Vendredi 7 septembre 2012 à 8:40

Tristesse, désespoir

J’ai reçu, il y a une quinzaine de jours un commentaire de quelqu’un à qui j’aurais bien voulu parler, mais malheureusement, son pseudo ne me renvoyait sur rien, ni blog, ni adresse et le catalogue de Cow, malgré de nombreuses demandes des cowblogeurs, ne permet pas de résoudre ce problème. De retour à Paris, ayant de nouveau un ordinateur pouvant aller sur internet sans problème, j’ai essayé de retrouver la personne ayant ce pseudo, mais sans succès.
        Je ne sais donc pas quel est son environnement , son histoire, et ce que je vais dire sur une phrase de son commentaire qui m’avait frappée, ne s’applique peut être pas à son cas.
        Mais si elle lit cet article, j’aimerais qu’elle m’écrive sur “contacter l’auteur”.

        La phrase dont je parlais était la suivante :

“Je n'ai aucun problème physique, j'ai toujours eu des bonnes notes durant mes études, mais, bien sûr je suis au chômage, je me sens rejetée de tout et de tous; le fait est là : je ne suis à ma place nulle part. Même dans ce que j'aime je me sens à part.
J'ai l'impression d'être un parasite dans un monde qui me fait horreur. Je sais que je ne réaliserai jamais mes rêves alors à quoi la vie sert-elle si ce n'est que pour bouffer et dormir ?
Ce ne n'est pas que je ne veux plus souffrir c'est que je me trouve inutile et par conséquent je dois disparaître.”


         J’ai déjà connu des cas semblables, au bord de la dépression, et je sais que ce n’est pas avec un article qu’on peut essayer d’aider la personne, mais par une longue discussion.
        Que l’on soit jeune ou vieux, c’est l’un des drames du chômage actuel de persuader ainsi de l’inutilité de sa vie, de couper la personne du monde, de l’isoler complètement.
        Cependant  je pense que la façon dont on regarde l’existence, a aussi une grande importance.
        Je constate que des jeunes qui sont atteints de maladies génétiques chroniques, contre lesquelles ils doivent lutter en permanence avec courage, tiennent à la vie, et même si parfois ils en ont assez et se plaignent, ils arrivent à vivre normalement et s’ils ne vous avaient pas parlé de leurs problèmes, vous  ne sauriez pas quel est leur calvaire.
        Les personnes âgées qui savent que maintenant, leurs jours sont comptés, aimeraient vivre le plus longtemps possible.

        Alors comment regarder la vie pour ne pas désespérer ?

        Je pense d’abord que, si on se sent isolée et repoussée par tous, c’est qu’on a cette idée en tête et qu’on ne cherche pas à s’en sortir.
        Même si on a dans la tête que ses parents ou sa famille ne s’intéressent pas à vous, après avoir discuté sérieuseemnt de la question, j’ai constaté qu’il était très rare que les parents n’aiment pas leurs enfants, qu’il y avait toujours un grand-parent ou un frère, une soeur, pour lesquels vous aviez de l’importance.
        Il est rare aussi que vous n’ayez aucun ami ou amie, qui tienne tant soit peu à vous.
Et même si vous êtes aussi isolés, vous pouvez essyer de discuter avec des personnes du blog et vous verrez qu’il y a peu à peu, un certain lien qui se crée comme dans une famille. On s’intéresse à la vie de ceux avec lesquels on correspond et dans les moments difficiles, on essaie d’être là et cela fait chaud au coeur.
        Personnellement quelqu’un qui m’expose ses problèmes m’intéresse toujours et c’est parce que cette personne est alors importante pour moi, que j’essaie de l’aider un temps, pour qu’elle remonte la pente.

        Et puis, même au chômage, non seulement il faut rechercher du travail,, mais il faut se forcer à trouver des occupations : aider les autres, dessiner, faire de la musique, écrire, bricoler, créer, bref faire travailler sa cervelle et ne pas sombrer dans l’inoccupation, ne pas donner à son cerveau émotionnel l’occasion de tourner à vide et de ressasser ses malheurs.
        Le sport est en particulier une occupation qui a un aspect bénéfique à la fois sur le mental et sur le physique.
        Je connais une jeune qui était dans une désespérance analogue, et qui était totalement inactive. Puis elle s’est décidée à s’occuper de personnes âgées, puis d’enfants autistes. Elle a trouvé du travail dans ce domaine, et sait maintenant qu’elle est très utile et qu’elle a droit à une certaine reconnaissance sociale.
        En plus les enfants qu’elle aide, l’aiment et peu à peu elle devient elle aussi, plus sociable, elle a fini par avoir un petit ami.

        Ceux qui remontent ainsi la pente tiennent alors de nouveau à la vie : écoutez par exemple la chanson de Jean Ferrat “C'est beau la vie !”.

        Mais ce n’est pas facile de remonter seul(e) cette pente, alors faites vous aider. Et je réponds toujours à ceux qui m’écrivent, mais à condition qu’ils me laissent une adresse.
        Cela dit, quand la dépression est grave, le médecin doit intervenir et la traiter.
 

Par alyane le Vendredi 7 septembre 2012 à 9:28
J'aime beaucoup votre article. IL est aussi important de ne pas se poser en victime et ne pas s'isoler. J'ai appris par expérience.
Par maud96 le Vendredi 7 septembre 2012 à 9:37
Un joli article, plein de "coeur" ! J'ai eu hier l'annonce au téléphone d'un cas dans ma famille assez proche, une fille de 20 ans, qu'il a fallu "extirper" de son isoloir, en urgence, pour la faire hospitaliser. Elle était présente au mariage, mais un peu "absente", quoiqu'active, et avait abandonné tout médicament : le gros risque, c'est l'isolement dans lequel on croit se sentir bien... alors qu'on est en pleine dépression et donc en danger de mort.
 

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