Vendredi 17 août 2007 à 16:00

Drogue, alcool, addictions

    Puisque dans mes derniers articles on comparait tabac, cannabis et alcool, parlons de ce dernier.

    C'est la période des vacances et on cherche à se distraire,
c'est normal, on s'amuse davantage avec ses copains et copines.
Certaines de mes correspondantes me racontent un peu ce qu'elles font et je suis parfois étonné de certains comportements.
   
    J'ai toujours compris que quelqu'un de très triste, qui a un gros problème, cherche parfois la fuite dans l'alcool ou le cannabis. Cela calme la douleur pendant un moment. Certes c'est un peu une illusion, et on risque de s'habituer à cet échappatoire, mais la douleur est parfois trop forte pour résister seule à cela.

    Par contre j'avoue ne pas comprendre comment on peut se réunir uniquement pour s'amuser et boire par plaisir au point d'être tous (ou presque) ivres ou bien fumer suffisamment du cannabis, pour ne plus se rendre compte de ce que l'on fait.
    Je comprends qu'on ait plaisir à boire un peu de vin ou d'alcool, mais je n'arrive pas à saisir quelle peut être la joie de l'ivresse (d'autant plus que la plupart d'entre vous semblent avoir l'ivresse triste).
    Que l'on se fasse prendre une fois parce qu'on n'a pas l'habitude de l'alcool, je le comprends, c'est normal, mais pas lorsque cela se renouvelle régulièrement.
    Ce qui m'étonne surtout c'est que vous n'ayez pas conscience du danger d'une telle situation.
   
    Je me souviens lorsque j'étais étudiant, avoir eu des camarades qui s'étaient ainsi enivrés et l'un deux, inconscient du danger et pourtant pas très stable, se promenait sur la corniche de l'immeuble au quatrième étage, et nous avons eu beaucoup de mal à le ramener, intact, dans nos chambres.
    Je me souviens aussi d'avoir vu un camarade ivre, la tête enfoncée dans la cuvette des wc, se tirer la chasse d'eau pour se “rafarichir les idées”.!!!
    J'ai vraiment eu l'impression dans ces moments de ne plus avoir en face de moi des hommes, mais des animaux qui satisfaisaient leur instinct.
    Sans compter tous ceux qui sont ensuite malades de cette absorption anormale, que souvent l'organisme ne supporte pas.
    L'abus de cannabis entraîne les mêmes problèmes.

    Par ailleurs certaines fois cela peut conduire à la catastrophe.
    J'ai dû aider plusieurs de mes correspondantes à surmonter leur douleur, car ayant ainsi trop bu dans une soirée, leurs camarades garçons probablement aussi ivres qu'elles, avaient profité de la situation et, bien que, sur le moment, elles ne se sont pas rendu compte de grand chose et qu'il n'y ait pas eu d'agression, le traumatisme qu'elles ont eu ensuite était tout à fait comparable à celui d'un viol, et presque aussi difficile à surmonter.

    Certes je suis un vieux grand-père et donc me direz vous, les moeurs ont changé par rapport au temps où j'étais jeune.
    Mais pouvez vous alors m'expliquer l'intérêt d'être dans un état où l'on ne sait plus ce qu'on fait, où l'on risque de se tuer en voiture ou de traumatiser une camarade parce qu'on aura cédé à une pulsion incontrolée ?


