Lundi 19 juillet 2010 à 11:01

Informatique, médias, internet

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      Ma jeune "muse philosophe" m’a communiqué l’adresse d’un article du Monde qui soulève un sujet intéressant.
http://www.lemonde.fr/technologies/article/2010/07/02/nos-cerveaux-attaques-par-le-net-vraiment_1382428_651865.html
    Je vous résume ce que dit cet article et je vous dirai ensuite mon opinion.

    Un écrivain américain, Nicholas Carr vient d’écrire un livre, “The Shallows” (qu'on pourrait traduire par "le bas-fond", qui est sous-titré "ce que l'Internet fait à nos cerveaux".
    Il avait déjà écrit dans un article “Est ce que Google nous rend idiots ?”
    D’après lui, Internet, les ordinateurs, Google, Twitter et le travail multitâche transforment notre activité intellectuelle au détriment de notre capacité à lire des choses longues, et le web avec son hypertexte coloré et la multitude d'informations morcelées, nous rend stupide et le monde cite ses paroles :

    “Il n'y a rien de mal à absorber rapidement et par bribes des informations. Nous avons toujours écrémé les journaux plus que nous ne les avons lus, et nous gérons régulièrement les livres et les magazines avec nos yeux pour en comprendre l'essentiel et décider de ce qui nécessite une lecture plus approfondie. La capacité d'analyse et de navigation est aussi importante que la capacité de lire et de penser profondément attentivement. Ce qui était un moyen, un moyen d'identifier l'information pour une étude plus approfondie, est devenu une fin en soi, est devenu notre méthode préférée à la fois pour apprendre et analyser. Éblouis par les trésors du Net, nous sommes aveugles aux dégâts que faisons peser sur notre vie intellectuelle et notre culture.”

    Soucieux de propositions concrètes, Nicholas Carr va même jusqu'à proposer de repousser les liens hypertextes en fin d'article, pour faciliter la lecture et la concentration et éviter toute distraction


    Mais l’article cite aussi des propos de psychologues et de chercheurs de l’université du Michigan qui estiment qu’il n’y a pas de preuve scientifique de cette nuisance et qu'il est encore trop tôt pour tirer une conclusion sur les effets négatifs du web.
    Il ne fait aucun doute que l'Internet change notre cerveau, mais “Tout change notre cerveau” et  le Web est aussi bon pour l'esprit.
    Une étude en neurosciences de 2009 de l'université de Californie à Los Angeles,  ("Le papier contre l'électronique : lequel nous rend plus intelligent ?"). a constaté que l'exécution de recherches sur Google a conduit à une activité accrue dans le cortex préfrontal dorsolatéral (en comparaison avec la lecture d'un texte sous forme de livre). Cette zone du cerveau gère en particulier l'attention sélective et l'analyse intentionnelle que Carr dit avoir disparu à l'âge de l'Internet.

    Mon opinion sur ce sujet :

    Personnellement je vais assez souvent sur internet et je consulte pas mal Google et Wikipédia et sur les sites scientifiques, je me sers souvent des liens.
    Je devrais donc ne plus puvaoir faire attention de façon soutenue.
    Il n’en n’est rien, je peux encore liredes compte rendus scientifiques ou techniques de quelques dizaines de pages et il m’arrive de lire des mémoires, mêmes littéraires ou pohilosophiques que m’envoient mes correspondantes, qui ont 50 à 100 pages, et que j’ai sûrement plus de mal à lire et comprendre que les articles scientifiques. Mais je les lis facilement car ils m’intéressent.
    Mais effectivement mes études et par la suite mon métier m’ont habitué à lire aussi bien de longs rapports que des informations courtes, mais sur lesquels il faut réfléchir ensuite.
    Je me sers intensément de l’ordinateur depiuis 1980 et d’internet depuis 1992 et je n’ai pas l’impression que cela m’ait trop dégradé l’esprit.

