Vendredi 11 décembre 2015 à 8:58

Notre cerveau : mémoire; inconscient; Freud

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    Je disais dans un  précédent article, que notre cerveau faisait la synthèse d’images à partir d’éléments mémorisés et qu’il rectifiait ensuite ces esquisses pour les rendre conforme à ce que la vue lui donnait comme informations du réel. Cela lui permettait de réunir en même temps de nombreuses informations sur l’environnement, issues de notre expérience passée, et d’anticiper sur l’avenir, pour guider nos actions et notamment noss déplacements..
    Les biologistes pensent que ce processus dépasse les simples perceptions et concernent toute notre façon de penser : nous raisonnons par comparaisons et beaucoup de nos décisions sont inconscientes et intuitives.

    Quand nous vivons au quotidien, nous percevons notamment des images de l’environnement et de ses objets (mais c’est vrai aussi pour les sons et le toucher) et nous reconnaissons la plupart d’entre eux qui nous sont familiers et leurs caractéristiques.
    Cela veut dire qu’à coté des images, nous avons conceptualisé l’objet, sa forme, ses caractéristiques, son usage et évidemment cela s’appuie sur le langage.
    Mais même le bébé qui vient de naître fait cette conceptualisation : par exemple il y a une personne qui a certaines caractéristiques d’image, un visage un timbre de voix, qui le nourrit, qui le change, qui le porte, qui vient s’il pleure… et en général c’est la maman.
    Au niveau du langage, cette conceptualisation se traduit pas une particularité : les neurones qui sont connectés pour représenter un objet sont tous dans la même zone lorsqu’il s’agit d’objets analogues, par exemple des outils.
    Et notre mémoire est aussi construite de façon logique au niveau des connaissances et des entités : elle les classe par familles, analogies…, un peu comme le botaniste ou l’animalier classe les plantes ou les animaux.
    Quand nous allons nous trouver en présence d’une chose nouvelle et inconnue, notre cerveau va rechercher dans le passé ce qui lui ressemble dans les choses analogues anciennes et connues, que ce soit d’ailleurs un objet ou un concept plus abstrait.
    Nous cherchons à classer, à généraliser, à nommer de façon analogue des choses qui se ressemblent. Et donc notre conceptualisation est en évolution permanente, comme d’ailleurs en partie notre langage. Et évidemment des caractéristiques s’ajoutent en mémoire aux choses nouvelles, mais en partant d’abord de caractéristiques analogues à celles des choses de la même famille.
    Ce processus est presque totalement inconscient.

    Suivant notre personnalité, mais aussi nos connaissances, notre curiosité intellectuelle, et la richesse de notre vocabulaire, nous aurons des concepts étroits et vagues et d’autres concepts étendus. Dans le cas de concepts pauvres, nous aurons tendance souvent à généraliser abusivement et à faire des rapprochements peu pertinents.
    La pauvreté du vocabulaire nous empêchera par exemple d’expliquer de façon précise des phénomènes ou notre pensée.
    Bien sûr lorsqu’il s’agira d’objets courants nos concepts seront en général suffisamment précis et exacts : nous savons tous reconnaître une chaise et à quoi elle sert.
    C’est beaucoup moins vrai quand il s’agit de concepts abstraites littéraires, artistiques ou scientifiques.
    C’est encore plus difficile quand il s’agit de nos relations avec autrui qui interfèrent avec les émotions et les sentiments, et il faut se méfier des jugements que nous faisons par analogie et généralisation.
    Certaines personnes ont une tendance, provenant à la fois de leur personnalité et du fonctionnement de leur cerveau, à généraliser abusivement. Elle pourront ainsi commettre des erreurs de jugement importantes.
    Un processus assez courant d’erreur dans le domaine du classement des personnes est du genre : M.X est un voleur, M. X est financier, donc tous les financiers sont des voleurs.

    Un autre aspect concerne les décisions que nous prenons. Certes si nous achetons une maison ou une voiture, nous y réfléchirons avant,  Mais dans la plupart des petites décisons que nous prenons en permanence à chaque instant de notre vie quotidienne, c’est intuitivement et presque inconsciemment que nous le faisons.
    C’est notamment vrai lorsque nous exécutons une tâche répétitive et habituelle, par exemple conduire notre voiture pour aller à notre travail. Nous le faisons inconsciemment sans réfléchir et cela ne requiert notre attention que si un événement exceptionnel intervient.
    Je parlerai demain de nois processus de décision.
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