Par puccakik le Vendredi 17 août 2007 à 16:11
J'ai 21ans... il m'arrive de boire de l'alcool et de fumer du shit... il est clair qu'il y a un mal-être dans la jeunesse aujourd'hui pour qu'elle est envie de "se défoncer" comme elle le fait parfois... je ne suis pas un ange et je trouve ma réaction un peu naze mais "il y a pire"... perso, je trouve un certain plaisir à être "ailleurs", complétement libérée de tous complexes... et puis il reste des souvenirs de ces soirées temps qu'elles restent dans une ambiance bonne enfant... ca c'était pour l'alcool. le cannabis c'est beaucoup plus régulier et ca me permet d'être posée... même si j'ai totalement conscience du fait que je réfléchis à tout autre chose quand je ne fume pas pendant une semaine... et là encore, je trouve anormal qu'il soit si durement pénalisé alors que l'alcool est responsable de bien plus d'accidents et de la destruction de bien plus de cerveaux que le cannabis... quand je vois tous ces gens qui boivent un verre par repas je les trouve plus dangereux quand ils reprennent leur volant que moi sur la route détendue après un ptit spliff... ok il ne faut pas être défoncé pour conduire mais arrêtez les étiquettes: personne ne pourrais dire en me voyant que je viens de fumer... enfin voilà... j'ai répondu du tac au tac, c'est peut-être pas très clair mais bon la flemme de me relire! tchutchu!
Par Photografix.image-in le Vendredi 17 août 2007 à 16:24
Merci pour vos commentaires ! J'aimerai parler de don mais... je ne crois pas que cela soit le cas. Je pense que mes photos sont à la portées de tout le monde qui prend le temps de les faire. Quant à mon futur métier je n'envisage pas spécialement la photo mais plutot la musique (je fais du piano depuis presque 10 ans) ou la vidéo (cinema, courts-métrages, clips...).
Bonne continuation pour ce blog très interessant et plein de réflexion !
Par allforyou le Dimanche 19 août 2007 à 13:55
A mon age, je ne connais personne ("pour de vrai") qui, comme moi, ne fume pas et ne bois pas. Et moi aussi je me pose la question que tu te poses. J'ai simplement remarqué que la plupart ne se la posent pas, et ne comprennent pas ceux qui se la posent, et du coup les rejettent. Enfin dans mon cas, c'est ça. Tu fumes pas, tu bois pas, alors tu sors pas. Et du coup, les autres n'ont aucun interet a etre avec toi. Parce que si tu te défonces pas la tete tous les soirs, t'es "un saint", et c'est "la honte"..
(Pour reprendre quelques mots que j'ai pu entendre, ou comprendre. Drôle de monde dans lequel nous vivons, n'est-ce pas ?)
Par Rock.Bottom le Lundi 20 août 2007 à 0:04
oui c'est vrai que ton point de vue n'est pas faut pour l'alcol, mais se faire une "beuverie" avec des amis, c'est tellement bien! ça créé des couples , des amitiée,ect...
etpuis, etre dans un état second c'est tellement bien! on fait tous ce quon ose pas faire en temps normal, et on se paye des tripp énorme, et puis tout ce qui est interdit attir...
Par qui-ca-interesse le Dimanche 7 octobre 2007 à 11:50
J'ai exactement la même conception que toi de l'alcool et des drogues. C'est malheureux que des jeunes comme nous éprouvent le besoin de boire pour se sentir bien que que "voir des amis'' = "boire et fumer" dans leur tête. C'est cher, c'est inutile et c'est dangereux. Cependant certains trouvent ça... amusant de se rendre compte le lendemain d'une beuverie qu'ils ont fait quelque chose dont ils ne se souviennent pas. En général ils rigolent avec les mêmes amis que la veille en parlant de leurs actions. "Nooooon? j'ai pas fait ça quand même?" "Si si! et t'as fait ça et ça aussi" "hahaha trop drôle!"
C'est affligeant n'est-ce pas? Cet été j'ai vu un ami complètement défoncé. Pas au point de faire des trucs dont il n'aurait aucun souvenir mais il ne tenait pas debout et il vomissait partout. Je peux te dire que j'ai eu le coeur serré...
Par Tindomewen le Jeudi 13 mars 2008 à 10:34
C'est réconfortant, de voir ce genre d'écrit...

Personnellement, voilà un petit bout de mon histoire.
Comme tous les jeunes, j'ai eu tendance à mener une vie de débauche durant les six derniers mois. C'est à dire que la fumette était monnaie courante, 3 à 4 pétards par jour n'était pas un chiffre étonnant, et que les "soirées" (compter deux à trois par semaine) étaient tous ce qu'il y a de plus pitoyables. En effet, en plus de consommation excessive de cannabis les doses d'alcool que nous ingérions auraient pu assommer un cheval (chaque soir 40 euros d'alcool fort en moyenne).
Nous sommes arrivé à ce résultat pour le moins pitoyable sans même sans rendre compte, au début on se retrouvait on rigolait on dansait sur de la musique merdique en buvant un verre ou deux sublimé d'un ou deux pétards, sans plus. Puis petit à petit, soirées après soirées, la seule chose qui nous importait était de se dévisser la tête.

Vous comparez, l'ancien, ces jeunes camarades à de la triste bétail, et en effet il en est ainsi.

Parce qu'au bon moment, et parce que mon petit ami m'a énormément aidé, j'ai dit adieu à cet univers. Mais aujourd'hui je souffre énormément, car mes amis eux ne se sont pas arrêtés là. Aujourd'hui le cannabis n'est qu'un plus, aujourd'hui c'est le LSD, la cc, et autre trips qui gèrent leurs soirées, et je les perds.

On dit qu'un chagrin d'amitié est plus difficile à vivre qu'un chagrin d'amour et c'est vrai. Mais si ce chagrin d'amitié est engendré par une chose si stupide que la drogue, c'est encore plus difficile à accepter.
 

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