Vendredi 20 septembre 2013 à 7:46

Tristesse, désespoir



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            Parmi mes correspondants et correspondantes, jai beaucoup de jeunes un peu tristes, car ils ont rencontré des problèmes ou même des malheurs.
            Et ces souvenirs les hantent, ils ont du mal à les atténuer, sans parler de les oublier
complètement, ce qui paraît impossible.
            Souvent je me demande comment les aider dans ce but.
            Cest vrai que le passé est lourd à porter déjà pour soi-même. Alors, en plus, si les autres se font un malin plaisir de vous le rappeler cela devient insupportable et cela rend encore plus triste. Les gens devraient réfléchir avant de faire cela.

            Alors, il ne faut pas pleurer, surtout ne pas tomber dans le désespoir en ruminant ce passé, ne pas céder aux regrets et aux remords, ne pas aller vers linaction, vers le néant.
            il vaut mieux se mettre en colère, crier, hurler, vivre et exister.
            Il faut quitter le passé et essayer de rechercher une vie active dans le présent. Bien sûr le passé est toujours là, mais il faut le transporter avec soi sans trop y penser : le mettre dans son sac et le sac par dessus son épaule pour pouvoir avancer, marcher, aller de lavant.
            On oublie tout ce que lon peut, si possible ce qui est trop pénible, mais ce sera difficile, alors il faut accepter, de vivre avec.

            Et il ne faut pas rester dans son coin à se lamenter à avoir peur des autres à se demander ce quils pensent de vous, à ne plus avoir confiance en soi.
            Il faut Rire. Pleurer. Chanter. Aimer. se sentir Libre. Laction cela permet de ne pas penser au passé, et sur ce que lon entreprend, on arrive à en réussir une partie, de plus en plus, et on reprend confiance en soi.
            Il faut ouvrir la porte sur le monde, sur les autres. Il sen trouvera bien quelques uns pour faire attention à vous, pour vous aider.
            Jai connu une jeune qui avait bien des peines, mais elle voulait sen sortir, elle rêvait dêtre un papillon qui senvole vers la terre dIrlande ou vers les étoiles, et peu à peu, son rêve sest réalisé, elle est partie de la terre aride et triste, elle sest éloignée de la tristesse, elle a repris confiance en elle, elle réussit ce quelle entreprend, elle est devenue “grande et raisonnable” et le bonheur sest approché peu à peu delle.
   
            Rêver, oui cest un des secrets du bonheur. Quand on a des idées tristes, pour ne pas y penser, il faut rêver de choses gaies. Peu importe quau début ce soit des rêves fous, des choses irréalisables, cela fait oublier le passé pour sorienter vers lavenir.
            Après on peut réfléchir à ces rêves, essayer de voir ce qui ne serait pas trop loin de la réalité et rêver à nouveau, mais de choses plus raisonnables.
            Puis ensuite il faut transformer ces rêves en projets, puis se donner les moyens de les réaliser.
            La jeune fille dont je vous parlais à linstant, est sortie de lutopie, sest fixée des objectifs ambitieux et elle a réussi à en réaliser une grande partie.

            Il faut, quand on est jeune, comprendre quelque chose de très important, que souvent on ne découvre que lorsquon est adulte : les souvenirs, mêmes ceux qui sont ceux proches des malheurs, comme ils sont difficiles à oublier,  il faut les mettre dans le sac et le ranger pendant quelques temps.  
            Quand on le rouvre plus tard, il reste les bons souvenirs, ceux des jours heureux et les mauvais souvenirs se sont atténués, on les voit autrement, on tire les leçons du passé.
            Jai eu moi aussi quelques tristesses dans ma jeunesse ou dans ma vie, et je vous assure que cest une bonne recette. Je peux maintenant ouvrir le sac et ne plus être malheureux de ce que jy retrouve.
Par maud96 le Samedi 21 septembre 2013 à 16:18
Plein de sagesse, cet article...
Mais le "sac à dos" reste plus lourd à porter quand il s'agit d'atteinte corporelle (maladie ou accident) qu'il faut "traîner" toute sa vie...
Par Bene22 le Jeudi 26 septembre 2013 à 4:26
Je suis d'avis q'un handicap va souvent de pair avec un don.
Le tout est de trouver lequel.
J'ai en tête cet exemple tout bête : le marathon.
Y'a des fêlés qui, dans un fauteil roulant, se sont dit : "eh, si j'allai faire un marathon" ?
Et en fait, les "coureurs" en handisport mettent moins de temps à parcourir ces 42 km que les coureurs "à pieds".

Il est parfois difficile d'assumer ses handicaps et tout le monde en a, mais on a aussi des qualités et peut-être si les chrysalides ne visaient pas le soleil mais un peu de fraîcheur en alternance, les papillons, moins "jolis", n'en seraient que plus beaux.
 

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