Mardi 29 juillet 2008 à 9:57

Libertés et règles

   

    Dans son article, mon correspondant, placé devant le dilemme gênant de choisir virtuellement entre deux situations qui lui déplaisaient, disait : “j'ai finalement décidé de faire ma vie avec les fascistes parce que comme Cartman, je ne supporte pas les hippies!..”

    Cette position est caractéristique de la jeunesse, époque où le caractère est moins souple, où l'on est facilement manichéen, et où souvent on tient trop à ses idées pour admettre celles des autres.
    Je suis passé par là, moi aussi, autrefois.

    Je pense que par la suite, adulte, on devient plus compréhensif.
    J'ai eu des collaborateurs de droite et d'extrème droite, de gauche et d'extrème gauche, du centre aussi. J'ai eu des camarades et des amis catholiques, israélites, musulmans, agnostiques et athées. J'ai travaillé avec des ingénieurs de nationalités diverses, parfois à la peau noire ou jaune.
    Dans la mesure où ils respectaient mes propres convictions et ne cherchaient pas à m'imposer les leurs, j'ai toujours vécu avec eux dans une bonne entente, voire amicalement.
    J'essayais de les comprendre, de les écouter, qu'ils m'expposent leurs idées, leur philosophie, leurs habitudes de société et il m'arrivait de leur parler des miennes.
    J'estime avoir appris beaucoup ainsi de leur part et je leur ai parfois aussi appris que certaines de leurs croyances n'étaient pas compatibles avec les connaissances scientifiques actuelles.
    J'appréciais qu'en France ils essaient de respecter nos coutumes et je m'efforçais de respecter les leurs, si j'allais dans leur pays.

    La compréhension des habitudes et des”rites” de jeunes qui appartiennent à des groupes “originaux” est plus diffcile pour moi.
    J'ai connu autrefois les punks et les hippies, j'ai eu beaucoup de correspondantes plus ou moins gothiques ou métalleuses (moins maintenant,c'est relativement passé de mode).
    J'ai essayé de comprendre leur position. Quand il s'gissait de philosophie ou de manière de vivre, on discute facilement et je finissais par les comprendre, même si je ne partageaix guère leurs idées..
    Mais leurs habitudes sont le plus souvent régies par la mode, la volonté de se distinguer des autres et d'attirer l'attention sur soi et là, par goût, je préfère passer inaperçu et la mode m'indiffère, alors nous avons des points de vue assez différents.
    J'avoue que les cheveux rouges verts, jaunes vifs ou bleus ne m'attirent pas, (mais j'ai trouvé très drôles les coupes de cheveux jaunes en balle de tennis), pas plus que les habits noirs, le maquillage noir outrancier ou les colliers et bracelets pour chien pleins de clous et de pointes.(je me demande comment fait leur petit ami pour les embrasser?).
    Certes cela attire l'attention, mais je ne sais pas si l'avis des gens est très positif et la plupart de ceux que je connais ne trouvent cela guère beau et ni attrayant.
    L'expérience des problèmes psychologiques de mes “guenons” m'a montré que la lecture systématique de romans noirs et tristes, ou l'écoute de chansons qui prônent le désespoir et le malheur, les images de sang et de tortures morales ou physiques, la rédaction de poèmes et d'écrits qui sont des plaintes sur sa condition et le souhait de s'en sortir par la mort, cette accumulation finit par conditionner le mental et mène à la dépression, voire au suicide.
    Certes les personnes assez fortes sortent au bout de quelques temps de cet environnement dangereux, une fois que leur personnalité s'est affirmée, mais les gens faibles, très influençables ou très sensibles, peuvent aller à la catastrophe et mettre des années à s'en remettre.
       
    Par contre je reste intolérant vis à vis des groupes qui mettent en danger la vie d'autrui, notamment d'enfants, de jeunes ou d'adultes naïifs en profitant de leur incrédulité, ou qui veulent imposer leurs idées par la violence.
    Je n'ai jamais pu admettre l'influence de sectes et les agissements de minorités intégristes violentes ou aggressives, quelques soit leurs tendances et opinions.

