Vendredi 19 janvier 2007 à 18:57

Relations avec nos parents, famille



     Un problème que je rencontre chez certaines d'entre vous depuis la rentrée est celui des familles “recomposées”.
     J'appelle ainsi les familles où les parents ont divorcé, puis celui de vos parents à qui votre garde a été confiée, s'est remarié avec quelqu'un, qui avait lui même des enfants, qui sont ainsi devenus vos demi-frères et soeurs par alliance.
     Il peut naître ensuite de nouveaux enfants de cette union, qui sont alors de vrais demi-frères ou soeurs pour les enfants nés des anciennnes unions, puisqu'ils ont ou un père ou une mère en commun.
     C'est une situation pour laquelle je n'ai aucune expérience, ne l'ayant jamais “expérimentée”. Mais c'est maintenant chose courante, car le nombre de divorces est élevé et dans quelques cas, cela arrive même plusieurs fois
     Je connais une famille où les parents actuels se sont remariés deux fois chacun; il y a huit enfants qui vivent ensemble provenant de six unions différentes : record à battre parmi les cas que je connais!!! Et paradoxalement, cela fonctionne assez bien dans cette famille, car les enfants s'entendent entre eux et finalement forment un clan très uni, de telle sorte que s'ils ont souffert des divorces de leurs parents, ils ont oublié un peu le comportement de ceux-ci, en faisant chacun son trou dans cette petite meute sympathique de jeunes (ne cherchez pas, ils ne sont pas sur tchatcheblog!!!).
     Les problèmes sont surtout pour les parents, parce qu'élever huit jeunes d'âges très rapprochés, pose des problèmes matériels (argent, logement, voitures, vacances...), qui ne sont pas de tout repos.

     Malheureusement, cela ne se passe pas toujours aussi bien, si j'en crois vos mails.
     Bien entendu, il y a d'abord le stress provoqué par les parents qui se disputent et par leur divorce. Cela j'en ai déjà parlé dans un précédent article.
     Ensuite il y a deux difficultés principales : l'entente avec le nouveau conjoint et l'entente avec les demi-frères ou soeurs, qu'ils soient vrais ou par alliance. (quand je parle de conjoints, il est possible que ce soit seulement deux personnes qui vivent ensemble et ne sont pas mariés; pour moi, il n'y a pas de différence).

     Certaines d'entre vous me disent qu'elles ne s'entendent pas avec leur beau père. mais souvent il parait assez difficile de déterminer la nature exacte de ce différent.
     Il est certain que ce n'est pas facile, ni pour l'enfant, ni pour le parent, de s'adapter à la situation nouvelle;
     L'enfant est souvent jaloux du nouvel amour de sa mère. Il ressent souvent cela comme une trahison par rapport à son père biologique et il a donc un à priori très défavorable vis à vis de cet “intrus”.
     Même si ce sentiment répulsif n'existe pas, il faut qu'il s'habitue à cette nouvelle présence et un ado admet mal que ce “demi-père” exerce sur lui la moindre autorité.
     Mais il faut aussi savoir que le beau-père en question, se sent probablement très mal à l'aise parce qu'il se sent considéré comme un intrus, comme une “pièce rapportée”.
     Il faudrait que chacune des deux parties y mette du sien.

     En général les enfants s'entendent bien entre eux. mais ce n'est pas toujours vrai, surtout entre ados. Les demi-frères et soeurs n'ont pas partagé avec vous de nombreuses années de vie commune et eux aussi sont parfois considérés comme des intrus. Surtout lorsque vous étiez fille unique, vous êtes en général jalouse, car ils viennent prendre une partie du temps que votre mère ou votre père vous consacrait exclusivement.
     Il est aussi certain que ces frères et soeurs, qui ont un patrimoine génétique différent du vôtre, peuvent avoir une personnalité, un caractère très différents.
     C'est aussi peut être eux, qui ne veulent pas sympathiser et que vous n'y soyez pour rien.
     Les parents préfèrent parfois l'un d'entre eux, ce qui suscite une jalousie compréhensible, de la part des autres.
     
     Je crois que le problème essentiel de la “recomposition” des familles, est que chacun veuille bien admettre que le passé est révolu, qu'il ne sert à rien de le regretter, qu'il faut construire l'avenir, le reconstruire presque à partir de rien, et donc mobiliser toutes ses capacités relationnelles, de sympathie et d'indulgence, de bonne volonté et de patience, et que la nouvelle construction repose sur le dialogue, la confiance et la tolérance.
     A part quelques cas où l'attitude du nouveau conjoint m'est apparue comme assez odieuse, je crois que la pluspart du temps les mésententes sont plutôt dues à des “à priori” inexacts et à un manque d'efforts mutuels regrettable, qui empêche de se rapprocher les uns des autres.

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