Mercredi 17 juin 2009 à 8:38

Aider les autres


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    Vous me demandez souvent pourquoi il ne faut pas juger un acte, et comment faire lorsque l’on veut aider la personne, mais que cet acte est très éloigné de nos propres réflexes, et qu’on ne le comprend pas, qu’on ne l’approuve pas.
    Efectuvement, ce n’est pas aussi simple que cela.

    C’est vrai, il faut se garder de juger quelqu’un, surtout s’il est dans une situation difficile. On n’est pas  dans le même environnement que lui, on n’a pas la même personnalité, on ne ressent pas les problèmes de façon identique; il est donc très difficile de se mettre à sa place. Tout au plus pourrait on dire, “je ferais telle action, si j’étais dans la même situation que lui”, si tant est que l’on connaisse cette situation !.

    Les situations face auxquelles on se trouve sont très différentes et de gravité très diverses : du chagrin d’amour, dont l’intensité peut être très variable, aux parents qui divorcent, à ceux dont les principes d’éducation sont sévères et traumatisants ou qui boivent ou se droguent, et jusqu’aux agressions qui peuvent détruire un être.
    Il est extrèmement difficile de mesurer quels sont les sentiments exacts ressentis par quelqu’un : tristesse, angoisse, peur, désespoir, manque de confiance en soi et sentiment d’inutilité, isolement, abandon ?
        
    Pour apprécier vraiment la situation de quelqu’un il faut très longtemps et tout d’abord instaurer une confiance suffisante pour réfléchir ensemble sur des faits, sur l’environnement, les personnalités, les sentiments, faire des hypothèses, imaginer des solutions; les données sont souvent intimes et secrètes et il n’est pas facile de se confier à autrui. Se faire une opinion demande temps et échanges nombreux.

    Si un(e) de vos camarades, de vos ami(e)s est en situation difficile, essayez de lui montrer que vous l’aimez, écoutez, essayez de comprendre, mais ne jugez pas, ne critiquez pas.
    Essayez de voir si la personne raisonne correctement ou si elle est perdue dans un monde irréel et n’a plus le sens des réalités, ou encore si elle est engluée dans sa tristesse et son désespoir et ne peut s’en sortir.
    Dans ces derniers cas, il est peu probable que vous puissiez l’aider suffisamment et il faut faire appel à un adulte.

    Et faites attention à vous même; cotoyer quelqu’un dans une telle situation est assez traumatisant et on finit, si l’on n’est pas très résistant au stress, par succomber soi-même à cette ambiance et par se sentir envahi par la tristesse et l’angoisse.

    Quand je parle de “ne pas juger”,  je ne me fais pas toujours bien comprendre; voici ce que je veux dire exactement :

    Il ne s’agit pas de ne pas donner son opinion, d’être toujours d’accord,
    Il s’agit de ne pas porter de “jugement de valeur”.   
    Mais à l’inverse ne vous vexez pas si votre interlocuteur n’est pas d’accord avec vous et s’il vous le dit objectivement en exposant ses idées, chacun a droit à ses opinions et cela ce n’est pas juger l’autre !

    Ne dites pas d’une personne qu’elle est bonne ou mauvaise, que ce qu’elle fait est bien ou mal.
    N’allez pas dire à votre camarade qui souffre “c’est idiot de faire comme tu fais, tu ferais mieux de faire ceci” ou pire “tu n’as pas honte de faire cela, tu ne fais que faire du mal à toi même” ou même “tu n’aurais pas dû faire cela, c’est très mal, rends toi compte la peine que tu as faite à tes parents, tes amis...”
    Lorsque vous portez un jugement de valeur sur quelqu’un, ou sur l’une de ses actions, vous le culpabilisez encore plus et finalement vous augmentez sa tristesse.
    Mais il n’est pas question de ne pas donner son opinion, d’abdiquer devant l’adversité ou devant quelqu’un, qui parfois n’est pas aimable avec vous.     On peut donner son opinion, mais sans juger.