    Par contre je constate que mes petits-enfants, leurs camarades ou les jeunes que je côtoie ont du mal à se concentrer longtemps sur un sujet, voire même à faire attention à un problème scolaire.
    Cela dit, la plupart d’entre eux ne font pas du zapping d’un lien à l’autre et ne consultent pas intensément Google. Donc la cause n’est pas celle invoquée par  Nicholas Carr.
    Je pense cependant que les moyens multimédias ne sont pas étrangers à ce problème.
    A mon avis les jeunes ont actuellement trop d’occupations possibles et donc se dispersent entre elles.
    Ils perdent beaucoup de temps dans des conversations pas forcément très utiles sur MSN alors que l’on pourrait dire la même chose en 10 fois moins de temps au téléphone, (mais c’e n’est pas gratuit) ou 5 fois moins de temps par mail (mais c’est fatigant d’écrire).
    Internet leur prend du temps, mais le téléphone et la télévision aussi.
    Ils écoutent souvent de la musique, mais qui n’est pas compatible avec un travail intellectuel.
    L’ordinateur, les appareils photos numériques ou les caméras sont beaucoup plus abordables (quand j’étais jeune cela n’existait même pas) et les ordinateurs donnent des possibilités d’utilisation multiples.
    Les blogs, Facebook ou Twitter permettent une circulation de beaucoup d’information et les jeunes peuvent s’ntéresser à des sujets dont nous n’avions, à leur âge aucune idée.
    Et puis le ou la petit(e) ami(e), cela prned aussi du temps.
    Alors on n’a plus le temps (ni le courage) de faire des actions longues et fatigantes.
    Car pour faire quelque chose de fatigant, il faut être intéressé, motivé et en avoir pris l’habitude, en avaoir fait l’pprentissage.
    Ce qui me gêne le plus ce n’est pas ce manque d’attention, mais c’est le manque de motivation, de curiosité pour les choses nouvelles, pourles choses scientifiques comme littéraires.
    Parmi ceux qui vont au lycée, j’ai renconté peu d’élèves intéressés par ce qu’ils apprennent. Je n’ai pas l’impression que leurs profs soient beaucoup moins bons que ceux que j’ai eus.
    Je crois simplement que l’on a aujourd’hui trop d’information et qu’on n’apprend plus à distinguer celle qui est utile de celle qui est superficielle, futile et superflue. On a en partie tué la curiosité intellectuelle, parce qu’on n’a pas su montrer à quoi elle pouvait servir.

    Certans d’entre vous me disent que la génération actuelle est une “génération de flemme”, mais il ne faut pas généraliser. Je connais certain(e)s jeunes qui (souvent après le bac) se sont mis à beaucoup travailler.
    Et je connais aussi quelques jeunes qui sont curieux et avides d’apprendre et de savoir.
Par alyane le Lundi 19 juillet 2010 à 15:27
Je ne trouve pas que l'ordinateur me tue. Je travaille longtemps dessus, certes mais je lis des livres ou des articles en anglais ou en allemand sans problème. Je trouve pratique d'avoir des infos rapides sur certains sujets, cela me suffit. J'ai même téléchargé des livres sur google.books pour ma thèse (en toute légalité) ; consulter des catalogues de bibliothèques en ligne, réserver...
Mais MSN prend du temps, je l'ai coupé et le consulte quand j'en ai besoin, mais je préfère le téléphone dans certains cas.
Par Madness.of.Love le Vendredi 23 juillet 2010 à 16:30
Je suis assez d'accord avec ton article, en réalité.
Je constate que dans mon entourage, dès qu'un article / livre / papier est un peu long, on le "zappe" et on préfère en lire un résumé, par exemple. Et j'ai un peu dérivé également, bien que je reste curieuse et continue à lire ce qui m'intéresse. Simplement, d'autres activités nous prennent du temps (et ce ne sont pas forcément les plus judicieuses).
En attendant, l'ordinateur n'a pas trop affecté ma concentration, je crois. Je lis souvent des e-books sur l'ordinateur (c'est moins cher et vu le nombre de livres que la prépa' nous demande de lire, je suis bien heureuse que certaines œuvres soient libres de droit !), et je prends toutes mes notes sur celui-ci.
Cela dépend des personnes, je crois.
 

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