le médecin "au-dessus" du psychologue, il traite les cas plus complexes. Lui seul peut prescrire des antidépresseurs, qui aident à soigner les maladies mentales telles que la dépression. Le psychologue est plus une aide, une personne à qui on peut parler quand on se sent seul et qu'on traverse une passe difficile. Le psychanalyste, enfin, est un médecin un peu à part, qui va analyser votre vie entière, et tente d'expliquer les problèmes rencontrés en cherchant l'origine le plus souvent dans la petite enfance.

PS : heu, pour info, je suis pas en psycho ni rien, je ne absolument pas spécialiste. Juste une bonne expérience de psys en tout genre, hum..
Par alesia le Lundi 3 août 2009 à 18:22
je vais y réfléchir
merci
 

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