Samedi 14 juin 2008 à 9:35

Inné et acquis




    Des recherches en psychobiologie ont donc montré que certaines anomalies dans le fonctionnement de notre cerveau pouvaient en partie expliquer certains comportements violents ou délinquants, dont la cause principale restait l'influence de notre environnement et de l'éducation et l'instruction que nous avons reçue. On constate aussi que le niveau intellectuel de beaucoup de délinquant est
souvent assez faible, bien que certains soient au contraire, fort intelligents.

    Ces rechercjhes font apparaître que l'on peut déceler chez de jeunes enfants des comportements anti-sociaux et que ces comportements peuvent résulter d'une prédisposition à la violence.

    La question qui se pose est de savoir si ces signes de prédisposition peuvent être utiles et si des actions d'éducation ou de formation peuvent ensuite empêcher un éventuel glissement vers cette violence ou cette délinquance.

    Contrairement à ce qu'ont affirmé certains journalistes, les scientifiques, même médecins, n'ont jamais prôné dans cette optique, d'action médicamenteuse, car on ne peut déceler que des prédispositions et non des “maladies”. La plupart de ceux qui ont ces prédispositions ne seront sans doute jamais délinquant et ne présenteront des réactions violentes que dans des cas extrèmes. Donc il est hors de question de parler de “vaccin” comme fait croire certains journalistes.
    Quand j'avais lu leurs articles, j'avais rejoint Kâa dans ses craintes.
    Toutefois si les études qui se poursuivront peuvent déceler sur un délinquant récidiviste avéré, certaines anomalies par exemple de la MAO, peut être qu'un jour un traitement de ces personnes délinquantes pourrait leur éviter la poursuite de leur déviance et la récidive à leur sortie de prison.
    Mais on n'a pas assez de connaissances actuellement pour envisager cela.

    La meilleure lutte contre la violence et la délinquance reste l'action sociale au niveau de la société

    D'abord l'instruction et l'éducation. Elles développent nos intelligences, nous donnent des exemples à suivre, nos parents sont en charge de nous donner une éducation adéquate pour nous préparer à la vie d'adulte et même si ce n'est pas vraiment au programme de nos études, nos professeurs ont toujours contribué aussi à parfaire cette éducation.
   
    La lutte contre la pauvreté et la maltraitance.
    Il est certain que pauvreté et maltraitance sont des facteurs qui peuvent faire évoluer vers la violence et la délinquance. Toutes les études de montrent et les éducateurs ou ceux qui fréquentent les jeunes (et même les adultes) le savent bien.
    Les enfants maltraités (je ne parle pas d'une simple claque méritée), ont tendance, ados, à devenir violents, et certains à maltraiter leurs enfants lorsqu'ils sont eux mêmes devenus parents.
    J'ai rencontré des gens très pauvres, notamment au Sahara, qui étaient d'un altruisme et d'un dévouement extraordinaires, mais quand elle est poussée jusqu'à la souffrance, et que l'on peut cotoyer des riches qui ne se soucient nullement de vous, la pauvreté pousse à la révolte et donc à la violence.

    L'encadrement des jeunes dans des activités sportives et ludiques.
On sait que la violence et la délinquance naissent souvent parce que les gens s'ennuient et s'inventent des activités qui dégénèrent.
    Par ailleur un bon encadrement de jeunes permet de leur apprendre peu à peu à réfléchir aux conséquences de leurs actes, à appliquer certaines règles, à leur donner l'habitude de ne pas faire aux autres ce qu'ils n'aiment pas subir eux mêmes.
    Cela limite aussi les mauvais exemples. J'ai connu un jeune qui est aujourd'hui en prison pour des délits mineurs. Ce n'était pas un mauvais garçon. Il était seulement naïf et pas très intelligent, et se laissait entraîner, pour rendre service à des copains qui étaient plutôt des voyous.Surtout il ne se rendait pas compte lui même des conséuences de ce qu'il faisait et du risque de sanction qu'il encourrait.

