Mercredi 25 février 2009 à 11:24

Notre personnalité

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    Une de mes correspondante m’a posé la question suivante :

“ Est il possible de changer de personnalité ? De réellement changer? J'essaie mais je n'y arrive vraiment pas.  ! “

    C’est difficile de répondre car il faut d’abord se mettre d’accord sur ce que tu entends par “personnalité”

    Wilkipédia nous rappelle l’origine du mot : "Persona” est le masque antique de théâtre grec atifice dont l’utilisation obéissait aux règles suivantes :
        - grâce au masque le public devait pouvoir prédire l'action du comédien
        - il y avait un nombre défini de masques possibles, douze exactement.
        - chaque acteur n'avait le droit d'utiliser qu'un seul masque par représentation

et ajoute :
“....Aujourd'hui l'idée générale qui ressort des différentes visions de la personnalité est qu'elle est l'ensemble des comportements qui constituent l'indivualité d'une personne. Elle rend compte de ce qui qualifie l'individu : permanence et continuité des modes d'action et de réaction, originalité et spécificité de sa manière d'être. C'est le noyau relativement stable de l'individu, sorte de synthèse complexe et évolutive des données innées (gènes) et des éléments disponibles dans le milieu social et l'environnement en général.
La connaissance de la personnalité est souvent un enjeu important en ce qu'elle permet de prévoir avec une marge d'erreur limitée le comportement de la personne dans des situations ordinaires, par exemple professionnelles. Elle est aussi l'objectif de la connaissance de soi....”


    Mon petit ami Robert est plus ésotérique en disant que c’est :
“... la fonction par laquelle un individu conscient se saisit comme un moi, comme un sujt unique et permanet différent des autres...”
    Quant à ma petite amie La Rousse, sa définition me paraît plus pratique et compréhensible : la personnalité c’est :
“... l’ensemble des comportements, aptitudes, motivations... dont l’unité et la permanence constituent l’individualité et la singularité de chacun...”

    Et puis bien évidemment tout le monde connaît les “tests de personnalité” dont la plupart, employés comme des jeux dans les hebdomdaires, sont tout à fait inexacts.

    Je comprends ta question de la façon suivante plus terre à terre :
“ Face à certaines situations, dans certains environnements, j’ai des réactions souvent les mêmes dues à ce que je suis aujourd’hui, à mon cerveau, à mon éducation familiale, à mon instruction, à mon vécu encore court.
    Certains de ces comportement ne me conviennent pas, puis-je en changer.?
    Et  mon “moi” va t’il évoluer?...”


    Il y a d’abord dans le “moi” une part innée génétique,  (pas uniquement héréditaire) due à l’expression de certains gênes de l’ADN et aussi à une part de hasard dans la connexion terminale des axones aux dendrites (voir mes articles sur la formation du cerveau).
    Cette part innée se traduit entre autre par des “préférences cérébrales” importantes. J’en ai décrit certaines, dérivées des théories de Jung et du big five” d’Allport et Goldberg (voir mes articles dans cette catégorie "préférences cérébrales))
    On ne peut changer ces préférences innées.
    Il y a aussi une part innée (pas forcément génétique) qui est “culturelle”, que Jung appelle les archétypes, et qui résulte de la civilisation à laquelle nous appartenons : tabous, préjugés, organisation de la société...
    Les coutumes ne sont par exemple pas les mêmes dans les civilisations asiatiques que dans les nôtres occidentales.

    Par contre ces préférences cérébrales innées évoluent avec notre éducationd’enfant puis d’ado, notre instruction et avec l’âge au fur et à mesure de l’acquisition de notre expérience.
     AInsi les problèmes de l’ado vont peu à peu disparaître en murissant, dans sa progression vers l’âge adulte.
    Cette évolution peut se faire presque’à notre insu, du fait de notre vie et de ses aléas, mais nous pourvons aussi en partie l’orienter.
    Notre personnalité, en simplifiant et schématisant,  est en effet faite de nombreux couples de préférences cérébrales opposées dont nous nous servons avec plus ou moins de facilité et de réussite, de la même façon qu’on est droitier, gaucher ou ambidextre.
    Nous ne pouvons changer nos préférences cérébrales innées, mais nous pourvons les atténuer et surtout apprendre à nous servir mieux de l’attitude opposée non préférée, de la même façon qu’un droitier peut apprendre à ne pas être maladroit de sa main gauche.

    En pratique comment faire pour arriver à faire un peu évoluer ses préférences cérébrales et les comportements correspondants.
    Il faut d’abord se connaître soi même le mieux possible, ses préférences cérébrales et leur intensité, ses qualités et ses défauts, ce que l’on aime en soi et au contraire ce qui ne plaît pas et qu’on voudrait améliorer, également les problèmes que l’on rencontre dans notre vie, nos décisions, nos actions, nos sentiments....
    Ce n’est qu’à partir de cette connaissance qe l’on pourra essayer d’évoluer peu à peu en modifiant ses comportements, mais sans contrarier exagérément ses préférences innées, ce qui serait voué à l’échec. C’est plutôt d’une part en cultivant au contraire ces préférences innées et ses qualités d’une part, en essayant d’apprendre à se servir des attitudes antagonistes et à diminuer ses défauts d’autre part, que l’on arrivera peu à peu avec le temps et la patience à des comportements plus satisfaisants.

    
Je peux éventuellement aider certaines d'entre vous à mieux se connaître en ce qui concerne leurs préférences cérébrales.

Par plop-maw le Mercredi 25 février 2009 à 13:37
Merci, C'est ce que je voulais savoir. J'ai des tendances a etre, comment dire, sois je me defends peu, sois j'ai toujours peur de mal faire a en aller aux crises d'angoisses, je crois qu'on peut presque dire que je suis soumise. Parfois, je reagi bizarrement a ca comme une petage de plomb et au contraire je deviens assez agressive. Ces derniers temps c'est assez frequent et c'est quelques chose qui est assez nouveau pour moi. Ces derniers temps moi qui ait du mal a faire des reproches j'en fais a tout le monde, amis, famille etc... Je veut bien evidemment apprendre a me servir de ma colere mais a une echelle plus resonnable parce que ce n'est pas agreable pour moi ni pour les autres.
Par exprime.toi le Mercredi 25 février 2009 à 13:48
La personnalité change. Mais elle ne change pas d'un jour à l'autre... On évolue. Lorsqu'on est petit, on est souvent agité et bavard. Et plus grand, plus calme et plus posé.
Par maud96 le Mercredi 25 février 2009 à 22:52
En plus du "génétique" et du "culturel", il semble qu'il faille entrevoir l'incidence du vécu historique de l'enfance : des recherches récentes semblent mener à l'hypothèse de changements intra-cérébraux suite à des sévices ou souffrances lors de l'enfance. L'article ci-dessous va jusqu'à parler d'altérations génétiques suite à des événements traumatisants de l'enfance.
Par maud96 le Jeudi 26 février 2009 à 12:29
Référence pour mon com d'hier soir (apparemment, le "lien" n'est pas passé) :
un article du New-York Times "After Abuse, Changes in the Brain", ici :
http://www.nytimes.com/2009/02/24/health/research/24abuse.html?_r=1&ref=health
Par MiMiNe le Jeudi 26 février 2009 à 17:22
Avec les expériences et le temps je pense que la personnalité change. Moi qui n'était pas du genre à gueuler, je me retrouve à crier quand ça ne me plait pas !! Mais que pour des bonnes raisons je te rassure ! Puis maintenant j'ai plus rien pour me canaliser !! Je râle comme mon père, j'espère que je radoterai pas ;)
 

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