Vendredi 8 août 2008 à 9:40

Relations avec nos parents, famille



    Dans le précédent article je vous ai cité quelques exemples de jeunes qui souffraient de ne pas assez de liberté et j'ai volontairement pris des exemples très différents les un des autres.
    Je voudrais maintenant essayer de réfléchir aux raisons pour lesquelles face à des contraintes voisines, et à des parents peu sévères, voire laxistes, certain(e)s ados estiment manquer terriblement de liberté et subir des brimades, alors que d'autres s'accomodent parfaitement de la situation.
   
    Je pense qu'une première raison provient de l'éducation qu'ils ont reçue étant enfants.
    Dans de précédents articles sur le formation du cerveau et l'apprentissage des enfants, j'ai montré combien, à coté des aptitudes innées (mais pas forcément héréditaires), l'éducation des premières années comptaient, tant du point de vue du développement et de l'usage de notre corps, de notre cervceau et de nos facultés, mais également au plan des habitudes de vie et de nos rapports avec les autres.
    Nous avons constaté en discutant ensemble que les jeunes qui avaient ce sentiment de manque de liberté, avaient eu, étant enfant, une éducation assez libre et laxiste, qui ne les avait habitués ni à obéir, ni à respecter un certain nombre derègles de comportement et de vie en société.
    L'adolescent qui n'a pas été habitué ainsi, trouve alors, lorsqu'il est adolescent, toute contrainte insupportable
    Au contraire celui qui a l'habitude de suivre des règles même lorsque l'adolescence lui donne envie de s'émanciper, accepte néanmoins l'essentiel des contraintes de vie avec autrui, voire se fixe lui même ses propres règles. Certes il n'a peut être pas l'impression d'être très libre, mais il l'accepte et n'a pas l'impression d'être brimé.
.   
    Une seconde raison, je l'ai déjà dit plusieurs fois provient du fait que beaucoup de parents considèrent qu'ils doivent satisfaire tous les caprices de leurs enfants pour qu'ils soient heureux.
    En fait cela s'avère faux. J'ai maintes fois constaté que ces enfants trop gâtés, lorsqu'ils obtiennent satisfaction d'un souhait ou d'un désir, n'en profitent pas, puisqu'ils ont eu ce qu'ils désiraient, et passent immédiatement au désir suivant, avec un peu plus d'impatience encore. C'est chez certains un cycle infernal qui les rends malheureux dès qu'une de leurs envies n'est pas satisfaite et même parfois coléreux et odieux vis à vis de leur entourage.
    En fait attendre et peiner un peu pour satisfaire une envie est salutaire.!

    Bien entendu, dans la création de nos envie, les médias et la société de consommation ont une grande responsabilité.
    Le matraquage de la publicité, la mode des “marques”, tous les supports multimédias incitent à l'achat de choses souvent peu utiles, ou du moins dont on pourrait trouver aussi utile à moindre prix.
    Et cette soif de consommation a incité les jeunes (et moins jeunes aussi) à regarder tout le temps ce qu'avait le voisin ou les copains et a vouloir aussi bien voire meiux que lui. C'est la surenchère !
    Ils sont donc malheureux si on ne leur donne pas ou si on les empêche d'acheter la même chose, que ce soit des biens matériels ou des sorties.

    Une autre raison tient aussi à une autre habitude des parents modernes.
Ils ont tendance à considérer leurs enfants tout jeunes, comme des adultes et donc  d'une part à les faire participer aux choix concernant la famille à un âge où ils n'ont ni les éléments, ni le jugement pour le faire, et d'autre part ils leur donnent des responsabilités, leur font prendre des décisions les concernant, qui ne sont pas de leur âge et leur laissent dans ce domaine une trop grande liberté.
    Seulement le problème c'est que ces actes et ces décisions les dépassent et donc les jeunes en les prenant font des erreurs, et les parents réagissent alors soit en les guidant, soit en leur donnant, plus ou moins autoritairement des ordres et des consignes.
    Le jeune qui a eu pleine liberté jusque là, considère alors qu'il est brimé.

    Enfin je constate une autre cause plus subtile et paradoxale de cette sensation de non-liberté.
    Lorsque mes quatre enfants étaient ados, ma femme et moi essayons de trouver pour les loisirs, des occupations communes à nous six : télé, cinéma sports, visites de musées ou excursions, jeux de société, lectures et bien sur certaines ex^plications se rapportant à leurs études.
    Alors d'une part nous gardions ainsi le contact avec eux, mais ils avaient également l'habitude de faire de nombreuses choses ensembles et formaient une vrai fratrie. Ils ont aussi développé ainsi des goûts communs qui leur permettait de cohabiter et d'échanger.
    Je constate que souvent dans les familles nombreuses actuelles, les parents au contraire s'ingénient à envoyer chacun des enfants dans des groupes divers, de les emmener chacun dans des centres sportif différents en fonction de leurs souhaits, souvent faits à priori en fonction de ce que font les copains.
    De la même façon, comme on satisfait tous les désirs et que ceux ci ne sont pas orientés, les sorties et occupations de chcun sont différentes.
    Les enfants se comportent comme des “enfants uniques” et la famille n'existe presque plus.
    Chacun prend ainsi l'habitude de n'en faire qu'à sa guise. mais comme les parents ont du mal à s'occuper de plus de deux des enfants à la fois, cela complique à tour de rôle, la vie des autres et leur donne l'impression d'être brimés.
   
