Vendredi 19 janvier 2007 à 18:43

Relations avec nos parents, famille



    Comme je vous l'avais dit dans mon précédent article, je voudrais vous relater aujourd'hui un cas réel, qui s'est passé sur tchatcheblog à la fin 2005.

    Une de mes correspondantes était très mal, vraiment désespérée, se scarifiait et commençait à avoir des idées morbides, car ses parents se disputaient tout le temps devant elle de façon violente et pensaient divorcer. Ils ont un jour découvert les cicatrices sur les bras de leur fille et ce fut le drame.
    J'ai alors demandé à la jeune fille de s'arranger pour que ses parents sachent qu'elle correspondait avec moi et qu'ils viennentt voir sur mon blog, par précaution, quel personnage je pouvais bien être, ce qui n'a pas manqué de se produire.
    Ils ont été évidement un peu surpris d'y trouver l'article suivant, mis la veille à leur intention.
   

     "...Vous parents qui allez lire cet article, ces quelques lignes vous sont destinées.

     Vous avez récemment découvert avec horreur des griffures sur les poignets de votre fille. Vous avez été étonnés puis un peu affolés par cette découverte. Puis vous avez trouvé cela honteux et horrible, vous avez cédé à la colère, vous avez promis à cette jeune ado, mais qui est encore aussi une enfant, votre enfant, des sanctions diverses et vous l'avez menacée de la confier à un psy dans un hôpital psychiatrique..

     Je voudrais d'abord vous dire que, contrairement à ce que vous croyez, la scarification n'a rien de honteux et n'est pas en soi, une action très grave, ni désespérée; elle ne doit pas être assimilée à un suicide.
 Je comprends votre réaction. Moi même j'ai découvert, début 2005, ce phénomène que j'ignorais avant, mais j'ai appris à le connaître et à aider les jeunes qui s'adressaient à moi, à le leur faire maîtriser.puis abandonner.
     Menacer votre fille de sanctions est inefficace et la mettre en hôpital psychiatrique risque d'aggraver son cas et de la mener à la dépression, voire au suicide.

     Cette acte de mutilation, ce n'est que le signe d'une grande souffrance et c'est avant tout, un appel au secours.
     Cet appel il faut que vous l'entendiez, il faut que vous essayez de savoir ce qu'il y a derrière, quelle est cette souffrance.
     Si vous arrivez à diminuer l'angoisse de votre enfant, elle n'aura plus envie de continuer cette pratique, qui, je vous l'assure, ne lui apporte aucun plaisir.
     Je sais que votre fille craint cette confrontation, et que vous même, ne saurez peut être pas comment l'aborder.
     Alors je peux peut être vous mettre sur la voie, vous donner du moins, mes hypothèses.
     
     Je sais que votre couple est en instance de divorce  et que c'est une période difficile pour vous, mais aussi pour votre fille : même si l'adolescence lui fait parfois s'opposer à vous, elle vous aime énormément tous les deux..
     Alors, quand vous affichez devant elle vos désaccords, quand vous vous plaignez à elle de l'autre, comme si elle était une adulte et pouvait statuer sur vos différents, quand vous la prenez à témoin pour savoir qui de vous deux a raison, et pire, quand vous lui demandez de décider avec lequel d'entre vous elle voudrait vivre, vous la mettez dans une situation déchirante, dont la seule issue est le désespoir.
     Elle admet votre divorce, mais pas les conditions dans lesquelles il se passe.
 Elle ne peut choisir, c'est au dessus de ses forces: elle vous aime tous les deux autant l'un que l'autre !

     Le pire c'est lorsqu'elle vous donne son avis, et que l'un de vous, à tour de rôle, lui en veut et lui reproche ce qu'elle a pu vous dire. Elle est ainsi la victime de vos dissensions et c'est cela qui, consciemment ou non, la désespère.

     Ce ne sont ni des jugements que je porte sur vous, ni des critiques que je vous adresse. Je cherche simplement à vous rapporter des faits.
     Je pense que, préoccupés par vos problèmes, vous n'avez pas vu la souffrance que vous imposiez, sans le vouloir, à votre enfant.
     Vous pouvez lui demander si mes hypothèses sont exactes et j'espère que vous arriverez ainsi, à comprendre et à soulager sa souffrance et je suis persuadé qu'alors, elle n'aura plus aucune raison de se scarifier.

     Je n'ai pas besoin de réponse de votre part, mais votre fille connait mon e-mail et mon numéro de portable et vous pouvez m'écrire ou m'appeler si vous le souhaitez...... "


    Les parents ont effectivement tout à coup réalisé les conséquences de leurs attitudes, qu'ils n'avaient pas comprises jusque là.
Certes ils ne se sont pas réconciliés pour autant, mais ils ont désormais veillé à ne plus être aussi démonstratifs et surtout à dire à leur fille qu'ils ne l'abandonnaient pas et qu'ils l'aimaient toujours.
    Et j'ai eu droit à un coup de fil pour me le dire, et à un gros bisou par mail de ma correspondante.

    Ces problèmes de scarification, j'ai l'intention de les aborder après en avoir terminé avec vos parents.(rassurez vous, je ne les abîmerai pas !).

Par x.princesse-rock.x le Mercredi 24 janvier 2007 à 20:34
Une situation affreuse ou l'on ne sait pas ou l'on en est ! On a juste besoin de parler et de se sentir rassurer.
J'ai vécu sa au par avant avec mes parents qui se pernnaient toujours la tête et voulaient divorcé en même temps que mon copin avec qui j'était depuis deux ans s'était suicide mais pour mes parents sa c'est arranger et pour ce suicide j'ai dû mal à l'accepter mais plus les jours passent et plus la cicatrice commence à se refermer pourtant cela fait 1 ans et quelques mois que sa c'est passé ...

Bonne chance à ceux qui vivent ce genre de situation ! Même si ce n'est pas facile, il faut tenir le choc !
 

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