Dimanche 5 avril 2009 à 8:24

Eveil, sommeil, rêves

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    Le sommeil n'est pas considéré à tort comme quelque chose d'important. Pourtant, c'est un besoin essentiel.
    Les gens qui se préoccupent trop de leur sommeil passent pour des paresseux, et c'est souvent la première chose qui est sacrifiée quand les gens manquent de temps dans leur journée.

    Dans notre société moderne le manque de sommeil est devenu courant : la lumière artificielle a permis de veiller et de raccourcir la durée du sommeil pour permettre de travailler ou de se divertir. De plus des millions de gens travaillent la nuit et dorment le jour.
    Dans l'ensemble la durée du sommeil a donc diminué de 1 h 30 à 2 heures durant la seconde moitié du vingtième siècle
    En 1910, les gens dormaient en moyenne 9 heures par nuit. Dans les années 60, le temps de sommeil était de 8 à 9 heures. En 2000 ce temps est descendu à 7 heures. Actuellement beaucoup de gens commencent à ne dormir que 5 à 6 heures notamment en raison de la télévison et de l’utilisation de l’ordinateur et d’internet.
    Un sondage de 2005 indique que 16% des adultes dorment moins que 6 heures et 26% ne dorment plus que 8 heures. Les travailleurs sur des horaires de nuit souffrent davantage que les autres d'un manque de sommeil, ne dormant en moyenne que cinq heures par jour.
    On estime qu'actuellement environ un quart de la population adulte manque de sommeil et que la moitié des gens se sentent épuisés, fatigués au moins un jour par semaine et 17% des réponses au sondage de 2005 sont ainsi tous les jours ou presque, le manque de sommeil expliquant une part importante de ces symptômes.
    Toutefois les besoins de sommeil ne sont pas les mêmes pour tous.
Presque 20 h pour les nourrissons, plus de 12 h pour les bébés, 9 h pour les ados, 8 h pour un adulte, 6 à 7 h pour un vieillard, mais ces durées moyennes peuvent varier d’un individu à l’autre de 1, voire même 2 heures.
    C’est à chacun de connaître ses propres besoins en durée de sommeil.
    Si vous avez besoin de 8 heures de sommeil et que vous ne dormiez que 7 heures, cela entraîne un manque de sommeil. Il n'est pas possible de tricher avec les besoins de notre organisme !

    Nous avons vu hier, les effets du manque de sommeil au niveau de l’organisme,  sur le plan de la chimie biologique, voyons maintenant les effets macroscopiques

    Voyons d’abord les effets d’un manque de sommeil passager, occasionnel non systématique :

    Durant la journée qui suit une nuit blanche, ou suite à une privation, par rapport à nos besoins personnels, d’une ou deux heures de sommeil par nuit durant plusieurs nuits d’affilée, on peut observer différentes modifications de notre comportement :
     - une irritabilité importante.
     - des troubles de l’humeur.
     - une difficulté à se concentrer plus de 5 minutes.
     - des pertes de mémoire.
     - un besoin de bouger constamment.
    - une fatigue de plus en plus grande, surtout si les phases de sommeil profond (voir mes articles sur le sommeil) sont diminuées.
    Les études de l’université de Liège ont montré que; même si un manque de sommeil occasionnel se rattrape en une nuit ou deux, la récupération n’est pas équivalente pour les deux types de sommeil (profond et paradoxal).
    En effet, nous rattrapons en priorité notre déficit en sommeil lent profond (fatigue physique), le déficit en sommeil paradoxal (fatigue nerveuse et mémoire) ne se rattrapera qu’après la récupération physique.
     Donc attention, trop veiller pour réviser les jours qui précèdent un examen, risque de vous faire rater vos épreuves par manque d'attention, troubles de mémoire et impossibilité de se concentrer pour réfléchir.

     Si le manque de sommeil est poussé à l’extrême, on aboutit à un dérèglement du fonctionnement cognitif du cerveau.
.    Les militaires ont fait des études sur des officiers volontaires d’un état major, qui ont été mis dans une situation opérationnelle et devaient diriger une manoeuvre à partir d’un poste central de commandement pendant 4 jours sans dormir, pour la plupart en forçant à l’éveil par des médicaments.
    Outre la fatigue grandissante qui les empêchait de travailler et qui a fini par les faire spontanément s’endormir, on a constaté une inaptitude progressive à effectuer les tâches de direction des opérations, les fonctions cérébrales de réflexion et surtout d’anticipation et de représentation des conséquences des actes, étant très fortement diminuées (cortex préfrontal). Des troubles de mémoire ont été constatés. Les ordres donnés devenaient incohérents ou absurdes. Les expérimentations ont dû être arrêtées car des délires et des hallucinations commençaient à apparaître.
    Les médecins pensent qu’au delà d’un certain manque de sommeil, on risque de sombrer dans la folie, puis la mort surviendrait. Toutefois l’organisme réagit et nous force à dormir avant cette éventualité, sauf si on l’en empêche.
    Les récupérations sont longues. Dans le cas de l’expérience  que je viens de citer, les personnes ont dormi ensuite pendant plus de 36 heures sans réveil !