   


Par mamour44444 le Mardi 29 juillet 2008 à 10:05
bien vrai
mais pas toujours de comprendre qua la vie ne se résume pas à bien/mal
à 0 ou 20
j'aime ou je déteste
dur apprentissage pour arriver à la tolérance et à la compréhension
comprendre l'autre, les autres apporte toujours beaucoup
:)
Par corotiqus le Mardi 29 juillet 2008 à 10:22
des cris de cochons que on egorge j'ai pas encore essayé
Par corotiqus le Mardi 29 juillet 2008 à 10:27
la tolérence la comprehension dificile a apprendre
:)
Par corotiqus le Mardi 29 juillet 2008 à 17:57
ok mais ca a l'air compliqué^^
Par satine-objective le Mardi 29 juillet 2008 à 18:04
encore une fois je suis tout à fait d'accord avec toi ^^
Par Le.Chat.De.Chester le Mercredi 30 juillet 2008 à 11:12
Hmf, je sais pas trop...je pense que ça dépend de quoi on parle. Par exemple je sais que après que j'ai exposé les raisons pour lesquelles je suis végétarienne (et veux devenir vegan) à quelqu'un et que cette personne me dit qu'il "comprend" mais que malgré tout il ne veut pas changer de mode de vie, ça a tendance à m'agacer. Parce que là la personne n'a pas compris, c'est juste que soit elle veut arrêter d'en parler, soit c'est pour ne pas me vexer ou (plus rare) respecte mon choix. Mais là en aucun cas il y a compréhension, ou du moins la compréhension n'est pas assez grande. Pour moi, c'est comme si qu'un antisémite me dit qu'il comprend mon ouverture aux autres mais qu'il reste quand même antisémite...
Ensuite c'est sur que quand il s'agit de sujets tel que l'habillement ou le choix de la musique que l'on écoute, dire que l'on "comprend" est quelque chose de vraie.
Par bidula le Mercredi 30 juillet 2008 à 19:07
Il faut bien distinguer gothisme et satanisme. Le gothisme n'est qu'un retour au romantisme noir style Baudelaire, une sorte de distinction, d'aristocratie sombre et mélancolique, hantée par l'idée que "la vie, personne n'en est amais sorti vivant". Mais il ne faut pas croire, beaucoup de gothiques sont pleins de joie de vivre... Le satanisme, lui, est une fascination malsaine pour le morbide, une envie frénétique de se montrer, de choquer aussi, une glorification de la mort et de la souffrance, un rejet de la vie...
Comprendre un point de vue n'est pas le partager, ca je suis bien d'accord. Mon copain est métalleux jusqu'a la moelle des os, et je comprend son amour ce ce style de musique, meme si je ne le partage absolument pas. Apres, pour tout ce qui est habillement, l'essentiel n'est pas tant paraitre beau, élégant que d'etre vu, remarqué. L'essentiel est toujours d'etre bien dans sa peau, tout en respectant ceux qui n'adherent pas au meme mode de vie et de pensée...
Cotoyer des gens différents par leur opinion, leur religion, est une expérience passionnant ou on a rien a perdre et tout a gagner ! C'est avec ceux qui ne partagent pas les memes idées que l'on peux débattre, enrichir l'autre tout en s'enrichissant de ses théories. Si tout le monde pensait pareil, quel ennui...
Par Anar-a-deux-balles le Lundi 10 août 2009 à 23:18
"Mais leurs habitudes sont le plus souvent régies par la mode, la volonté de se distinguer des autres et d'attirer l'attention sur soi et là, par goût, je préfère passer inaperçu et la mode m'indiffère, alors nous avons des points de vue assez différents.
J'avoue que les cheveux rouges verts, jaunes vifs ou bleus ne m'attirent pas, (mais j'ai trouvé très drôles les coupes de cheveux jaunes en balle de tennis), pas plus que les habits noirs, le maquillage noir outrancier ou les colliers et bracelets pour chien pleins de clous et de pointes.(je me demande comment fait leur petit ami pour les embrasser?).
Certes cela attire l'attention, mais je ne sais pas si l'avis des gens est très positif et la plupart de ceux que je connais ne trouvent cela guère beau et ni attrayant."


En fait, ça n'a rien à voir avec le fait de vouloir attirer l'attention je pense donc quant à parler de mode... m'identifiant au mouvement punk, ça se ressent sur ma dégaine (Oui, je m'étiquette mais je l'assume.) et pourtant, j'ai horreur d'être observé comme une bête de foire. Pour ma part, c'est une façon d'assumer jusqu'au bout mes idées, de pas me contenter de les avoir dans la tête et de ne les partager que quand ça m'arrange mais de faire en sorte que même un passant me croisant dans la rue en soit témoin. De plus, c'est un peu une sorte de contestation de se vêtir de la sorte dans une société prônant la neutralité vestimentaire et où les critères de beauté sont dictés par les magasines de mode. Et puis je pense que c'est l'aboutissement d'un sentiment permanent de marginalité que j'ai toujours ressenti aussi loin que je me souvienne, une manière même de la revendiquer et de creuser de moi même un écart (Qui est cependant franchissable à ceux qui s'en donnent la peine.). Quant à l'avis de la masse "bien pensante" sur ça, je m'en contrefous. Je cherche tout sauf à me faire bien voir.
Mais bien sûr, ce point de vue n'engage que moi. Pour beaucoup, c'est juste une question de "mode" ou de volonté naïve d'anticonformisme panurgiste.
 

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