Lundi 23 août 2010 à 9:07

Préférences cérébrales

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    Il est possible de décrire les préférences cérébrales en termes simples, à la portée de toute personne ayant une formation secondaire, et cela sans l'emploi d'un vocabulaire de médecine ou de psychologie, toujours ésotérique pour les non-spécialistes.

    Nous avons intérêt à connaître ces préférences, car c'est lorsque nous utilisons ces mécanismes préférés que nous sommes le plus à l'aise et donc le plus performant. Nous sommes au contraire “maladroits” sur les autres mécanismes.
    Malheureusement les situations que nous rencontrons peuvent ne pas correspondre à l'exercice des mécanismes préférés de notre cerveau, et nous avons intérêt à nous entraîner à le faire fonctionner aussi selon les modes moins habituels, à devenir, si l'on peut dire, “ambidextres cérébraux”.

    Lorsque nous voulons communiquer, rassembler des données ou faire des choix, résoudre des problèmes ensemble au sein d'un « groupe », (avec nos parents, nos amis, notre compagnon ou notre compagne, ou en entreprise) chacun d'entre nous a tendance à utiliser ses mécanismes cérébraux favoris, (comme un droitier concevrait plutôt un objet mieux utilisable de la main droite, et un gaucher de la main gauche).
    Il est alors utile non seulement de connaître ses propres préférences, mais aussi celles de ses interlocuteurs.
    Si nous avons les mêmes préférences, la communication, le travail commun sera facile. Plus nous aurons des préférences dissemblables, plus nous aurons de problèmes de compréhension, sauf si chacun d'entre nous, connaissant les préférences de chaque interlocuteur, essaie d'y adapter  son comportement.
    D'où la relative quiétude dans une équipe composée de personnes de formation commune, qu'ils ont choisie parce qu'ils avaient les préférences adaptées à cette formation, et qu’ils ont réussie : ils se ressemblent donc quant à ces préférences cérébrales, qui leur sont aussi utiles danbs leur travail et la communication entre eux est plus facile..

    Par contre, si nous avons tous la même façon de recueillir l'information et de choisir, certes nous nous entendrons mieux, mais nous percevrons tous les choses sous les mêmes aspects et nous serons tous aveugles à d'autres, nous serons tous insensibles à certains critères de choix, nous serons tous “malhabiles” et mal adaptés face aux mêmes situations. C'est le revers de la médaille!

    Notons enfin qu'il n'y a pas de bonne ou de mauvaise préférence; chacune a ses avantages et ses inconvénients selon les situations dans lesquelles on se trouve.

    Il n'y a donc pas lieu de vouloir cacher ses préférences cérébrales, de même qu'il serait ridicule de vouloir garder confidentielle sa préférence de droitier ou gaucher.

    Il n'y a aucun jugement de valeur dans cette typologie et aucune honte à avoir telle ou telle préférence
    Ce qu'il faut c'est être conscient des forces et des faiblesses de chacune d'elles.

    Certaines de ces préférences cérébrales ont été étudiées au début du 20ème siècle par le psychiatre suisse Carl-Gustave JUNG (1921), puis dans les années 40 à 80 par deux psycho-sociologues américaines mesdames MYERS et BRIGGS (1942), relayées par d'autres chercheurs et médecins et, en France, depuis 1985, par Pierre CAUVIN et Geneviève CAILLOUX, sous le nom de MBTI (Myers-Briggs Types Indicator), qui est utilisé aux USA par les conseillers matrimoniaux  et dans les entreprises pour faire de l'orientation professionnelle et de la cohésion d'équipe.
    Pour l'utiliser moi-même en entreprise et avec des chômeurs, j'ai francisé le MBTI qui utilisait des notations américaines, j'ai simplifié les notions pour les rendre compréhensibles aux personnes qui n'ont pas encore l'expérience d'un métier ou qui n'ont pas une culture suffisante, et j’ai adapté la notion de perception immédiate émotionnelle, développée par un psychologue américain Plutchik.
    Puis pour l'utiliser avec des adolescents, notamment mes correspondantes des blogs, j'ai rajouté des notions issues de la théorie américaine Big five d'Allport et Cattel qui a fait l’objet de deux de mes articles,, et d'autres qui découlent des recherches sur le fonctionnement de nos centres de récompense dont je vous ai déjà parlé et de travaux de psychologie sociale. J'ai donc ajouté les notions d'optimisme/pessimisme, de tolérance et de sensibilité aux influences externes.

    Ces notions m'ont souvent permis de montrer à mes correspondant(e)s les raisons de leurs problèmes avec leurs parents, petit(e) ami(e) ou camarades ou de certains de leurs comportements dans des situations difficiles.
    Des cabinets de recrutement utilisent ces théories dans des batteries de tests très complexes, dont les premiers ont été le GORDON américain et le 16PF, les plus connus en France étant maintenant SOSIE, GOLDEN et PAPI.
    J'ai eu l'occasion lorsque je travaillais en entreprise, d'utiliser certains de ces tests, mais cet emploi est complexe, d'une interprétation difficile et assez tournée vers le recrutement ou l'orientation professionnelle, mais pas pour expliquer une personnalité.
   
Personnellement je n'utilise pas les notions de préférences cérébrales sous forme de tests, mais dans une réflexion avec mon interlocuteur quant à sa personnalité ou celle de ses proches.
    Par ailleurs il faut souligner que pour les préférences cérébrales, il n'y a pas de classement dans une population et qu'il n'y a pas de bonne et de mauvaise préférence, chacune ayant avantages et inconvénients, comme je l'ai dit plus haut.
    Il n'y a donc pas de « jugement de valeur », mais une simple clarification de sa personnalité et de son comportement.
    Non seulement les personnes qui ont des préférences cérébrales opposées ont des personnalités différentes, mais é
galement des personnes ayantdes niveaux très différents dans la même préférence


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