    Que savons nous sur un manque de sommeil, non plus occasionnel, mais systématique, chronique, qu’il soit dû à nos activités volontaires, ou à un trouble maladif ou physiologique (comme l’apnée du sommeil par exemple).
    Je vous renvoie à mon article d’hier : on constate des effets au niveau du métabolisme, c’est à dire des modifications au niveau de la produxction des neurotransmetteurs et des hormones.
    Nous avons vu que le manque de sommeil engendre la fatigue, favorise l’hypertension, le diabète et l’obésité, diminue les défenses immunitaires, dégrade la motivation, l’attention et la mémoire ainsi que le fonctionnement rationnel de prise de décisions, et en définitive accélère le vieillissement.
    Le manque de sommeil  augmente l’appétit par diminution des taux d’hormones de satiété qui diminuent la faim. Il perturbe la’assimilation du glucose et ces deux phénomènes contribueraient à l’augmentation de poids et à des taux de sucres anormaux.
     Les chercheurs pensent même que l’augmentation très importante aux USA du nombre d’obèses et de diabétiques serait due en partie à la diminution de la satisfaction des besoins en sommeil en fonction d’un temps accru de présence devant la télévision et internet.
    Les effets sur le vieillissements sont probables, mais n’ont pas encore été véritablement prouvés.

    Faites donc très attention tout particulièrement en période d’examens ! Grappillez le moins possible sur votre sommeil, et si vous devez le faire, ayez des moments de récupération suffisants pour rattraper non seulement le déficit en sommeil lent, (la fatigue), mais aussi le déficit en sommeil paradoxal (indispensable à la concentration, la réflexion et la mémoire).


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Par croque-framboise le Dimanche 5 avril 2009 à 9:21
Cette nuit j'ai très mal dormi tiens ! A cause du chien, qui normalement dort dans la cuisine mais qui cette fois a eu le droit de dormir dans le salon. Explications : il vient de se faire castrer ( le pauvre :( ) et il a l'habitude quand on dort, de sauter par dessus la petite porte qui sépare cuisine et salon. Comme il vient de se faire opérer, on préfère qu'il évite de se rouvrir les points en sautant par dessus la porte. Celle-ci reste donc ouverte et il en profite pour squatter sur le canapé. Mais hier, non, il a décidé de passer à l'étape supérieure, et a grimpé à l'étage, chose formellement interdite. J'ai passé la nuit, à lui dire de descendre, puis abandonnant, je l'ai entendu remuer, bouger, grogner contre le chat.. Je suis donc de sale humeur ce matin !
Je me souviens d'une autre fois où j'avais fait nuit blanche et où j'avais cours le lendemain matin. Les murs qui m'entouraient pendant le cours semblaient onduler comme des vagues!
Par Diary-Adventures le Dimanche 5 avril 2009 à 10:17
C'est vrai que même si parfois l'idée de dormir m'ennuie parce que ça me donne l'impression de perdre du temps que je pourrais accorder à d'autres choses, je reconnais qu'une bonne nuit de sommeil est plus que très agréable. L'impression que ça joue le rôle d'anti-dépresseur et qu'il est libérateur de tout nos mauvais comportements ou mauvaise humeur.
Par monochrome.dream le Dimanche 5 avril 2009 à 17:13
Kant disait qu'il n'y a pas de plaisir plus grand que le sommeil. Mais les difficultés liées à l'endormissement après une journée bien remplie (faut d'arriver à se calmer et à taire ses pensées un moment), me donnent souvent l'impression qu'évoque Diary-Adventures : je me dis qu'au lieu de cogiter au lit, je pourrais tout aussi bien faire quelque chose "d'utile", et hop me voilà debout à des heures pas possibles, à lire de la philo... Mais c'est un cercle vicieux, parce qu'en se stimulant, on éloigne encore le sommeil.
Je crois aussi qu'actuellement, on ne bouge plus assez. Une journée riche, elle est épuisante nerveusement, intellectuellement, mais nos muscles pas trop sollicités sont comme en décalage avec ça. D'où peut-être certaines insomnies ? En tout cas, c'est comme ça que je perçois les choses : je dors beaucoup mieux quand je me suis "épuisée" physiquement, qu'après une journée de révisions intensives...

Je guette ton article sur le politiquement correct ;)
Merci pour ton mot-commentaire !
Et bonne fin de dimanche...
Par MiMiNe le Dimanche 5 avril 2009 à 19:52
Je me réveille forcément une fois voir plus toutes les nuits il parait que c'est pas top mais moi je m'y suis habitué maintenant...

Quand je dois réviser et que je suis morte de fatigue j'abandonne je vois bien que ça sert à rien... Encore 40 jours environ (soit quelques mois) et ça sera fini. Oui je compte maintenant...
 

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