Dimanche 20 juillet 2014 à 8:46

Psychologie, comportement

 http://lancien.cowblog.fr/images/Caricatures2/optimisme.jpg

     Parmi mes correspondant(e)s qui ont des problèmes et avec lesquel(le)s je discute, beaucoup sont stressées, voire même ont une anxiété presque permanente.
    Je constate que la plupart sont relativement pessimistes.


    Cela se manifeste de diverses façons que j’ai souvent décrites dans mes articles sur les préférences cérébrales..
    Nous sommes influencés par les événement et l'environnement extérieur, qui nous préoccupent plus ou moins et auxquels nous réagissons favorablement (et nous éprouvons de la satisfaction, de la joie) ou défavorablement (et nous éprouvons de la peine et de la tristesse).
    Ces réactions nous stressent plus ou moins, voire nous angoissent ou nous traumatisent en causant une souffrance réelle.
Plusieurs attitudes sont caractéristiques :
    - L'optimiste voit le plus souvent le bon coté des choses, ce qui lui est favorable et il minimise les inconvénients : il voit « le verre à moitié plein ».
    Le pessimiste voit le plus souvent le mauvais coté des choses, ce qui lui est défavorable et il est en partie aveugle vis à vis des conséquences heureuses: il voit « le verre à moitié vide ».
    - L'optimiste sera serein et gai et exprimera sa joie, alors que le pessimiste sera soucieux et triste et exprimera son mécontentement.
    - L'optimiste tourne la page et le pessimiste est assailli de remords pour ce qu'il a mal fait et de regrets pour ce qu'il n'a pas su ou osé faire.
        L'optimiste regrette sur le moment ses fautes, et face à un malheur il souffre tout autant. Mais son optimisme reprend le dessus, l'oblige à vivre et en général, il réfléchit aux causes et aux erreurs,  il tire les leçons du passé et sans l'oublier totalement, il tourne néanmoins la page pour aller de l'avant, en essayant de ne pas refaire les mêmes erreurs, et de regarder l'avenir pour essayer de l'optimiser.
        Par contre il donne parfois l'impression à son entourage d'être peu sensible et d'oublier facilement.
        Le pessimiste ressasse au contraire son passé, est assailli constamment de remords et de regrets, et ces remords et ces regrets lui empoisonnent la vie. Il culpabilise sans cesse. il a le culte du souvenir mais a du mal à tirer les leçons du passé et à  tourner la page.
    - L’optimiste, après un problème qui l'a atteint émotionnellement revient assez vite à une vision plus rationnelle et objective, alors que pour le pessimiste, les émotions et pensées tristes tournent en rond dans son cerveau émotionnel, sans que son cortex frontal vienne y mettre de la raison.
        Le pessimiste va donc ressasser ses problèmes, ses ennuis, ses défaites et cela risque d'accroître son stress, de l'angoisser, de le mener à l'extrême à la dépression. Ses pensées tournent en rond dans le cerveau émotionnel (ce que l'on appelle le « circuit de Papez », qui est toutefois un schéma très simplifié).
        L'optimiste au contraire aura une période de tristesse et de préoccupation, mais il fera remonter ses préoccupations au cortex frontal, qui les examinera rationnellement et qui essaiera de tempérer ses réactions émotionnelles défavorables.

    Un aspect peu connu eu pessimisme (et de l’optimisme), et le coté inconscient de certaines réactions.
    Notre comportement est souvent lié à l’interprétation, consciente ou inconsciente des situations que nous rencontrons. Or celles ci sont souvent ambigües.
       Les pessimistes ont tendance à les interpréter de façon négative, alors qe les optimistes en voient plutôt les avantages.
    Certaines personnes ont tendance à repérer inconsciemment les événements tristes ou menaçants et à les analyser et les ressasser ensuite, ce qui entraîne stress et anxiété.
    Quand j’essaie d’aider ces personnes pessimistes, j’essaie de lutter contre cette tendance inconscient en essayant de leur faire ignorer les aspects négatifs et en les habituant à voir plutôt les aspects positifs.
    Surtout de se méfier des biais cognitifs négatifs qui viennent d’une interprétation inconsciente émotionnelle et trop rapide, et d’essayer de raisonner plus rationnellement, en examinant les conséquences de façon pratique, sans négliger les aspects négatifs, mais en les pondérant d’une probabilité d’arriver, en n’imaginant pas inconsidérément les conséquences, et en examinant aussi les conséquences inverses positives.

    En définitive, si vous êtes pessimistes, vous risquez d ‘éprouver, si vous n’y prenez garde, stress et anxiété, et il faut essayer de maîtriser et de modifier vos réflexes et votre façon de voir les choses : relativiser le négatif et se focaliser sur le positif.

http://lancien.cowblog.fr/images/Caricatures2/devise2-copie-1.jpg
Par alzio le Dimanche 20 juillet 2014 à 23:11
Petit complément au sujet du verre à moitié-vide/à moitié-plein : il y a aussi ceux qui constatent que le contenant n'est pas adapté et qu'il faut le changer!
Je n'échangerais pour rien au monde mes passages d'anxiété lorsqu'une situation me déplait; le pessimisme est le moteur de l'innovation et du changement vers un monde meilleur. L'optimisme c'est la complaisance. Mais je te rejoins, broyer du noir ne sert à rien.
 

Ajouter un commentaire









Commentaire :








Votre adresse IP sera enregistrée pour des raisons de sécurité.
 

La discussion continue ailleurs...

Pour faire un rétrolien sur cet article :
http://lancien.cowblog.fr/trackback/3267333

 

<< Page précédente | 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | Page suivante >>

lancien

sortir de la tristesse

Créer un podcast