Mercredi 23 décembre 2009 à 8:56

Notre cerveau : émotions

Vous ne voyez pas tous les jours  d'aussi grandes bébêtes dans votre douche  !  IooI

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    Mes correspondant(s)e me parlent parfois des “peurs” qu’ils ou elles ont eues face à des événements divers, sont étonnées de leurs réactions et me demandent une explication de leur comportement.
    Je pense qu’il faut bien distinguer les émotions analogues à la peur selon leur cause.
    Certaines inattendues, peu rationnelles, inconscientes en partie, sont tout à fait instinctives. D’autres au contraire, moins instinctives, mais tout aussi pénétrantes, sont liées aux représentations mentales conscientes. Quiconque a frémi en lisant une nouvelle angoissante, le sait bien.
    C’est des premières que je voudrais vous parler, car je constate que vous me dites toutes : “j’ai eu peur de telle ou telle chose, mon coeur a battu la chamade puis j’ai transpiré, mon coeur s’est serré, mes tripes se sont tordues....”.
    En fait vous vous dites que l’événement a déclenché la peur qui a ensuite entraîné des manifestations physiologiques.
    Mais est ce ce qui se produit dans ces peurs instinctives.?

    Silke Anders et son équipe de l’université de Tübingen en Allemagne, ont étudié les réactions de peur chez des patients qui ne sont pas conscients de ce qu'ils voient, car une lésion cérébrale a détruit la zone de la conscience visuelle. Ils se disent aveugles, mais détectent cependant à leur insu, certaines caractéristiques élémentaires visuelles des objets,telles les orientations d'une barre noire sur un fond blanc, même si leur monde visuel est obscur (des signaux cérébraux particuliers que l’on peut capter dans la zone arrière du cerveau révèlent ces détections inconscientes).
    Si l'on fait entendre un cri effrayant à une telle personne à chaque fois qu'une barre horizontale apparaît sur un écran devant elle, son cerveau associe la perception inconsciente de la barre à la perception consciente du cri qui la fait sursauter, du moins pour une partie de ces personnes.
    Après un certain temps, la seule vue (inconsciente) de la barre, fait sursauter ces personnes qui disent avoir peur, même si elles ne savent pas ce qui suscite cette peur. D’autres par contre semblent moins effrayées et sursautent peu, ou sursautent mais n’ont pas ensuite ce sentiment de peur.

    Les neurologues ont étudié ces personnes et ont constaté qu'elles se divisent en deux groupes.
    Chez les personnes dont le sentiment de peur est lié à l'intensité du sursaut, une zone du cortex pariétal antérieur gauche est très active. Chez les autres, elle est peu active.
    Le cortex pariétal antérieur est une zone activée par les mouvements : quand un individu bouge un membre, se lève ou sursaute, bref, fait un mouvement.   
    Les personnes dont le cortex pariétal est plus actif ont une sensibilité accrue aux mouvements de leur corps: elles « écoutent » leur corps, le sentent sursauter et en conçoivent de la peur.    
    Les autres sursautent parfois très fort, sans que leur peur n'en soit augmentée car, chez elles, le cortex pariétal est peu actif et elles prêtent moins d'attention aux réactions de leur corps. Elles n'ont pas peur.
    On pense donc que le cortex pariétal, détectant une réaction du corps, envoie des impulsions nerveuses aux centres amygdaliens, dont je vous ai souvent parlé, lesquels donnent une connotation émotionnelle négative au sursaut, puis renvoie cette information à d'autres zones du cortex qui prennent conscience de la peur en tant que sentiment.
    Tout cela demande beaucoup plus de temps que la survenue d'un sursaut et les peurs instinctives seraient bel et bien des constructions du cerveau à partir d'une réaction de l'organisme, par exemple le sursaut
    Les centres amygdaliens ayant un temps de réaction très court et préparant très rapidement l’organisme à faire face à un danger, déclenchent des réactions telles que l’accroissement du rythme cardiaque, la transpiration, le coeur qui se serre et le ventre qui se contracte...
    En fait c’est l’ensemble de ces réactions presque instantanées et inconscientes, qui sont ensuite perçues par le cortex pariétal et les centres amygdaliens, lesquels “disent” au cortex conscient qui réfléchit, que nous avons une réaction qu’il interprète comme de la peur.
    Les réactions instinctives de peur d’araignées, de souris ou autres perceptions inquiétantes sont de ce type, inconscientes avant d'être conscientes,et c’est pour cela que nous avons beaucoup de mal à les contrôler
    Mesdemoiselles qui avaient des peurs de ce type, c’est seulement que vous avez des centres amygdaliens et un cortex pariétal très actifs !!

Par croque-framboise le Mercredi 23 décembre 2009 à 9:09
Je suis contente d'avoir ces parties du cerveau actives, mais quand même, avoir peur des fourmis... Des fois je me dis qu'un sac en papier sur la tête... !
Comment vas-tu ?
Par anotherworld le Mercredi 23 décembre 2009 à 11:49
Quand j'étais enfant et que je voyais une araignée, je pleurais. Maintenant, en principe, j'arrive à me contrôler suffisamment pour trouver un moyen de la mettre dehors sans que mon père ne la tue (j'aime pas qu'on tue les petites bêtes, même les araignées, je sais pas pourquoi).
Par maud96 le Mercredi 23 décembre 2009 à 22:24
Mes "centres amygdaliens" gardent pour eux leurs peurs ancestrales et ne les communiquent pas à mon cortex : j'ai de la chance donc...
Cette galéjade comme prétexte pour te souhaiter de belles fêtes en famille...
Par plop-maw le Jeudi 24 décembre 2009 à 13:13
wouuuuuuah ca doit etre hyyyper actif chez moi. Je suis une grande froussarde. Exemple rescent. Hier, j'etais sur la route avec mon frere. Le gps n'etant pas bien foutu, on se trompe de route. Le gps nous indique de faire demi tour sur une route borde d'un ravin. Mon frere se fou en travers pour effectuer le demi tour. On etait pas dans le ravin. Je me suis mise a gueuler. J'avais peur de tomber dans le trou. ^^'. J'ai une peur panique des insectes et du noir. Je suis la trouillarde par exelence =), mais j'assume.
Par Noyemie le Mardi 29 décembre 2009 à 16:33
J'adore tout ce qui fait peur !!
Si, si, même les araignées géantes de Tchernobyl !!
Par Alice-Corporation le Samedi 26 mars 2011 à 19:54
Pour ma part je n'ai pas peur des araignées et autres serpents, mais des clowns... oui, des clowns. Mais je ne suis pas la seule dans mon entourage ! Maintenant, à savoir si c'est rassurant ou non...
Par naphtaline-coquelicot le Vendredi 19 octobre 2012 à 22:47
Bon, alors cet article me donne bien envie de raconter ma vie! (pour changer -_-')

Depuis petite, j'ai la phobie (maladive) des ballons de baudruche.
Symptômes: mains moites, transpiration (sueurs froides parfois), son "modifié" (chaque bruit, même la voix de mon interlocuteur paraît étrange et me dérange même), peur incontrôlable qui provoque des crises de larmes, des tremblement, un sentiment total d'enfermement, un besoin presque vital de fuir.
Bref, c'est violent et je n'ai jamais su d'où ça venait ni comment me contrôler (je n'ai AUCUNE envie de combattre cette peur en m'enfermant avec des ballons, je pense que je pourrais faire une attaque cardiaque >_< )
 

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