Jeudi 23 février 2012 à 8:01

Notre cerveau; nos sens; système nerveux

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            J'ai lu dans le journal "La Recherche", un article qui rend compte d'une découverte japonaise assez originale.

            Les odeurs (agréables ?) de  nos aliments avant une sieste peut (peut-être car les essais ont été faits sur la souris), préserver nos neurones du bulbe olfactif.

            Malheureusement, les neurones ne se reproduisent pratiquement pas à l'âge adulte, sauf ceux du bulbe olfactif, qui interprète dans notre cerveau, les odeurs que nous sentons avec notre nez.
            De nouveaux neurones apparaissent en permanence dans ce centre nerveux de notre cerveau, et on sait que la moitié de ces nouveaux neurones disparaissent deux semaines après avoir intégré les circuits nerveux et que ces neurones éliminés sont remplacés par de nouvelles cellules nerveuses, dont la moitié disparaît à son tour.
            Jusqu'à présent on pensait que les cellules qui disparaissaient étaient génétiquement prédisposées à mourir.

            Takeshi Yokoyama et son équipe de l'université de Tokyo ont montré que la réalité était très différente, du moins pour des souris. Ils viennent de montrer que c'est l'environnement de la cellule, le contexte dans lequel elle est produite, qui fait qu'elle meurt ou pas.
            Le repas et le sommeil joueraient un rôle majeur dans ce processus. En comptant les neurones dans des coupes cytologiques de bulbe olfactif de souris à différentes heures de la journée, ils ont montré que le processus de mort cellulaire se déroulait pendant le sommeil qui suit un repas.
            Il semblerait que la sélection des neurones destinés à mourir, aurait lieu sous l'effet d'une hormone sécrétée pendant le sommeil, d'un peptide fabriqué après l'ingestion de nourriture, ou sécrété par les centres nerveux lors du rêve, pendant le sommeil paradoxal.
            Il semblerait même que les neurones qui survivraient, seraient ceux sélectionnés par les odeurs émises durant le repas précédant le sommeil.
            Lorsqu'une molécule odorante se fixe sur son récepteur, dans le nez, l'influx nerveux qui parvient jusqu'au bulbe olfactif, "marquerait" les nouveaux neurones qui s'y trouvent et qui réceptionnent ce signal électrique, et ils seraient alors protégés, d'une façon qui n'a pas encore été identifiée. Lors du sommeil paradoxal qui suit le repas, ils sont les seuls à échapper à la mort.

            De plus ces nouvelles cellules qui viennent de naître, sont hyper-réactives : elles discriminent très bien les différentes odeurs, les reconnaissent et assurent une très bonne mémorisation de l'information ainsi perçue, alors que cette propriété se perd très vite, en moyenne quatre semaines après la naissance des nouveaux neurones du bulbe olfactif.

            Moralité (pas sérieuse !) : mangez des mets agréables avant de faire une sieste, vous sentirez mieux après puisque moins de neurones du bulbe olfactif seront éliminés et qu'ils seront tout jeunes et beaucoup plus sensibles. lol

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