Dimanche 27 mars 2011 à 8:29

Notre cerveau : émotions

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Avec le passage à l'heure d'été,
aujourd'hui, je suis à la bourre !! lol












    Tous les jours la télévision relate des informations de violences diverses, dont l’origine est la plupart du temps un fait mineur, qui nous paraît insignifiant face à la gravité des réactions et des dommages constatés
    Qu'il s'agisse de violences sur autrui, voire des viols, ou plus bénin, bien d'enfants présentant des troubles du comportement des troubles de l'attention et une hyperactivité, ces comportements se caractérisent par une insuffisance du contrôle inhibiteur que devrait exercer leur cerveau sur leurs envies et leurs actions. Leur capacité de réprimer une action inappropriée, ou de différer la réalisation d'un désir est insuffisante.


    Sans contrôle inhibiteur, il n'y aurait pas de vie sociale possible, car nous aurions tendance à réaliser nos désirs sans nous préoccuper de nos semblables et sans respecter les contraintes de la vie en société.
    Le contrôle inhibiteur est également nécessaire à la réalisation d'actions sur le long terme. Quand vous allez travailler, vous acceptez un certain nombre de contraintes pénibles, parce que vous avez conscience de l'intérêt du résultat final, ou parce que vous savez que ce travail vous rapportera votre salaire.
    Sans contrôle inhibiteur, vous céderiez à votre premier mouvement qui est de rester au lit ou d'aller faire une promenade, après avoir pris un bon petit-déjeuner.
    Je vous rappelle d’abord quelles sont les zones du cortex dont j’ai déjà parlé dansce blog, qui sont impliquée directement dans le contrôle et l’exécution de nos mouvements (schéma ci-dessous).

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    Le cortex moteur primaire commande nos muscles.
    Mais il est précédé par le cortex prémoteur, qui contribue à guider les mouvements en intégrant les informations sensorielles et s’occupe des muscles qui sont les plus proches de l’axe du corps.
    Au dessus de lui, l’aire motrice supplémentaire est impliquée dans la planification de mouvements complexes et dans la coordination de mouvements nécessitant l’emploi des deux mains.
    Mais ces aires sont reliées au cortex frontal (le chef d’orchestre) et à de nombreux autres centres qui interviennent dans la détermination d’un mouvement.
    Non seulement le cortex frontal va jouer son rôle de “patron” , mais des centres du cerveau émotionnel vont  intervenir, recevant des renseignement de nos sens et des systèmes dopaminergiques des circuits de récompense et d’apprentissage. Le cervelet intervient  aussi dans des mouvements devenus automatiques, et en dernier ressort, le tronc cérébral, qui relaie les informations vers la moelle épinière et les muscles, peut bloquer certains influx.

    La première action avant un mouvement , se fait, dans le cerveau, au niveau du cerveau émotionnel, notamment par le striatum, qui est un ensemble de centres et notamment le putamen et le noyau caudé. (en vert et en jaune sur le schéma ci-dessous)
    Ce système est relié à divers centres du cerveau émotionnel et notamment au système de récompense et son but, au départ, est  l'obtention d'une satisfaction immédiate.
    Face à ce mouvement spontané, des voies neuronales reliant le cortex frontal au striatum et au thalamus entrent en action. Leur rôle est au contraire d'étouffer l'action dans I'œuf.

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    Une étude réalisée aux Universités de Melbourne et de Dublin, par Christopher Chambers et ses collègues, a localisé en 2005 cette faculté dans un petit noyau cérébral nommé opercule inférieur droit” du cerveau frontal.
     Pour mettre en évidence ce responsable du contrôle inhibiteur, C. Chambers et ses collègues ont demandé à des personnes volontaires d'appuyer le plus vite possible sur un bouton uniquement quand lils voyaient apparaître sur un écran d'ordinateur une flèche pointant vers le bouton.
    Dans certains cas, un signal sonore retentissait quelques millisecondes après l'apparition d'une telle flèche, et les sujets devaient alors retenir leur geste. Lorsque le signal sonore retentissait très tôt (10 ou 20 millisecondes après l'apparition de la flèche), ils retenaient facilement leur geste. En revanche, plus le signal retentissait tard, plus cela était difficile (voire impossible). 
    Les biologistes ont inactivé cette petite zone cérébrale du cerveau frontal, au moyen d'ondes magnétiques qui perturbent le fonctionnement des neurones.        
    Ils ont constaté que, soumis à des tests où il faut annuler au dernier moment une action qui est sur le point d'être réalisée, les participants ne parviennent plus à retenir leur geste.

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On sait donc à présent qu'un petit centre cérébral du cortex frontal permet de ne sélectionner que les gestes qui seront admis en fonction du contexte, notamment du contexte social. C'est cette zone qu'il s'agit de développerer, par des interdits savamment dosés, auprès des enfants et aussi parfois des adultes....
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