Mardi 21 octobre 2014 à 8:54

Psychologie, comportement

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   J’ai souvent fait des articles sur le langage car c’est avec la mémoire les conditions essentielles de l’intelligence humaine. Sans le langage nous ne somme même pas aussi intelligents que les grands singes.
    Dans un article du 24 août je vous parlais des enfants dyslexiques, et je disais que chez les gens normaux, au repos en l’absence de paroles entendues, les neurones du cortex auditif droit oscillait au rythme de 30 à 40 par seconde, c’est à dire au rythme des syllabes, tandis que ceux du cortex auditif gauche oscillait au rythme de 4 à 5 par seconde, celui des unités de langage c’est à dire des phonèmes, voire des mots.   
    Cette différence d'activité résulterait d'une plus grande concentration de grandes cellules pyramidales dans le cortex auditif gauche, lesquelles auraient la propriété de décharger à Ia fréquence de 30 à 40 hertz.
    Il semble que cette différence soit faite pour que le cerveau entende syllabes et phonèmes parmi les sons et sache ainsi que quelqu’un parle son langage. C’est une alerte qui met alors le cerveau dans un état d’attention pour comprendre ce qui se dit.
    Des neuroscientifiques de l'INSERM et de l'École normale supérieure, à Paris, ont enregistré des IRM et des électroencéphalogrammes de sujet qui regardaient et écoutaient, sur des films, des personnes en train de parler, et ils pouvaient ainsi mettre en lumière l’activité de certaines zones, et la fréquence d’oscillation de leurs neurones
    Lorsque l’on écoute quelqu’un parler, le cortex auditif gauche non seulement continue à osciller pour certains neurones à 30/40 hertz, mais commence aussi à émettre à 4 à 5 hertz. Il veut à la fois comprendre sylalbes et phonèmes.
    Mais ces chercheurs ont aussi constaté que des neurones du cortex moteur oscillait aussi à la fréquence de 4 à 5 hertz, et en concordance avec ceux du cortex auditif. Ces neurones correspondaient à la commande du mouvement des mains.
    Ils ont alors remarqué que c’était la fréquence des mouvements de la main de personnes qui parlaient.
    Alors la question se pose, est ce la parole de celui qui parle qui active ses mouvements de mains à ce rythme et sont ce ces mouvements de la main qui aident le cortex auditif gauche de celui qui écoute à se synchroniser ainsi sur cette fréquence ?
    La première assertion ne semble pas exacte, car, quand on parle, il y a un blocage lancé par le centre de Broca, qui empêche de s’écouter parler et donc d’activer le cortex auditif et le centre de Wernicke. C’est probablement le cortex frontal qui gère la pensée et qui envoie des ordres au centre de Broca pour qu’il élabore la parole, qui commande aussi les gestes des mains, une partie étant probablement aussi commandée de façon inconsciente par Broca.
    Rappelons au passage que si les gens ont des hallucinations auditives, c’est à dire qui « entendent des voix », c’est en général parce que ce blocage entre Broca et Wernicke n’existe pas, et ils entendent donc des réflexions internes de leur propre cerveau.
    Par contre la deuxième conclusion semble exacte, et d’ailleurs les propos des personnes qui font des gestes en parlant sont en général mieux compris.
    Les mains seraient donc en quelque sorte, le métronome de nos communications orales.
    Il est d’ailleurs difficile de parler sans faire des geste, et par ailleurs les gestes sont le support du langage des sourds-muets… et des bébés
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