    Une information et une lutte plus importante contre l'alcool et le cannabis. D'une part les revenus de la drogue alimentent la délinquance, mais l'usage régulier d'alcool et de cannabis outre les besoins d'argent qu'il engendre, détruit la volonté et l'uage normal du cerveau et notamment la prévision correcte des conséquences de nos actions.
On a montré que cette absence de mesure du risque et du danger était l'une des prédispositions à la violence.


    Bien sûr, la lutte contre la délinquance, (police et justice), mais la punition n'a jamais été efficace, seule et sans prévention. Elle arrive trop tard.

    Et j'en reparlerai ci après la formation des parents car ce sont d'abord eux qui doivent éduquer leurs enfants (jé le dis souvent ex ducare, en latin c'est conduire dehors, vers l'âge adulte et l'indépendance) et certains d'entre eux sont aujourd'hui complètement dépassés par ce problème.

    Ces diverses actions sont collectives, mais que faire au niveau individuel ? 
    Faut il déceler chez les enfants les comportements anti sociaux et que faire alors ?

    Nous savons tous que la plupart des règles élémentaires et des automatismes de la vie en société doivent être apprises à un enfant avant 8 ans pour qu'elles soient plus efficaces, car cela devient alors naturel en eux.    
    C'est dans cette optique qu'une détection précoce pourarit être utile
    Il ne s'agit pas de faire une mesure du taux de Mao sur chaque enfant, ni de faire systématiquement passer des tests au diagnostic plus ou moins hasardeux, mais de se poser des questions quand un enfant présente de façon précoce des comportement anti-sociaux et des signes de violence.
    On peut alors étudier notamment l'environnement dans lequel il se trouve, v
érifier que ces jeunes qui ont une prédisposition, reçoivent alors une éducation appropriée et sinon, essayer avec les parents d'infléchir l'éducation pour qu'elle apporte un correctif aux tendances naturelles.

    Mais qui apporte l'éducation aux jeunes enfants ? : Avant tout les parents et ensuite l'école.
    Il est donc naturel que ce soit une formation des parents qui soit en premier envisagée.

    Les scientifiques ne se désintéressent pas de ce problème : en 2006, Stéphen Scott, de l'Institut de Psychiatrie de Londres, a mi en place une formationde 3 mois pour les parents qui se sentaient dépassés. Elle leur apprenait comment sanctionner systématiquement et calmement les mauvaises conduites  mais aussi féliciter et récompenser les bonnes, notamments avec les enfants sans réaction émotionnelle dont nous avaons parlé, et qui sont peu sensibles aux punitions.
    Ces stages sont l'occasion de former les parents à un meilleur dialogue avec leurs enfants.
    Les intervenants essaient aussi, dans ces stages, de sensibiliser les parents au suivi des efforts scolaires des enfants, à celui de leurs fréquentations, et à l'avantage de trouver des occupations sportives ou ludiques plutôt que de laisser les enfants traîner dans les rues, ainsi qu'une sensibilisation aux dangers de l'alcool et de la drogue.

    Finalement me direz vous, tout cela on le savait déjà, ce sont des mesures de bon sens et cela ne relève guère de la connaissance du fonctionnement du cerveau.
    Oui, mais c'est à l'image de la vie de tous les jours : la science nous apporte ses découvertes, ses progrès, mais dans le secteur du comportement des hommes, la vie de tous les jours a surtout besoin, d'écoute, de compréhension et de bon sens.
    Et méfions nous des raccourcis à sensation dont on nous abreuve dans les médias et notamment la télévision. Il faut hélas, souvent aller à la source pour savoir ce qui a vraiment été fait et dit. !




Par mamour44444 le Samedi 14 juin 2008 à 18:18
quand je vois des cerises je les pique de suite
suis je grave??
:)
 

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