    Attention aussi, avec des gens susceptibles, ou avec les parents qui n’aiment pas recevoir des leçons de leurs enfants, d’éviter si possible les réflexions du genre “ce n’est pas comme cela qu’il faut faire; moi à ta place.... ”  ou  “vraiment ce n’est pas malin d’avoir fait cela....”, car là aussi la personne à qui vous faites cette réflexion culpabilise et avec les parents, cela amène parfois des retours de bâton!
    Essayez plutôt de dire “je ne suis pas de cet avis...”  ou “je pense que...” et de dire pourquoi, mais sans juger, en n’essayant de n’énoncer que des faits, des actions ou des opinions personnelles, mais qui ne mettre pas en cause la “qualité” de votre interlocuteur.

    Ce n’est pas facile : la preuve : en écrivant cet article, je vous dis implicitement que vous commettez parfois des maladresses. C'est un jugement de valeur !
    Moi aussi  d’ailleurs, rassurez vous, cela m’arrive aussi d’être maladroit    
  

Par jazz le Mercredi 17 juin 2009 à 10:47
bonjour Jean-pierre

c'est vrai que les gens , que nous, etres humains nous jugeons parfois trop vite les uns et les autres , d'un premier regard vient un premier avis qui est souvent faux . Il faut apprendre à connaitre les gens et sans les juger car chacun à son propre chemin de vie

te souhaitant une belle journée , A+ de Emmanuel
Par ecrit.vain le Mercredi 17 juin 2009 à 10:53
Oh, tu continues ce blog ! Je me souviens qu'on avait discuté par l'intermédiaire de mon premier blog; essence.ciel, j'avais déjà trouvé ça touchant ta si grande préoccupation qu'est les autres.

Je te souhaite une bonne continuation.
Par plop-maw le Mercredi 17 juin 2009 à 14:12
XD je pense que tout ce dit. Mais qu'il faut reflechir a la facon dont on le dit. On m'a souvent dit que j'etais manipulatrice. Je crois juste que je fais treees attention aux mots que j'emploi, avec qui, dans quelles circonstances etc. C'est bizarre parfois, j'ai un comportement pour chaques situations ^^'
Par kaa le Mercredi 17 juin 2009 à 15:44
Que de bons conseils que beaucoup devraient suivre :)
Par tazagaga le Mercredi 17 juin 2009 à 20:16
bonjours, malheureusement je vais aller a contrario:

Je pense que tout acte, fait et geste, Doit être jugé. et c'est ce jugement qui va quantifier l'importance de cet acte.

En effet tout acte non jugé, se réduit a du vent, et a une inutilité. et donc ce que j'ai fais n'as aucune importance. si ce que je fais n'as aucun impact bon au mauvais, je n'ai aucune utilité. logique.

tu parles d'opinion: une opinion est un jugement masqué avec des mot, pour le rendre plus mangeable a la personne dont il est destiné. cet accoutrement autour de ce jugement change selon la personne. une personne qui aime la fraise tu vas enrobé ton jugement (bon ou mauvais) de fraise.
cela pour moi (et c'est personnel j'insiste ce n'est qu'un point de vue) s'apparente a de la tromperie. ici nous avons deux choses: le fond et la forme. le fond est l'élément principale, donc peux importe la forme. le fond reste le même.

tout cela pour en arrivé a ce point. il faut jugé les acte, les fait et geste, peu importe l'environnement ce jugement doit existé, pour rendre existante la personne (la construire ou la démolir, elle est encore vivante) et sans forme. Si la personne le prend mal c'est autre chose. A elle de travaillé sur la réception des jugement. vous votre boulot est fait, le jugement est fait.
Ensuite on jugeras la réception de ce jugement...

