Mardi 17 août 2010 à 8:32

Zoologie, botanique, évolution

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    Dans l'article d'hier je vous disais qu'un chercheur de Harvard, madame Irène Peppenberg, avait voulu savoir jusqu'où on pouvait apprendre à parler aux perroquets pour qu'ils aient une certaine compréhension de leurs paroles.

    Aujourd’hui je vous décrirai la méthode originale qu’elle utilisait pour leur apprendre à parler, et à comprendre la signification des mots qu’ils prononçaient.
    Dans les deux articles suivants, je vous résumerai les résultats. et les prouesses d’Alex.

   Pour ses expériences, Irène Pepperberg a choisi des perroquets gris africains, qui sont capables d'articuler le langage humain avec une précision remarquable. Pour que le perroquet - comme l'enfant - puisse utiliser le langage de façon sensée, il doit non seulement acquérir du vocabulaire, mais également en comprendre le sens et  utiliser correctement les différents types de mots.
    Madame Pepperberg a d'abord élaboré une méthode d'entrainement spécifique, qui rappelle les comportements d'apprentissage des oiseaux et des enfants : dans la nature, les perroquets les plus jeunes apprennent à reproduire le chant des plus vieux, tout comme les enfants acquièrent beaucoup plus facilement le langage et un savoir quand ils parlent avec un adulte que par une observation passive.

     Une séance d'entrainement se déroule de la façon suivante : deux entraineurs sont assis devant le perroquet, et entre eux se trouve un plateau sur lequel plusieurs objets sont posés.
    Le premier entraineur saisit, par exemple, une baIle, la montre à son collègue et lui demande : « Qu'est-ce que c'est?, et le second répond : “baIle ; c'est une baIle “   
    L'entraineur numéro 1 félicite le numéro 2, et lui offre la balle comme récompense. Parfois cependant, le deuxième entraineur fait exprès de donner une mauvaise réponse. Le premier entraineur le réprimande et enlève l'objet du champ de vision pendant un certain temps. Après un tel cycle, les entraineurs changent de róle.
    Le perroquet peut intervenir a tout moment, et, selon sa réponse, il est récompensé ou réprimandé. S'il prononce le mot juste, on lui donne l'objet pour qu'il l'examine et joue avec.
    Ainsi, l'entraineur numéro 2 est, pour l'oiseau, un modèle et un rival, car il cherche a attirer l'attention de l'entraineur numéro 1. Dès que le perroquet a appris quelques mots, il cherche à prendre le róle du deuxième entraineur .

    Grâce a cette technique astucieuse, le perroquet gris ALEX entrainé par Irène. Pepperberg,  a progressivement acquis, apres 20 ans d'entrainement, un vocabulaire considérable : plus de 100 noms d'objets, plus de dix mots différents pour les couleurs; sept mots désignant des formes; des noms de matériaux et des chiffres, et même plusieurs verbes.
    Dans les prochains articles je vous raconterai ses prouesses.

Par autresrimes le Mardi 17 août 2010 à 10:07
un coucou en passant jean-pierre
venant lire la suite ton article .
te souhaitant un bonne journée, A+ d' Emmanuel
Par alyane le Mardi 17 août 2010 à 11:00
Je lis toujours avec intérêt vos articles, dont j'attends la suite.
 

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