    Finalement je constate ce que je vous disais dans un précédent article.
    L'appréciation de sa liberté par un ado est très subjective et variable, car elle résulte d'une part de la comparaison entre le niveau de désirs qu'il ressent (et cela d'autant plus qu'il est inoccupé et s'ennuie) et les difficultés qu'il rencontre à les faire satisfaire par ses parents, et d'autre part de l'habitude plus ou moins grande qui lui a été enseignée dans son enfance, d'obéir et d'appliquer des règles de comportement et de vie en société.

Par CoinDesAutresQueToi le Vendredi 8 août 2008 à 18:51
Coucou,

Pour répondre au commentaire.
La seules différence que je n'arrive pas à accepter c'est quand il s'agit d'êtres vivants, parce que c'est une question de vies, des vies.
La vivisection est toujours d'actualité, il suffit de se renseigner ;)
De plus l'expérimentation animale a poussé à de nombreuses erreurs car le système unicellulaire est modifié suivant le stress, le poids etc... provoquant un étant différent de si on cultivait en masse des unicelluraires, dans ce cas les animaux seraient non-traumatisés. Ils ne valent pas moins que les hommes, et je le dis avec grande sureté.
Pour la suite, tout a été mélangé, je ne parle que d'animaux n'ayant aucun symptomes atteignant l'homme, il est normal de se protéger, nous, l'humanité. Pour les végétaux, et bien il faut prévenir et protégant la plante et non en attaquant lorsque les insectes sont déjà installé, une question de rituel de respect. Pour les végétaux, je sais qu'ils sont bien vivants, mais je fais mon maximum en enlevant dans mon alimentation ce qui ne m'est pas primordial car compensable, ainsi pour ma petit vie je fais le stric maximum, je cupabiliserai beaucoup beaucoup plus omnivore. Pour l'Homme est une erreur; même les animaux, la dame nature aurait du rester seule.
Pour les proteines, j'ai tout ce qu'il faut, je compense, cependant, en étant obstiné à se restreindre à un seule type d'alimentation à ne pas une fois se pencher vers d'autre solutions c'est normal de ne pas savoir. La culture c'est de s'interesser à tout, même à ce qui est le moins répandu, aux risques de froler la différence... ce qui gène beaucoup l'Homme.

Sur ce, bonne continuation.

Bise. Paix et Amour à vous.

Par corotiqus le Vendredi 8 août 2008 à 19:03
robert n'aime pas la piscine il la trouve trop mouillé^^
:)
Par allforyou le Vendredi 8 août 2008 à 23:01
Je trouve cette 5eme partie très intéressante, le fait de faire des activités ensemble, ou que les enfant se sentent "fils/filles uniques" lorsqu'ils ont des activités séparées.
Bref. Simple petite parenthèse perso =)
Par de-mes-nuages le Dimanche 10 août 2008 à 12:47
Il y a deux sortes de liberté.

J'ai tjs été " sage" ( comprendre bonne élève, pas trop de betises... ) alors mes parents m'ont toujours laissé une grande part de liberté: dans le choix de mes études, de mes sorties aussi.
Je sors quand je veux et où je veux. Ils sont là pour venir me chercher quand il le faut toujours - oui, le permis un jour.... -.
Ils me disent très rarement non, mais je n'ai jamais abusé de leurs confiances.


Je bois - un peu trop en soirée -, je me "drogue" en soirée aussi parfois un peu trop. Rien de bien méchant. Je vis, je découvre. Je travaille bien en cours.

J'aurais bien aimé p-e être plus encadré au niveau de mes études, qu'ils me conseillent ( en licence de lettres & philo... ils auraient du souligner p-e le manque de débouché réelle. Quand on est ado,on y pense pas vraiment ).

Mais la liberté que je recherche à ce jour, qui me manque,c 'est mon independance reelle tant financière que géographique. C'est vivre pour moi ( pouquoi pas à deux aussi : ) ), me sentir libre vraiment.

Parce que même si papamaman ne me disent rien, acceptent mes choix. Ils m'aiment forts et cet amour là vaut beaucoup. Chaque fois que je fais quelques choses, que je prends une décision. Ils sont là. Même dans le silence, c'est la culpabilité qui prône. Ils ne disent rien, mais ils penseront beaucoup.
J'aime couper ce cordon là, vivre POUR moi, et pas pour paraitre parfaite à leurs yeux.
C'est cela pour moi la liberté.


( je ne sais pas si j'ai été très claire )
Par Brandon le Lundi 6 décembre 2021 à 0:43
 

Ajouter un commentaire









Commentaire :








Votre adresse IP sera enregistrée pour des raisons de sécurité.
 

La discussion continue ailleurs...

Pour faire un rétrolien sur cet article :
http://lancien.cowblog.fr/trackback/2646071

 

<< Page précédente | 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | Page suivante >>

lancien

sortir de la tristesse

Créer un podcast