voila juste un avis :D
bonne continuation.
Par lancien le Mercredi 17 juin 2009 à 22:53
Cela m'intéresse au contraire quand on n'est pas de mon avis.
Je ne me place pas dans un contexte des tribunaux ou de la justice en général, où il doit y avoir jugement, ni de la position chef-subordonné où il y a une certaine nécessité de juger des résultats, comme d'ailleurs lorsqu'on passe un examen.
Je me place dans la vie de tous les jours et je me pose àlors la question : pourquoi serais-je habilité à juger les actes de mon voisin et selon quels critères ?
Par tazagaga le Jeudi 18 juin 2009 à 3:43
Ah bah cela tombe bien, ce fut la discussion de ma soirée.
Donc pour répondre: je me place aussi dans la vie de tout les jours:
ainsi je serai habilité a juger les actes d'autrui, dans le seul et unique moyen de le faire vivre, afin que lui aussi me fasse vivre a son tour. très égoïste et individualiste comme l'est l'homme.

ensuite les critère régissant cela serait l'inconscient collectif qui nous détermine tous. je m'explique:
l'inconscient collectif est une entité (l'humanité)qui détermine plusieurs autre entité(groupe d'humain) etc .. jusqu'à une entité la plus petite l'homme. cet homme a un jugement personnel mais qui reste inférieur au jugement collectif sous peine de s'exclure de la société. si il est exclu de la société, ces acte ne seront plus pris en compte ni juger, et donc il cessera d'exister.
la boucle est bouclé j'ai envie de dire.

voila :D

pour une meilleur compréhension de ce raisonnement je t'invite a lire ma catégorie décrivant le fonctionnement de ce raisonnement . il va falloir être persévérant et ouvert d'esprit :D. si cela t'en dit. bon courage.
http://world-of-ben.cowblog.fr/171190/1.html
Par Honey-au-pays-des-Merveilles le Jeudi 18 juin 2009 à 6:00
Il veut mieux ne rien dire et regarder, Non ?
Par lancien le Jeudi 18 juin 2009 à 16:42
Je crois qu'il faut regarder et écouter mais donner son opinion, mais sans critique.
J'avoue avoir mal compris la réponse tazagaga. Je ne vois pas bien l'inconscient collectif tel que le décrit CG Jung qui en est le père, servir de critère de jugement, car d'une part c'est quelque chose d'inconscient en grande partie et puis cela s'applique à une société et reste très général, mais pas à un individu et à des actes particuliers.Je crains qu'au contraire ce soit en jugeant quelqu'un qu'on l'exclut de la société.
Par maud96 le Jeudi 18 juin 2009 à 18:29
Cette photo est très belle !
(Oh, pardon, c'est un jugement de valeur...); je rectifie donc :
J'aime beaucoup cette photo en haut de ton article...
Par tazagaga le Jeudi 18 juin 2009 à 18:36
pour précisez ma vision, je vais m'expliquer autrement.
je pense que la société est une multitude de petit groupe d'homme partageant certain principe. ces petit groupe sont encore subdivisé en en petit groupe qui partage une meme vision des chose etc ...
pour illustré je vais prendre les couleur. méttons que la société est de couleur blanche. les petit groupe en dessous sont bleu, rouge et jaune (les couleurs primaire.)
Ainsi l'inconscient collectif serait blanc, et même si nous somme dans le groupe Bleu, ont reste sous l'influence du blanc. si nous étions trop bleu(donc le jugement personnel est plus fort que le jugement collectif), on s'écarterait de la société. Cet chose général qui est la société régit inconsciemment chaque individu. certes chaque individu a ces particularité, mais pour resté dans la société il doit toujours partager majoritairement le jugement de la société. c'est une vision Global d'un point de vue individuel.

j'espere m'être fait mieux comprendre :S
Par AUGREDUVENT le Jeudi 9 décembre 2010 à 13:26
Si, au cours de la journée, on a été l’objet d’un conflit, profiter du soir pour réfléchir sur soi et s’interroger.
Où sont mes torts ?
Suis-je certain d’avoir eu la bonne réaction ?
Mon attitude n’est-elle pas à l’origine du malentendu ?
Prendre conscience de ses propres erreurs au lieu d’incriminer les autres.
Et une fois tiré l’enseignement personnel, œuvrer à sa résolution.
Marie
 

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